Le grand livre des gnomes, tome 3 : Les aéronautes

Dans ce troisième et dernier tome des aventures des gnomes, vont-ils réussir à rejoindre leur vaisseau ?

Longtemps après, quand Masklinn écrivit l'histoire de sa vie, il raconta qu'aucun vol n'était plus rapide, plus haut et plus terrifiant que celui des oies sauvages.
 - Hé là, ça ne va pas! s'étonnèrent les gens. Masklinn, tu nous as déjà dit que l'avion volait si vite qu'il dépassait le son, et si haut qu'il n'était environné de bleu.
Et il répondit :
 - Justement. Il allait si vite qu'on ne savait pas qu'il allait vite; il volait si haut qu'on ne voyait plus qu'il était haut. Ça se passait comme ça, c'est tout. Et le Concorde ressemblait à un objet conçu pour voler. Quand il était par terre, il avait un peu l'air d'être perdu.
Mais les oies, par contre, avaient l'aérodynamisme d'un oreiller de série. Elles ne roulaient pas avant de s'envoler et de se rire des nuages, comme l'avion.
Le grand livre des gnomes, tome 3 : Les aéronautes de Terry Pratchett
Et avec le même humour que dans les précédents, Terry Pratchett s’amuse avec eux pour mieux parler de nous : de nos religions (oui, curieux que cette trilogie ne soit pas bannie des écoles état-uniennes), de nos suivismes, sexismes, conflits et autres « petites humeurs »…
Science : Une façon de comprendre les choses et ensuite de les faire fonctionner. La Science explique ce qui se passe tout le temps autour de nous. La religion aussi, mais la science marche mieux, parce qu'elle trouve des excuses plus crédibles quand elle se trompe. La Science est beaucoup plus répandue qu'on ne le croit en général.
Encyclopédie scientifique pour l'édification des jeunes gnomes curieux, par Angalo de KonfectionDes gnomes semblables à des grenouilles d’Amérique du Sud vivant dans des arbres (des broméliacées, d’où le titre anglais, The Bromeliad) et n’en descendant jamais… qu’imaginent-elles du monde qui les entoure ?

Une trilogie de cosy-fantasy qui ravira les plus jeunes comme les grands avec un premier tome nettement en dessus du lot

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Aéroports : Un endroit où les gens se dépêchent et attendent.
Encyclopédie scientifique pour l'édification des jeunes gnomes curieux, par Angalo de Konfection

Transformez l'œil de votre imagination en objectif photographique.
Voici l'univers, une boule scintillante de galaxies. Il ressemble à un ornement de Noël accroché à un inconcevable sapin.
Repérez une galaxie...
Mise au point


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Décidément, les humains sont incorrigibles. Où que s'installent les gnomes ─ Le Grand Magasin, la carrière abandonnée... ─, on vient les embêter. Pourtant, il reste un espoir : le grand Vaisseau qui les a conduits sur Terre est toujours là, au-dessus du ciel, après quinze cents ans.
L'espace, c'est froid, ça manque d'air et c'est loin, surtout quand on est tout petit. Par chance, il y a en Floride un machin qui peut conduire les gnomes à bon port. Un satellite, ça s'appelle. Il suffit donc d'aller là-bas et de grimper discrètement dans ledit satellite.
Oui, mais c'est où, la Floride ? On y va comment ?
Bah ! Quand on a volé un camion... pourquoi ne pas emprunter ce drôle de camion doté d'un nez pointu et de deux ailes ? Le Concorde, ça s'appelle.
Bon, allez, c'est reparti mon riquiqui, attachez vos ceintures !

Le grand livre des gnomes, tome 2 : Les terrassiers

Ce deuxième tome faiblit un peu. L’effet de surprise est probablement passé. De plus, tout ceci ressemble clairement à un chapitre de transition… vers plus haut encore ?

