Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Dans la première partie écrite à postériori, Raymond Queneau s’amuse à donner vie à Sally Mara en lui créant un journal intime. Ici, pas de morts, mais le même esprit coquin s’amusant d’une jeune fille d’une grande candeur entourée de vieux lubriques.Journal intime de Sally MaraPuis c’est au tour de Gertie Girdle de passer à la moulinette dans cette histoire de bureau de poste assiégé par des révolutionnaires irlandais rapidement dépassés par les événements. Une histoire qui tient toute seule, très drôle et coquine. Un petit chef d’œuvre parodique.
On est toujours trop bon avec les femmes : Un roman irlandais de Sally Mara de Raymond QueneauFinalement, suivent quelques pages inutiles et pas très drôles de calambours et jeux de mots inaboutis. Zut, la fête était belle
Sally plus intime
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Journal intime
13 janvier
Il est parti.
Le bateau s'en va, soufflant sa fumée monotone sur l'écran du ciel. II siffle. Il suffoque. Il va. Et il emporte Monsieur Presle, mon professeur de langue française.
On est toujours trop bon avec les femmes : un roman irlandais de Sally Mara
- Dieu sauve le Roi ! s'écria l'huissier qui avait été valet de lord dans le Sussex pendant trente-six ans, puis son maître disparut dans le naufrage du Titanic sans laisser d'héritier, ni de sterling, pour entretenir le « kasseul », comme on dit de l'autre côté du canal Saint-George.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) On est toujours trop bon avec les femmes paraissait en 1947 sous la signature de Sally Mara. Ce récit burlesque et un peu salace d'une insurrection irlandaise fut suivi d'un second ouvrage, en 1950, le Journal intime de Sally Mara. Mais les mystifications littéraires n'ayant qu'un temps, on publia, en 1962, les Œuvres complètes de Sally Mara sous la signature de Raymond Queneau.
Dans ce troisième et dernier tome des aventures des gnomes, vont-ils réussir à rejoindre leur vaisseau ?Le grand livre des gnomes, tome 3 : Les aéronautes de Terry PratchettEt avec le même humour que dans les précédents, Terry Pratchett s’amuse avec eux pour mieux parler de nous : de nos religions (oui, curieux que cette trilogie ne soit pas bannie des écoles état-uniennes), de nos suivismes, sexismes, conflits et autres « petites humeurs »… Des gnomes semblables à des grenouilles d’Amérique du Sud vivant dans des arbres (des broméliacées, d’où le titre anglais, The Bromeliad) et n’en descendant jamais… qu’imaginent-elles du monde qui les entoure ?
Une trilogie de cosy-fantasy qui ravira les plus jeunes comme les grands avec un premier tome nettement en dessus du lot
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Aéroports : Un endroit où les gens se dépêchent et attendent.
Encyclopédie scientifique pour l'édification des jeunes gnomes curieux, par Angalo de Konfection
Transformez l'œil de votre imagination en objectif photographique.
Voici l'univers, une boule scintillante de galaxies. Il ressemble à un ornement de Noël accroché à un inconcevable sapin.
Repérez une galaxie...
Mise au point
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Décidément, les humains sont incorrigibles. Où que s'installent les gnomes ─ Le Grand Magasin, la carrière abandonnée... ─, on vient les embêter. Pourtant, il reste un espoir : le grand Vaisseau qui les a conduits sur Terre est toujours là, au-dessus du ciel, après quinze cents ans.
L'espace, c'est froid, ça manque d'air et c'est loin, surtout quand on est tout petit. Par chance, il y a en Floride un machin qui peut conduire les gnomes à bon port. Un satellite, ça s'appelle. Il suffit donc d'aller là-bas et de grimper discrètement dans ledit satellite.
Oui, mais c'est où, la Floride ? On y va comment ?
Bah ! Quand on a volé un camion... pourquoi ne pas emprunter ce drôle de camion doté d'un nez pointu et de deux ailes ? Le Concorde, ça s'appelle.
Bon, allez, c'est reparti mon riquiqui, attachez vos ceintures !
Ce deuxième tome faiblit un peu. L’effet de surprise est probablement passé. De plus, tout ceci ressemble clairement à un chapitre de transition… vers plus haut encore ?Le grand livre des gnomes, tome 2 : Les terrassiers de Terry PratchettUne histoire toujours rigolote avec des petits personnages aussi attachants que leurs défauts
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) I. En ce temps-là se passèrent d'étranges Merveilles : l'Air s'agitait de cruelle façon, la Température du Ciel s'amenuisait et, certains matins, le Dessus des Flaques devenait Dur et Froid.
