Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Une réappropriation de Pinocchio, pour en faire une jolie histoire. Mais juste une jolie histoire, c’est un peu juste. Justement.
L’arbre qui donna le bois dont on fit Pinocchio de Jean-Marie Gourio
Une jolie déception. Jolie, oui ! Mais décevante quand-même.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Giacomo, fils de menuisier, n'a connu depuis l'enfance que l'univers des jouets fabriqués par son père. Pour sauver l'entreprise familiale, il décide de se rendre dans le petit village de Collodi, en Toscane, où se trouverait l'arbre magique dont on fit Pinocchio. Une fois sur place, tout l'enchante : l'Italie, sa langue, son vin, ses femmes... Mais doit-il se fier au mystérieux inconnu qui lui promet de lui révéler son secret ? Et ce trésor qu'il convoite tant, existe-t-il vraiment ?
Découpé en petits chapitres, Permis C, c’est l’histoire de la xénophobie ordinaire, de l’enfance et de la découverte de la beauté et de la laideur. C’est l’histoire des petits, des poings dans la gueule et des premiers émois.
Permis C de Joseph Incardona
C’est rude et ça fait mal, mais Permis C vise juste! Juste à côté du permis de saisonnier.
La Suisse, pays d’accueil ? Une histoire d’il y a 40 ans mais toujours d’actualité, même si les origines et les raisons des migrations ont changé.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Une fois le train expulsé du tunnel, la voix du contrôleur a grésillé dans les haut-parleurs, prononçant une autre de ces phrases qui en disait bien davantage que son sens littéral, les phrases de la petite légende personnelle et immigrée qui mettaient un terme définitif aux vacances : Wir treffen in Brig ein. »
Permis C est mon livre le plus personnel. Je parle des bouleversements de l'enfance, je parle de ce que chacun de nous rencontre pour la première fois, ces épreuves qui nous déterminent. Car, tout est là, en nous, prêt à germer d'une façon ou d'une autre. En me remémorant ces années et en distordant le souvenir, j'ai enfin compris pourquoi je suis l'homme et l'écrivain que je ne cesse de devenir. Tout ça tient à très peu de chose : cet instant précis dans mon enfance où j'ai su que la vie est une tragédie qu'on est prêt à rejouer quoi qu'il arrive, pourvu que ça dure et que les jours nous soient cléments
Une construction remarquable pour un livre à quatre mains. Drôle et entrainant.
Meurtre aux poissons rouges de Carlo Lucarelli Andrea Camilleri
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Le corps d'un homme gît dans sa cuisine, un sac plastique sur la tête, deux petits poissons rouges à ses côtés. La scène se passe à Bologne. Aussitôt, l'enquêtrice Grazia Negro est dépêchée sur les lieux. En découvrant que la victime est originaire de Vigatà, elle contacte, dans le plus grand secret, son confrère sicilien Salvo Montalbano. Ce dernier accepte de l'aider, mais tous deux doivent se montrer discrets. Rien ne doit filtrer.
Par un savant jeu de ping-pong, les deux enquêteurs se tiennent informés de leurs avancées respectives par courrier, y joignant pièces à conviction, rapports de police, articles de presse, photos, le tout reproduit dans l'ouvrage. Progressivement, les pièces du puzzle se mettent en place...
La rencontre au sommet des deux plus grands noms du roman noir italien. Dans Meurtre aux poissons rouges, Andrea Camilleri et Carlo Lucarelli s'en donnent à coeur joie et ça se voit !