Lorsque Masklinn revint, Gurder et Angalo se disputaient âprement.
Il n'essaya même pas d'intervenir. Il posa simplement le Truc par terre et s'assit à côté, pour les regarder faire.
Curieux, ce besoin de se disputer, chez les gens. Tout le secret de l'affaire était de ne pas écouter ce que l'autre avait à dire, avait constaté Masklinn.
Sur ce chapitre, Gurder et Angalo étaient des experts.
Le grand livre des gnomes, tome 2 : Les terrassiers de Terry Pratchett
Une histoire toujours rigolote avec des petits personnages aussi attachants que leurs défauts

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
I. En ce temps-là se passèrent d'étranges Merveilles : l'Air s'agitait de cruelle façon, la Température du Ciel s'amenuisait et, certains matins, le Dessus des Flaques devenait Dur et Froid.
II. Et les gnomes s'ébahirent: Quel est ce prodige
La Gnomenclature, Profils de Carrière, Versets I-II


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Après les péripéties du Grand Exode (qui suivit la démolition du Grand Magasin), les gnomes pensaient vivre tranquilles et heureux, installés dans leur carrière abandonnée à flanc de colline.
Mais la situation change brusquement : la température baisse, du ciel tombent des gouttes et les flaques d'eau deviennent dures, craquantes et glissantes. Bref, l'hiver approche.
Et pour tout compliquer, ces idiots d'humains ont décidé de rouvrir la carrière. Que faire ? Quand on mesure dix centimètres de haut et qu'on vit dix fois plus vite qu'un humain, on n'est pas de taille à repousser de tels envahisseurs.
Heureusement, les gnomes ont peut-être sur la colline un allié de poids : Jekub, le terrible dragon qui sommeille là depuis la construction du Monde...

Le grand livre des gnomes, tome 1 : Les camionneurs

Si cette histoire de petits gnomes vivant dans un grand magasin peut paraître gentillette au premier abord, elle m’a semblé bien plus profonde que ça. Et comme nombre de très bons livres «jeunesse » elle délivre des messages bien plus aiguisés qu’en apparence.

III. Or Arnold Frères (fond. 1905) dit : que les Annonces soient, afin que nul en cette enceinte n'ignore la Conduite adéquate à tenir dans le Grand Magasin.
IV. Sur l'Escalier qui Bouge, qu'un panneau proclame : Animaux domestiques et Landaus doivent être tenus dans les bras.
V. Et grand fut le Courroux d'Arnold Frères (fond. 1905), car beaucoup ne tenaient dans leurs bras ni Animaux Domestiques ni Landaus.
VI. Sur les Ascenseurs, qu'un Panneau proclame : Capacité : dix Personnes.
VII. Et grand fut le Courroux d'Arnold Frères (fond. 1905), car maintes fois les Ascenseurs ne transportaient qu'une ou deux Personnes.
VIII. Et Arnold Frères (fond. 1905) déclara : en Vérité, je vous le dis, les Humains sont des sots, qui n'entendent point le Langage le plus clair.
La Gnomenclature, Règlements, Versets III-VIII
Le grand livre des gnomes, tome 1 : Les camionneurs de Terry Pratchett
Car ces petits personnages crédules, suivistes, sexistes, égocentriques, naïfs, manipulateurs-manipulés à la foi absolue dans dans une surréaliste religion magique… nous ressemblent fortement.

Et ce n’en est que plus drôle, tout en nous invitant, bien malgré nous, à un petit poil d’introspection collective

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Voici l'histoire du Retour à la Maison.
L'histoire du Chemin Critique.
L'histoire du camion qui rugit à travers la cité endormie pour débouler sur les routes de campagne, démolissant les réverbères sur son passage, zigzaguant d'un trottoir à l'autre, fracassant les vitrines des magasins, pour s'arrêter enfin quand la police le prit en chasse. Et quand les humains stupéfaits regagnèrent leur voiture en annonçant : « Hé, écoutez, vous m'entendez ? Y a pas de conducteur à bord ! » cela devint l'histoire du camion qui redémarra, abandonna les humains médusés et s'évanouit dans la nuit.
Mais l'histoire ne s'est pas arrêtée là.
Elle n'a pas commencé là, non plus.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Au commencement, Arnold Frères (fond. 1905) créa le Grand Magasin. Et Arnold Frères (fond. 1905) vit que cela était bon... »
Ce ne sont pas les gnomes établis là depuis des générations qui diront le contraire. Climatisation, moquette et nourritures terrestres à profusion... On trouve de tout chez Arnold Frères, il suffit de le chaparder à ces balourds d'humains !
Mais une terrible nouvelle va fracasser cette existence paradisiaque : le Grand Magasin doit être démoli.
Que faire ? Fuir vers le Dehors ? Mais est-ce que ça existe seulement, le Dehors ? Et peut-on s'y rendre en camion ? Si oui, comment passer les vitesses quand on ne mesure que dix centimètres de haut ?

