Passeur(s)

Passeur(s) raconte le voyage de clandestins originaires de Syrie, partis de Izmir en Turquie et souhaitant se rendre au Royaume-Uni. Il raconte la violence des passeurs, les conditions du transport et la soumission des migrants, totalement à la merci de leurs convoyeurs.

Passeur(s) de Damien Perez et Fréderic Loore, dessins et couleurs de Fernando Baldo
Un album violent, rude. Aux dessins froids et monochromes totalement raccords avec l’inhumanité de ce trafic.

Une belle réussite suivie d’un petit dossier explicatif sur la traite et le trafic d’êtres humains

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
─ Tu viens d'où, toi ?
─ De Sfireh, près d'Alep.
─ « De Sfireh, près d'Alep », Hein...
─ Mais putain de bouffon, va.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Payer des passeurs, c'est quand même plus simple. Surtout qu'ils font crédit. »

Cynique et désabusé, Awar convoie des migrants de la Syrie vers l'Angleterre, traversant une bonne partie de l'Europe. Lorsqu'Esrin, une jeune Kurde portant le foulard des combattantes YPJ, réveille en lui de sombres souvenirs, le passeur doit choisir. Renoncer à ce job lucratif pour sauver l'adolescente des mains d'un terrible mafieux ou museler son humanité ? Après tout, ça ne serait pas la première fois...

Fondé sur les enquêtes de terrain du journaliste Frédéric Loore, Passeur(s) offre un regard inédit et sans concession sur le trafic d'êtres humains vu à travers les yeux de ceux qui l'organisent.

Un récit oscillant entre violence, solidarité, quête de survie et espoir d'une nouvelle vie.

In limbo

In limbo raconte les difficultés d’une jeune immigrée coréenne aux États-Unis. Racisme, difficultés d’intégration et problèmes d’identité. A cela s’ajoute une mère culpabilisante aux injonctions toxiques. Un très bon cocktail pour préparer une dépression et une tentative de suicide.

In limbo de Deb JJ Lee, trad. de Léana Félix
Une histoire intime et sensible. Celle d’un parcours chaotique vers un épanouissement personnel et une relation mère-fille apaisée.Un album monochrome bleu pétrole très réussi avec un grain d’image qui apporte beaucoup douceur à cette autobiographie qui en manque cruellement

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je peux changer mon apparence.
Enfin, dans ma tête.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La famille de Deborah (Jung-Jin) a émigré de Corée du Sud aux États-Unis. Depuis ce jour, elle se sent différente. Comme si un monde la séparait des autres.

Enfant, elle a eu du mal à s'adapter. Elle n'arrivait pas à parler anglais. Des années plus tard, c'est tout l'inverse. Elle ne parle plus coréen. Elle tente de s'intégrer, mais rien ne va. Ses professeurs n'arrivent pas à prononcer son nom coréen. Son visage n'est pas comme celui des autres. Surtout ses yeux. Elle voudrait tout changer et être « normale ».

Aujourd'hui, Deb est au lycée, et tout est encore plus difficile. Ses amitiés changent, évoluent, se brisent. Elle n'arrive plus à suivre en cours. Les disputes avec sa mère dégénèrent. Elle est coincée dans les limbes, prisonnière du vide, sans le moindre refuge. Sa santé mentale s'effondre. Confrontée à une telle souffrance, elle tente de se suicider.

Mais Deb est forte. Elle veut guérir. Elle essaye. Chaque jour est une bataille. Pas à pas, elle tente de reconstruire son monde, grâce à l'art et à la psychothérapie. C'est en prenant soin de sa santé mentale, émotionnelle et physique qu'elle va renouer avec son héritage coréen. Un travail qui l'aidera à comprendre qui elle est.

Le parlement de l’eau

Ce parlement est une magnifique histoire d’eau.