II. Et les gnomes s'ébahirent: Quel est ce prodige
La Gnomenclature, Profils de Carrière, Versets I-II
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Après les péripéties du Grand Exode (qui suivit la démolition du Grand Magasin), les gnomes pensaient vivre tranquilles et heureux, installés dans leur carrière abandonnée à flanc de colline.
Mais la situation change brusquement : la température baisse, du ciel tombent des gouttes et les flaques d'eau deviennent dures, craquantes et glissantes. Bref, l'hiver approche.
Et pour tout compliquer, ces idiots d'humains ont décidé de rouvrir la carrière. Que faire ? Quand on mesure dix centimètres de haut et qu'on vit dix fois plus vite qu'un humain, on n'est pas de taille à repousser de tels envahisseurs.
Heureusement, les gnomes ont peut-être sur la colline un allié de poids : Jekub, le terrible dragon qui sommeille là depuis la construction du Monde...
Si cette histoire de petits gnomes vivant dans un grand magasin peut paraître gentillette au premier abord, elle m’a semblé bien plus profonde que ça. Et comme nombre de très bons livres «jeunesse » elle délivre des messages bien plus aiguisés qu’en apparence.Le grand livre des gnomes, tome 1 : Les camionneurs de Terry PratchettCar ces petits personnages crédules, suivistes, sexistes, égocentriques, naïfs, manipulateurs-manipulés à la foi absolue dans dans une surréaliste religion magique… nous ressemblent fortement.
Et ce n’en est que plus drôle, tout en nous invitant, bien malgré nous, à un petit poil d’introspection collective
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Voici l'histoire du Retour à la Maison.
L'histoire du Chemin Critique.
L'histoire du camion qui rugit à travers la cité endormie pour débouler sur les routes de campagne, démolissant les réverbères sur son passage, zigzaguant d'un trottoir à l'autre, fracassant les vitrines des magasins, pour s'arrêter enfin quand la police le prit en chasse. Et quand les humains stupéfaits regagnèrent leur voiture en annonçant : « Hé, écoutez, vous m'entendez ? Y a pas de conducteur à bord ! » cela devint l'histoire du camion qui redémarra, abandonna les humains médusés et s'évanouit dans la nuit.
Mais l'histoire ne s'est pas arrêtée là.
Elle n'a pas commencé là, non plus.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Au commencement, Arnold Frères (fond. 1905) créa le Grand Magasin. Et Arnold Frères (fond. 1905) vit que cela était bon... »
Ce ne sont pas les gnomes établis là depuis des générations qui diront le contraire. Climatisation, moquette et nourritures terrestres à profusion... On trouve de tout chez Arnold Frères, il suffit de le chaparder à ces balourds d'humains !
Mais une terrible nouvelle va fracasser cette existence paradisiaque : le Grand Magasin doit être démoli.
Que faire ? Fuir vers le Dehors ? Mais est-ce que ça existe seulement, le Dehors ? Et peut-on s'y rendre en camion ? Si oui, comment passer les vitesses quand on ne mesure que dix centimètres de haut ?
Le roman à message est un art difficile, si les ficelles sont trop grosses : ça ne passe pas. Et là, comment dire… elles sont énormes, des câbles de télécabines ! Et pourtant, c’est plutôt bien foutu et je me suis laissé séduire (pas même coupable) comme par un bon film de Noël. Cucul : new rom-com de Camille Emmanuelle
Alors, oui : le livre porte très bien son titre !
Un livre à conseiller les yeux fermés à tous les ados et même aux plus grand-e-s !
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Tout a été bouleversé dans ma vie, mais rien n'a changé dans cette pièce. Mêmes fauteuils classiques en cuir noir, même plante suspendue toujours impeccablement verte, même grand pictogramme chinois encadré, face à moi. J'ai arrêté la thérapie depuis plus d'un an, assez fière de n'avoir plus besoin de béquille pour avancer dans l'existence. Pourtant, en cette belle matinée d'avril, je me sens soulagée d'être de nouveau installée dans ce fauteuil face à ma psy.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Il est sa création. Elle ne sera pas sa créature.