Cucul : new rom-com

Le roman à message est un art difficile, si les ficelles sont trop grosses : ça ne passe pas. Et là, comment dire… elles sont énormes, des câbles de télécabines ! Et pourtant, c’est plutôt bien foutu et je me suis laissé séduire (pas même coupable) comme par un bon film de Noël.

- « Je sentis un souffle près de mes épaules dénudées », c'est mieux. Il ne va pas l'embrasser tout de suite.
- Oui, bien sûr, vous avez raison. C'est un de mes défauts, je veux souvent aller trop vite quand j'écris. Surtout les scènes un peu cul. Je voudrais être auteure de haïkus de cul. « Il la doigta / Elle jouit / C'était sympa », hahaha.
James ne captait pas la référence, mais il sourit.
- Ce serait décevant pour les lectrices. Reprenons. Je sentis un souffle près de mes épaules dénudées et tressaillis de peur.
- N'ayez crainte, Beverley, je ne vais rien vous faire, vous ne me plaisez pas, vous êtes juste là pour poser pour moi.
Quelle enflure ! Lui non plus ne me plaisait pas, qu'est-ce qu'il croyait !
- Je suis obligé de dire des trucs méchants comme ça ? me demanda James.
- Ah oui, et ce n'est que le début. Vous êtes un beautiful connard, je vous le rappelle.
Cucul : new rom-com de Camille Emmanuelle

Alors, oui : le livre porte très bien son titre !

Pourtant, en reprenant la même thématique, Camille Emmanuelle propose ici une mise en abyme de son excellente Lettre à celle qui lit mes romances érotiques et qui devrait arrêter tout de suite. Un message d’autant plus pertinent aujourd’hui, avec la mode (franchement questionnable) de la dark romance chez les adolescentes.

Sus aux stéréotypes mascu avec Cucul !

Un livre à conseiller les yeux fermés à tous les ados et même aux plus grand-e-s !

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Tout a été bouleversé dans ma vie, mais rien n'a changé dans cette pièce. Mêmes fauteuils classiques en cuir noir, même plante suspendue toujours impeccablement verte, même grand pictogramme chinois encadré, face à moi. J'ai arrêté la thérapie depuis plus d'un an, assez fière de n'avoir plus besoin de béquille pour avancer dans l'existence. Pourtant, en cette belle matinée d'avril, je me sens soulagée d'être de nouveau installée dans ce fauteuil face à ma psy.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Il est sa création. Elle ne sera pas sa créature.

Le jour, Marie Couston est prof de français contractuelle dans un lycée. La nuit, elle écrit sous pseudo de la romance érotique. Mais lorsque son éditrice exige qu'elle abandonne ses romans cucul pour de la dark romance, Marie voit rouge. En clair, on lui demande de rendre sexy des violences conjugales et sexuelles... Sans regret, et un peu saoule, Marie décide de tuer son personnage principal avant de s'endormir.

Au réveil, elle n'en croit pas ses yeux : un inconnu est assis sur son canapé. L'homme, très beau dans son costume sur mesure hors de prix, lui explique alors le plus sérieusement du monde qu'il est James Cooper, le mâle alpha de sa romance et de ses fantasmes...

Hilarante et engagée, la comédie romantique que vous attendiez, sans savoir que vous l'attendiez.

Les contes palpitants des 7 ours nains

Génial !

Tous les contes y passent, Blanche-Neige, les petits cochons, le haricot magique de Jack, des loups, des princes, des citrouilles, des maisons en massepain, pommes et crapauds et j’en oublie et plus encore. Le tout dans une soupe magique pour un résultat gignolesque et hilarant.