Elle écoute un criquet faire crisser ses élytres. De légers bruits d'Eau attirent son regard vers le sable couvert de plantules aquatiques juste au bord de l'Étang. C'est une grenouille noire, minuscule, lustrée, jolie comme un bijou, qui saute au ras de l'Eau et, lui tournant le dos, reste immobile comme elle. Elle observe un rocher tout chevelu d'herbes longues, qui émerge de l'Eau à une brasse de distance. La lumière se reflète avec le ciel dans l'onde, le soleil se lève haut au-dessus des arbres qui protègent l'Étang de la vue des humains, pour éclairer la scène, éclabousse la surface de milliers d'éclats d'or. C'est alors que se pose sur un jonc devant elle, dressée face à l'Eau calme, irisant la lumière de ses ailes transparentes, une grande libellule d'un rouge éclatant.
Le parlement de l’eau de Wendy Delorme
Dans une écriture qui mêle l’épicène au fantastique, l’écologie à la poésie et le féminisme à l’environnement, Wendy Delorme parle avec l’eau. Dans une triple mise en abyme (qui nous guette), les fleuves, mers et étangs s’unissent à l’autrice et au futur pour écrire une histoire aussi tortueuse que l’Esprit qui pose tout ceci sur le papier.
 ─ Mais qu'est-ce qu'elle a, Esprit? demande Lagune, inquiète, brisant le silence de la salle des Grands flots. Voilà qu'elle s'est arrêtée subitement d'écrire.
 ─ Je ne sais pas, répond Torrent, soucieux, elle nous a laissées en plan sans explications.
 ─ Peut-être qu'elle a tout simplement besoin de repos, suggère Nappe.
 ─ Non, je ne pense pas, répond Rivière, je vous rappelle qu'elle vit pour l'écriture. Je ne la vois pas arrêter, sauf en cas de dépression.
 ─ Il ne manquerait plus que ça... une déprime, murmure Marais salant, elle en a fait une à l'automne dernier, et ça l'a bloquée pendant des mois.
 ─ Non, ça ne lui ressemble pas, une dépression en plein été, réfléchit Lagune, chez elle c'est saisonnier, durant les mois où la lumière baisse.
 ─ On est en plein pic de canicule à Lyon, là, depuis quelques jours, elle a peut-être une crise d'éco-anxiété ? argumente Marais.
 ─ Vous allez arrêter, avec vos trucs de bobo ? s'énerve Rivière. L'éco-anxiété c'est vraiment un phénomène de citadins européens qui ont chaud mais peuvent encore prendre des douches et boire de l'Eau potable, pendant que les populations du Sud crèvent sous plus de quarante-cinq degrés.Un livre touchant juste, bousculant. Mais qui m’a plus d’une fois perdu dans ses longueurs

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
─ Delta est malade depuis des mois. Elle ne viendra pas.
─ Elle nous a fait parvenir un arrêt maladie ?
─ Je pense que ce n'est pas nécessaire. Vous avez constaté comme nous toutes ici l'extinction massive des anguilles, des palourdes. Elle pue la mort.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La Révolution, c’est de l’Eau… Sauver un cours d’Eau, aussi ténu soit-il, c’est un début pour sauver tout ce qui peut encore l’être.

Une romancière, qui croit au pouvoir de la littérature pour changer le réel, convoque en pensée des entités aquatiques : Fleuve, Mer, Océan, Crue, Ruisseau, Rivière, Cascade, Marais, Lac, Lagune… Celles-ci inventent une histoire sur la nécessité vitale de sauver le cycle de l’eau, faire barrage à la montée du fascisme, retisser les liens entre l’espèce humaine et le vivant.
Depuis le bassin versant du Rhône sur lequel elle enquête, Wendy Delorme nous propose un roman inspirant, où l’utopie l’emporte sur la dystopie.

Salut Ed

Ton parcours force le respect et l’admiration !

Pour ce qui est de tes écrits, je suis peut-être arrivé un peu tard et tu approchais déjà la centaine quand je t’ai connu.

Dans tes derniers livres je t’avais trouvé un peu gentil, mais peut-être était-ce à cause de ton sourire malicieux

Edgar Morin

Salut Edgar

S’entendre

Le cadavre grouillait de vie.

Woaw ! Quel incipit ! Quel Oxymort !

Le roman à message est un art périlleux. Si le propos est trop évident, c’en devient très vite niais et imbuvable. Mais ici, quelle réussite.

« Une orque a été blessée par un coup de feu ce matin. Un homme vient de s'en vanter au bar, photos à l'appui. On ne sait pas si l'animal a survécu. Juan »
Elle ferma les yeux. Le sang cognait dans ses tempes. Subitement, elle se leva, serra le poing et frappa de toutes ses forces sur son bureau, faisant décoller son ordinateur, ses notes, les stylos. Sa tasse remplie de thé alla s'écraser au sol. Sa main droite lui faisait mal. Pourtant elle continua à cogner. Encore. Sur le mur. Sur la porte de sa salle de bains. Elle frappait. La douleur lui remontait dans le coude. Des coups d'électricité lui parcouraient la nuque.
Elle frappa dans la vitre, qui éclata sous l'impact.
Elle s'arrêta net.
Des bris de verre ensanglantés jonchaient le sol. Son poing était rouge.
S’entendre de Guillaume Meurice
S’entendre est un vrai thriller, rythmé, avec du suspense dans une tension qui ne mollit pas de la première page jusqu’à cette fin qui évite le gros plongeon.