Le jour, Marie Couston est prof de français contractuelle dans un lycée. La nuit, elle écrit sous pseudo de la romance érotique. Mais lorsque son éditrice exige qu'elle abandonne ses romans cucul pour de la dark romance, Marie voit rouge. En clair, on lui demande de rendre sexy des violences conjugales et sexuelles... Sans regret, et un peu saoule, Marie décide de tuer son personnage principal avant de s'endormir.
Au réveil, elle n'en croit pas ses yeux : un inconnu est assis sur son canapé. L'homme, très beau dans son costume sur mesure hors de prix, lui explique alors le plus sérieusement du monde qu'il est James Cooper, le mâle alpha de sa romance et de ses fantasmes...
Hilarante et engagée, la comédie romantique que vous attendiez, sans savoir que vous l'attendiez.
Tous les contes y passent, Blanche-Neige, les petits cochons, le haricot magique de Jack, des loups, des princes, des citrouilles, des maisons en massepain, pommes et crapauds et j’en oublie et plus encore. Le tout dans une soupe magique pour un résultat gignolesque et hilarant. Les contes palpitants des 7 ours nains de Émilie Bravo
Le dessin est magnifique et les contes tournés en dérision en deviennent bien plus contemporains. Une bande dessinée qui permet d’une bien drôle de façon de détricoter bien des clichés un peu moisis, un peu vieillis
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Il était une fois sept ours nains qui travaillaient dur dans les mines de sel. Un soir qu'ils rentraient à la maison fourbus, ne souhaitant que deux choses :
La ! la ! la ! Manger !!
La ! la ! la ! Dormir !!
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Réunit :
Boucle d'or et les sept ours nains
La faim des sept ours nains
La belle aux ours nains
Mais qui veut la peau des ours nains ?
Quand un prince s'appelle Boucle d'Or et que les ours ne sont pas trois mais sept, c'est compliqué mais on s'en sort.
Quand un chat aux bottes fourrées sonne à la porte des sept ours en question, ça n'arrange pas tellement nos histoires, mais bon...
Quand l'un de nos ours part chercher un prince pour une enquiquineuse de princesse en détresse, n'en parlons pas...
Quand une nouvelle princesse s'invite en coloc avec une peau d'âne mort sur la tête, c'est la déconfiture.
Héros timbrés, héroïnes foldingues, monstres ridicules...
L'univers des ours nains réuni en une compilation intégrale.
Visiblement, Joseph Incardona s’est bien amusé à écrire cette Lonely Betty… Et c’est très réussi !
Lonely Betty de Joseph Incardona et illustrations de Thomas Ott
Une sorte de parodie de roman noir un peu curieuse avec une centenaire qui aurait des révélations à faire sur le triple meurtre d’enfants disparus 54 ans plus tôt.
Une drôle de nouvelle où l’on croise par ordre d’apparition :
Mike Dougladis (chauffeur de camion), Robert Kawzcinsky (maire), Jesus Christ (notre sauveur), Sarah Marcupanni (38 ans), Elisabeth Zelda (Betty) Holmes (99 ans), Savannah Simpson (compagne secrète de Sarah et gardienne de la prison d’Augusta), Rachel Bloom (fleuriste), Maurituus (chien), Helmut Schweinsteiger (docteur), cette salope de Miranda, Junior Bonner (l’ex), Jim Beam (bourbon), John Markham (shérif à la retraite), Marvin (petit fils de John), Laureen Markham (fille de John), James Sullivan (barman au Funny Throat), un infirmier asiatique (N’guyen), Tom Collins (un collègue), les parents de Tom, Malik Oblomov (colonel-instructeur), Sally Duchaussois (infirmière en chef), Mister Proper, Ingrid Duchaussois (jeune élève propre et studieuse), Linda Horowitz (élève à bleus), Henri (petit), Rooney (et sa petite bite), Mélanie Smith (coroner), Charles Saroyan (médecin légiste), Julie Fergusson (morte), David Bloom (le frère de la fleuriste), Richard Marlowe (directeur), Brahms (compositeur), Julian Pesci (photographe), le révérend Goldworthy, Elvis (chanteur), Nora (femme de John), Freddy Krueger (himself), Jack Daniel’s (whisky), les frères Harris (Peter, Georges et Ellis), Stephen (le quatrième enfant devenu grand), Jimmy et Igor (qui mangent des sandwichs), l’agent Withaker (agent), Jennifer Van Dine et ses parents (qui se rongent les sangs), le pape Wojtyla (pape), Magda (la vieille tante foldingue), Falkner (dans le titre), les trois petits cochons, Carrie (jeune) ou Dolores, Mozart (compositeur), Steve Mingus (lieutenant), Bela Lugosi (I love him), Tabitha (femme de Stephen), Alexandre Dumas (écrivain), Columbo (de mes deux) et Dolores Claiborne.