Les contes palpitants des 7 ours nains de Émilie Bravo

Le dessin est magnifique et les contes tournés en dérision en deviennent bien plus contemporains. Une bande dessinée qui permet d’une bien drôle de façon de détricoter bien des clichés un peu moisis, un peu vieillis

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Il était une fois sept ours nains qui travaillaient dur dans les mines de sel. Un soir qu'ils rentraient à la maison fourbus, ne souhaitant que deux choses :
La ! la ! la ! Manger !!
La ! la ! la ! Dormir !!


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Réunit :
Boucle d'or et les sept ours nains
La faim des sept ours nains
La belle aux ours nains
Mais qui veut la peau des ours nains ?

Quand un prince s'appelle Boucle d'Or et que les ours ne sont pas trois mais sept, c'est compliqué mais on s'en sort.
Quand un chat aux bottes fourrées sonne à la porte des sept ours en question, ça n'arrange pas tellement nos histoires, mais bon...
Quand l'un de nos ours part chercher un prince pour une enquiquineuse de princesse en détresse, n'en parlons pas...
Quand une nouvelle princesse s'invite en coloc avec une peau d'âne mort sur la tête, c'est la déconfiture.
Héros timbrés, héroïnes foldingues, monstres ridicules...
L'univers des ours nains réuni en une compilation intégrale.

Lonely Betty

Visiblement, Joseph Incardona s’est bien amusé à écrire cette Lonely Betty… Et c’est très réussi !

Alors que le coroner Mélanie Smith et le médecin légiste Charles Saroyan habillaient leurs enfants - un cas typique de couple s'étant formé au sein d'une activité professionnelle commune, la drague au boulot, un gain de temps considérable - pour aller assister à la messe du soir dans la petite église en bois mal isolée de Durham, afin de célébrer la nativité de Jésus-Christ-Notre-Sauveur, John Markham donna sa fiole à Betty Holmes qui but une lampée après avoir éteint sa cigarette. Jamais faire deux choses à la fois, telle était sa devise et elle s'y tenait encore strictement.
 - T'as toujours eu de la bonne gnole là-dedans, John.
Lonely Betty de Joseph Incardona et illustrations de Thomas Ott

Une sorte de parodie de roman noir un peu curieuse avec une centenaire qui aurait des révélations à faire sur le triple meurtre d’enfants disparus 54 ans plus tôt.

Ce ne furent ni Sally ni N'guyen qui découvrirent le corps inerte de Betty Holmes gisant par terre au pied de la fenêtre mais une auxiliaire de service n'ayant pas encore de badge épinglé à son tablier. La semaine précédente, lors du stage hebdomadaire de formation continue, la jeune fille avait appris que si une telle situation venait à se présenter, il fallait: a) ne pas paniquer, b) vérifier le pouls de la victime, c) alerter d'urgence (et en toute discrétion) le ou la chef(fe) de service. Voyant Betty Holmes au sol, les yeux grands ouverts fixant le vide avec une expression de terreur, la jeune infirmière passa allègrement sur les points a) et b) et se précipita dans le couloir en hurlant.

Une drôle de nouvelle où l’on croise par ordre d’apparition :
Mike Dougladis (chauffeur de camion), Robert Kawzcinsky (maire), Jesus Christ (notre sauveur), Sarah Marcupanni (38 ans), Elisabeth Zelda (Betty) Holmes (99 ans), Savannah Simpson (compagne secrète de Sarah et gardienne de la prison d’Augusta), Rachel Bloom (fleuriste), Maurituus (chien), Helmut Schweinsteiger (docteur), cette salope de Miranda, Junior Bonner (l’ex), Jim Beam (bourbon), John Markham (shérif à la retraite), Marvin (petit fils de John), Laureen Markham (fille de John), James Sullivan (barman au Funny Throat), un infirmier asiatique (N’guyen), Tom Collins (un collègue), les parents de Tom, Malik Oblomov (colonel-instructeur), Sally Duchaussois (infirmière en chef), Mister Proper, Ingrid Duchaussois (jeune élève propre et studieuse), Linda Horowitz (élève à bleus), Henri (petit), Rooney (et sa petite bite), Mélanie Smith (coroner), Charles Saroyan (médecin légiste), Julie Fergusson (morte), David Bloom (le frère de la fleuriste), Richard Marlowe (directeur), Brahms (compositeur), Julian Pesci (photographe), le révérend Goldworthy, Elvis (chanteur), Nora (femme de John), Freddy Krueger (himself), Jack Daniel’s (whisky), les frères Harris (Peter, Georges et Ellis), Stephen (le quatrième enfant devenu grand), Jimmy et Igor (qui mangent des sandwichs), l’agent Withaker (agent), Jennifer Van Dine et ses parents (qui se rongent les sangs), le pape Wojtyla (pape), Magda (la vieille tante foldingue), Falkner (dans le titre), les trois petits cochons, Carrie (jeune) ou Dolores, Mozart (compositeur), Steve Mingus (lieutenant), Bela Lugosi (I love him), Tabitha (femme de Stephen), Alexandre Dumas (écrivain), Columbo (de mes deux) et Dolores Claiborne.