Au menu, des orques magnifiques, des personnages complexes et des grosses difficultés à s’entendre

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le cadavre grouillait de vie. Roxane distinguait à pré-sent nettement le ventre ouvert, infesté de petits asticots blanchâtres, duquel s'échappait un morceau d'intestin. Le visage était bouffi. La moitié de la bouche avait été arrachée. Le haut de l'épaule aussi, laissant entrevoir une partie saillante de la clavicule.
Sur cette plage pourtant battue par les vents, elle s'était arrêtée net. L'odeur l'empêchait d'avancer. Les vagues déferlaient.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Depuis quelques années, un groupe d'orques sauvages « attaque » des bateaux au large de l'Espagne. Roxane, jeune femme de vingt ans, fascinée par ces animaux depuis l'enfance, décide de rejoindre Tarifa pour observer de plus près ce mystérieux phénomène. Mais la découverte du corps d'un nageur sur une plage embrase la région et ravive les tensions entre pêcheurs et défenseurs de l'environnement.

Dans ce récit haletant, Guillaume Meurice explore nos difficultés à cohabiter avec nos congénères, mais aussi avec les autres espèces. Sans didactisme, il interroge la possibilité de se comprendre dans une société saturée de discours, et nous entraîne vers l'espoir d'un possible dialogue entre humains et cétacés.

2000 !

Le 9 juin 2013, je postais le premier article de ce blog. Treize ans plus tard, cet article en est le deux millième ! Jamais je n’aurais pensé ça lorsque je chroniquais le premier, La vie sexuelle des cannibales.

De toutes ces lectures (oui, les critiques forment l’immense majorité de ce blog), que retenir ? Quel livre emporter sur une île déserte, quel est le top 10, mes auteur-ice-s préféré-e-s, et les pires ? Hélas, je ne suis pas vraiment plus avancé aujourd’hui pour répondre à ça. Un jour c’est celui-là et demain ça sera certainement l’autre.

Mais voilà, 2000 articles, c’est cool !

Un violeur attentionné et délicat

Ce violeur attentionné et délicat est un véritable tour de force. Avoir réussi à tenir tout un roman sur un tel salopard qui s’ignore (ou feint-il seulement ?) est époustouflant. Jusqu’à la fin, on ose espérer qu’il ouvre les yeux, qu’il comprenne. Mais non, rien, aucun remords. Ahurissant ! Il semble tellement sur de son innocence. Pire encore, de sa bonté.

Durant des siècles, les mollahs n'avaient été que des pouilleux miséreux qui gagnaient leur vie en allant de maison en maison pour célébrer les mariages, prier et faire pleurer lors des deuils et des obsèques.
Ils avaient essayé de très nombreuses fois de sortir des mosquées et de s'emparer du pouvoir politique, en faisant toujours alliance avec les gauchistes.
Désormais, l'alliance rouge/noir/mafieux, ayatollahs communistes, communistes religieux et capitalistes mafieux, assis sur les mines d'or, sur les minerais rares et les puits du pétrole et de gaz, étaient les maîtres du pays.
Pour rien au monde ils n'étaient prêts à perdre le pouvoir.
Un violeur attentionné et délicat de Chahdortt Djavann
Un roman remarquable qui éclaire méchamment la condition de la femme en Iran et l’horreur de son système répressif et carcéral.

Mais aussi, un livre qui dérange et qui questionne le pouvoir et la masculinité, et ça… bien au-delà de l’Iran

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Mon grand-père était aveugle, ce qui ne l'empêchait pas de voir des tas de choses, y compris la fin du monde.
Il passait son temps, dès son réveil, à maudire l'humanité ; à prédire le déluge qui s'abattrait très prochainement et nous emporterait tous en enfer.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels », écrit depuis sa cellule un juge condamné à perpétuité après le renversement du régime.
Il nous raconte les souffrances de son enfance misérable, son éveil précoce à l’amour honteux et coupable, son adolescence en quête de martyr à la guerre, jouant avec nos émotions au point de susciter notre empathie.
Il reconnaît avoir condamné à mort des innocents mais se défend d’avoir violé les jeunes prisonnières : « Le viol me répugnait, j’avais besoin d’être admiré. Je courtisais les détenues et rendais hommage à leur féminité bafouée. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. »
Ce « violeur attentionné et délicat », qui se prend pour le « Talleyrand iranien », est-il un bouc-émissaire qui paie pour les horreurs d’un système dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience affichée trahit la profonde perversion ?
A vous, lectrices et lecteurs, de le juger…
Pour la première fois, un homme formé par les ayatollahs dévoile de l’intérieur la complexité sociale et politique d’un régime islamique de terreur et de torture qui a conditionné son destin comme celui d’une nation prise en otage.