J’espère n’avoir oublié personne !
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) C’était un dimanche, la veille de Noël. En moins de douze heures, le chasse-neige était déjà passé six fois sur le tronçon de la Route 9 traversant Durham.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Dans une petite ville du Maine, la veille de Noël, toute la communauté s'apprête à célébrer les cent ans de Betty Holmes, l'ancienne institutrice. À la stupeur générale, en ce jour de fête, Miss Holmes fait des révélations surprenantes sur une mystérieuse disparition vieille de soixante ans et sur un de ses anciens élèves devenu célèbre. Betty ne verra pas Noël...
Joseph Incardona pastiche le roman noir, s'amuse de tous les clichés du genre et, par une habile pirouette, cette parodie devient hommage
Voilà bien une grosse merdouille qui ne vaut que pour ce qu’elle est : le premier San Antonio paru.
Réglez-lui son compte ! : Les révélations de San Antonio de San-Antonio (Frédéric Dard)
Raciste, misogyne, franchouillard, sexiste, mégalo, alcoolique, violent, xénophobe… Voilà de l’humour bien difficile à avaler aujourd’hui.
Tout ça pour deux petites histoires (réunies dans ce premier volume) plates et inconsistantes au scénario cousu d’un fil aussi blanc que les neiges éternelles de l’Antarctique.
Et pourtant, de ce petit machin un peu merdique va naître une des série policière au langage le plus créatif, truculent et invraisemblable qu’a connu la francophonie… on y devine déjà les prémices
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Si un jour votre grand-mère vous demande le nom du type le plus malin de la Terre, dites-lui sans hésiter une paire de minutes que le gars en question s'appelle San Antonio. Et vous pourrez parier une douzaine de couleuvres contre le dôme des Invalides que vous avez mis dans le mille ; parce que je peux vous garantir que la chose est exacte étant donné que le garçon en question c'est moi.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Ami lecteur, il faut un début à tout. Tu me diras : quand on a lu la Bible, on sait comment ça se passe... Une petite pomme à l'apéro, de chouettes pépées en tenue d'Ève, et toute l'affaire qui capote façon grandiose. D'accord, coco.
Mais il y a genèse et genèse. Numéro 1 et numéro 1. Dans ce que t'as entre les pognes, il y a des hôtesses de l'air et des gros calibres, des pigeons voyageurs et de l'espionnage international. Ça vous a quand même une autre tronche, non ? C'est même plus un début, c'est du patrimoine ! »
Voici le premier titre des aventures du célèbre commissaire, paru pour la toute première fois en 1949.
Signé : l'éditeur, et fier de l'être
Convoquant Fabcaro à l’écriture et Eric Judor à l’écran ainsi qu’une cracapétée de comédiens, Nathalie Fiszman propose un roman photo drôle et absurde, foisonnant de perruques et de mauvais gout vestimentaire.
Guacamole vaudou de Nathalie Fitzman
On y retrouve heureusement Clémentine Mélois qui nous avait régalée avec un roman photo à l’humour bien plus aiguisé ! (Et si vous appréciez Clémentine, dans un tout autre genre elle partage son amour de la lecture dans Dehors la tempête et c’est magnifique !)
Allez, ne boudons pas le plaisir de sourire
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Dans ce roman-photo, un employé de bureau sans envergure connaît un succès fulgurant après avoir suivi un stage de vaudou avec le gourou Jean-Claude
C’est comme un roman photo avec les même couleurs dégueu qui bavent (même si Clémentine y est quand même allé un peu fort avec la bavure), les fonds studio, les coupes de cheveux seventies-eighties, les pattes d’ef’ au moules burnes blancs, les hommes à barbes et moustaches et les accessoires pourritch.
Les six fonctions du langage de Clémentine Mélois
Changent juste les textes, les mots, le verbe, le style et les fonctions du langage ! Et l’ordre et tout ça, tout ça… pour le plus grand plaisir des chanteurs de variété, Bourdieux, Nietzsche, Wittgenstein, la maman de Clémentine, tonton Dédé et Fifi le lutin farceur…
Un bonheur d’humour absurde, un grand détournement à l’américaine, une parodie indispensable !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Des mots de l'action de la lascivité du suspense
Tellement réaliste qu'on peut presque toucher les larmes