J’espère n’avoir oublié personne !

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
C’était un dimanche, la veille de Noël. En moins de douze heures, le chasse-neige était déjà passé six fois sur le tronçon de la Route 9 traversant Durham.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Dans une petite ville du Maine, la veille de Noël, toute la communauté s'apprête à célébrer les cent ans de Betty Holmes, l'ancienne institutrice. À la stupeur générale, en ce jour de fête, Miss Holmes fait des révélations surprenantes sur une mystérieuse disparition vieille de soixante ans et sur un de ses anciens élèves devenu célèbre. Betty ne verra pas Noël...

Joseph Incardona pastiche le roman noir, s'amuse de tous les clichés du genre et, par une habile pirouette, cette parodie devient hommage

Réglez-lui son compte ! : Les révélations de San Antonio

Voilà bien une grosse merdouille qui ne vaut que pour ce qu’elle est : le premier San Antonio paru.

Sur les femmes, je pourrais vous en écrire si long qu'un rouleau de papier peint ne me suffirait pas. 
Mais je ne suis pas de l'Académie française, et le blablabla psychologique n'est pas mon fort. Je vous assure que chez nous, aux services secrets, nous ne passons pas nos loisirs à lire des romans à la réglisse. Pour nous chanter le couplet sentimental il faut se lever de bonne heure, ça je vous le dis; et il serait plus facile de charmer un ménage de crocodiles avec des boniments de midinette que de nous faire tomber en pâmoison avec des histoires de clair de lune.
Réglez-lui son compte ! : Les révélations de San Antonio de San-Antonio (Frédéric Dard)

Raciste, misogyne, franchouillard, sexiste, mégalo, alcoolique, violent, xénophobe… Voilà de l’humour bien difficile à avaler aujourd’hui.

 — Allez, file, ordonne-t-elle durement à Bruno.
Une pépée me parlerait sur ce ton, moi, je commencerais par la poser à plat ventre sur mes genoux et je lui administrerais une fessée telle qu'elle ne pourrait pas s'asseoir sur autre chose que du duvet pendant douze ans.
Mais ce Bruno est une pauvre cloche et s'il croit savoir s'y prendre avec le beau sexe, il se goure vilain.
En matière de ce que vous pensez, avoir une belle gueugueule, ne suffit pas; un beau gosse sans volonté n'a jamais eu plus de succès auprès d'une femme que le génie de la Bastille. Et si je vous le dis, c'est que je le sais.

Tout ça pour deux petites histoires (réunies dans ce premier volume) plates et inconsistantes au scénario cousu d’un fil aussi blanc que les neiges éternelles de l’Antarctique.