Dans ce dixième roman au style tantôt féroce, tantôt poétique, Chahdortt Djavann crée un personnage qui marquera les esprits et la littérature.

Le buffle blanc

Dans cette fable, Vasudeva va connaitre devant l’injustice, une colère sanglante. Mais après bien des morts, que lui restera-t-il ?

Un jour, Vasudeva reprit son arc et son bâton. Autant rentrer chez lui, car aucun signe n'était venu lui montrer le chemin. Alors qu'il faisait ses adieux au Saint muré dans son mutisme, ce dernier posa sa vieille main sur le bras du jeune homme agité. Sa lourde voix dit : « Celui qui porte dans ses mains le pouvoir et la richesse trébuche. Et, dans sa chute, il fait verser le sang. Il ploie sous un poids, ses genoux chancellent, car il porte ce qui importe: la vie.
 ─ Et qui marche sans entraves, l'Ancien ?
 ─ Celui qui abandonne tout, les désirs, les envies, les aspirations, la vie justement. Car rien d'autre que cela n'est la vie. »
Le buffle blanc de Ernst Wiechert, trad. de Sylvaine Duclos
Il commence alors une quête personnelle qui, face l’injustice de la mise à mort d’un buffle blanc, le mènera jusqu’au roi.

Une fable sur la justice et le pouvoir qui tire aussi sa puissance de son origine. Ernst Wiechert l’ayant écrite en 1936, elle fut censurée pour ne paraître que dix ans plus tard, après la guerre et la chute du pouvoir nazi.

Une fable un peu gentillette (le genre veut ça), mais qui reste toujours pertinente aujourd’hui

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Bien avant qu'un drapeau de l'Occident ne flottât sur les plages aux confins de l'Inde orientale, un petit village sur les rives du Gange vit naître un garçon que ses parents nommèrent Vasudeva.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
À l’instant même où la mort emporte le patriarche d’un village au bord du Gange, naît Vasudeva. Bon ou mauvais présage ? Peut-être que cet enfant délivrera enfin les siens de la tyrannie des puissants ou peut-être butera-t-il sans succès contre l’injustice du monde. Mais dans un sens comme dans l’autre se dessine un destin hors-norme.
Située dans une nature luxuriante, cette fable humaniste entraîne le lecteur dans des aventures trépidantes où la vie ne se laisse jamais abattre par la mort. Par la splendeur de ses décors et par son attention aux êtres, ce texte intemporel réveille ce qui nous lie aux autres.

38 mini westerns (avec des fantômes)

Poétiques, tendres, drôles, oniriques et toujours en mouvement, ces 38 mini westerns sont comme des biscuits ou des jouets Kinder Surprise. Délicieux (bien plus que les œufs en chocolat industriels) et surprenants (bien plus que les camelotes en plastic chinois qui les garnissent).

Don Diego 2000
Ce type-là n'avait jamais vu un cow-boy de sa vie ni lu le moindre poète, mais il était doué de dyslexie. Une dyslexie magique qui faisait de lui un étrange poète-cow-boy de presque un mètre quatre-vingt-dix.
Un jour, il m'a raconté le plus sereinement du monde qu'il avait « suturé à l'oreille d'une fille des mots incroyables » et je veux bien le croire... Il aimait bien « ses yeux en pâte d'amandes » m'a-t-il précisé. Il adorait les anglicismes et les abréviations en tout genre dont il émaillait sa conversation avec des fortunes diverses, l'autre jour encore, pour dire à la personne à qui il téléphonait de ne pas se faire de souci, il a répété cinq fois d'affilée : « No suicide, pas de problème, ne t'inquiète pas, no soussaïde. »
38 mini westerns (avec des fantômes) de Mathias Malzieu
C’est souvent très court, pas le temps de s’attarder, il faut vite remonter sur un longboard pour retourner jouer avec les fantômes et embrasser la vie

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Elle était née d'un roulis de nacre. Quelque part dans ce monde, une mer craquelante et lumineuse déferle tout en nacre et, de ces remous, s'échappe de temps à autre ce que l'on appelle une « fée-lustre ».


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Mathias Malzieu est...
Mathias Malzieu est un Petit Prince en anorak.
Mathias Malzieu est un homme de goût (il aime les films de Tim Burton, les livres de Richard Brautigan et les disques de Johnny Cash).
Mathias Malzieu est un poète.
Mathias Malzieu est le chanteur de Dionysos, un groupe de rock qui n’arrête pas de faire des bonds pour avoir la tête dans les nuages et décrocher les étoiles.
Mathias Malzieu est un enfant qui a beaucoup appris des grandes personnes.
Mathias Malzieu est un pionnier du mini-western : les rêves sont sa frontière.

Stéphane Deschamps / Les Inrockuptibles