Et pourtant, de ce petit machin un peu merdique va naître une des série policière au langage le plus créatif, truculent et invraisemblable qu’a connu la francophonie… on y devine déjà les prémices

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Si un jour votre grand-mère vous demande le nom du type le plus malin de la Terre, dites-lui sans hésiter une paire de minutes que le gars en question s'appelle San Antonio. Et vous pourrez parier une douzaine de couleuvres contre le dôme des Invalides que vous avez mis dans le mille ; parce que je peux vous garantir que la chose est exacte étant donné que le garçon en question c'est moi.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Ami lecteur, il faut un début à tout. Tu me diras : quand on a lu la Bible, on sait comment ça se passe... Une petite pomme à l'apéro, de chouettes pépées en tenue d'Ève, et toute l'affaire qui capote façon grandiose. D'accord, coco.
Mais il y a genèse et genèse. Numéro 1 et numéro 1. Dans ce que t'as entre les pognes, il y a des hôtesses de l'air et des gros calibres, des pigeons voyageurs et de l'espionnage international. Ça vous a quand même une autre tronche, non ? C'est même plus un début, c'est du patrimoine ! »

Voici le premier titre des aventures du célèbre commissaire, paru pour la toute première fois en 1949.
Signé : l'éditeur, et fier de l'être

Guacamole vaudou

Convoquant Fabcaro à l’écriture et Eric Judor à l’écran ainsi qu’une cracapétée de comédiens, Nathalie Fiszman propose un roman photo drôle et absurde, foisonnant de perruques et de mauvais gout vestimentaire.

Guacamole vaudou de Nathalie Fitzman

On y retrouve heureusement Clémentine Mélois qui nous avait régalée avec un roman photo à l’humour bien plus aiguisé !
(Et si vous appréciez Clémentine, dans un tout autre genre elle partage son amour de la lecture dans Dehors la tempête et c’est magnifique !)

Allez, ne boudons pas le plaisir de sourire

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Dans ce roman-photo, un employé de bureau sans envergure connaît un succès fulgurant après avoir suivi un stage de vaudou avec le gourou Jean-Claude

Les six fonctions du langage

C’est comme un roman photo avec les même couleurs dégueu qui bavent (même si Clémentine y est quand même allé un peu fort avec la bavure), les fonds studio, les coupes de cheveux seventies-eighties, les pattes d’ef’ au moules burnes blancs, les hommes à barbes et moustaches et les accessoires pourritch.

Les six fonctions du langage de Clémentine Mélois

Changent juste les textes, les mots, le verbe, le style et les fonctions du langage ! Et l’ordre et tout ça, tout ça… pour le plus grand plaisir des chanteurs de variété, Bourdieux, Nietzsche, Wittgenstein, la maman de Clémentine, tonton Dédé et Fifi le lutin farceur…

Un bonheur d’humour absurde, un grand détournement à l’américaine, une parodie indispensable !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Des mots de l'action de la lascivité du suspense

Tellement réaliste qu'on peut presque toucher les larmes

Manuel d’éducation punk

C’est court, très (trop) et hilarant de non sens, d’absurde et de punkitude

Manuel d’éducation punk, tome 1 : la visite au musée de Miriam Elia et Ezra Elia

Impossible de ne pas sourire et difficile de ne pas réfléchir avec ces désopilants pastiches des so-british Ladybird Key Words with Peter and Jane

3 tomes indispensables (le 4e vient de sortir) avec la visite au musée, la sortie en ville, l’école à la maison

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Après Journal d'Edward, hamster nihiliste, Myriam et Ezra Elia frappent encore, cette fois-ci avec une trilogie inspirée des « Ladybirds Grade Reader » – ces petits albums éducatifs qui ont bercé plusieurs générations outre-Manche. La « naïveté » et l'aspect vintage des illustrations et de la mise en page contrastent délicieusement avec l’humour noir distillé par le texte : vous tenez entre vos mains des ouvrages inclassables où se croisent l'esprit des Monty Python et les aventures de Martine dans une version revisitée à la sauce punk.

Vous souhaitez ouvrir l’imagination de vos enfants à la profondeur et à la beauté de l’art ? Vous êtes désireux de leur apporter un enseignement personnalisé, de qualité et fondé sur des critères objectifs ? Vous aimeriez leur expliquer en quoi l’espace public permet de mieux comprendre le fonctionnement de la société qui est la nôtre ?

Ces trois volumes (La visite au musée, La sortie en ville, L’école à la maison) vous permettront de passer de délicieux moments en famille, en joignant l’utile à l’agréable. Style décapant et absurdité garantis !