Oublier Gabriel

Et voilà, je me suis fait cueillir par ce petit bouquin dans lequel – après quelques pages – je m’étais attendu à trouver une bluette estivale et rafraîchissante.

 - En effet, rien n'a vraiment changé, dit-elle.
Louise essuya ses chaussures sur le paillasson avant de pénétrer dans le hall. Elle posa sa veste sur le portemanteau à côté de l'armoire et se tourna pour faire face au miroir. Elle sursauta en voyant son reflet vieilli, autour des meubles qu'elle connaissait si bien. Doris passa près d'elle, jeta ses clés sur la bibliothèque. Sur celle-ci étaient appuyés plusieurs cadres dont les photos n'avaient pas changé depuis l'enfance. En face se trouvait sa chambre. Louise posa sa valise devant la porte, n'osant pas encore y entrer, voulant être seule pour le faire. 
Doris lui prit le bras.
- Je vais te faire un thé, dit-elle en gravissant rapidement les escaliers recouverts de moquette.
Oublier Gabriel de Karine Yoakim-Pasquier

Mais non, cette histoire va aller bien plus loin qu’une bande d’ado de la Riviera Vaudoise qui se retrouve quinze ans après pour un mariage.

C’est doux et subtil, les événements sont bien amenés et, petit à petit, le sujet devient plus lourd et pourtant impossible à lâcher.

Un brillant premier livre !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Vevey, Suisse, 2001. Louise rentre au lycée où elle rencontre Gabriel. Vingt ans plus tard, installée à Milan, elle apprend que sa meilleure amie va se marier. Entre ces deux époques, le récit déroule une intrigue tragique où se mêlent amours adolescentes et affrontements en bande, remontant le temps pour éclairer le fils des événements : l'incendie d'un chalet, un meurtre, un suicide

Meurs pas on a du monde : sublime roman

Quelle écriture, quelle bonne grosse marrade, c’est vif et plein de bons mots (et d’autres aussi), de blagounettes, d’apostrophes et d’apartés, il y a tout et bien plus encore car San-A. ne fait pas dans la demi-mesure, il en met des brouettes et ajoute la tournée du patron !

Cœur brûlant, haleine fraîche. San-Antonio de par ici et d'ailleurs ; lui qui avance en faisant marcher et qui ne recule que pour prendre son élan. L'Antonio, San A., Sana, ton pote, quoi ! Eh bien lui, eh bien moi, sais-tu ce qu'il dit, sais-tu ce que je dis dans cette triste chambre à cette jolie fille ? Il lui dit, je lui dis, tout de go, sans autoconcertation prélavable (comme dit Béru) :
- Ecoute, Marie-Marie, ça suffit comme ça, y en a marre : je vais t'épouser !
Textuel. Pas un mot de plus, pas une syllabe de moins. Net et sans bavure ! Une muraille vient de
s'écrouler, qu'on aurait crue solide.
Est-ce moi qui viens de parler ?
Oui. Dans un élan profond de tout mon être, comme ils écrivent dans leur salmigondis littératerre, les cadémiciens titulaires de bonne chaire (qui est faible) dans les impressionnants baveux où tout ce qu'on écrit peut être retenu contre vous.
« ... Y en a marre, je vais t'épouser. »
Meurs pas on a du monde : sublime roman de San-Antonio (Frédéric Dard)

Cette fois-ci, c’est en Suisse que ça se passe, entre Genève et le canton de Vaud et, tenez-vous bien ! San-Antonio demande sa main à Marie-Marie !

- Oui, Félix : l'Apocalypse est en marche, mais c'est pas une raison pour courir à son côté ! 
- Vous savez qu'il a de la poitrine ? coupe Bérurier  en retirant sa main du corsage de Belle-de-Mai.
- Tout est trompeur, assure Félix.
Béru rêvasse et demande :
— Vous croyez, vous, que tous les Grecs sont pédés ?
FIN

Mais non, trois fois non ! Impossible (même avec un second degré très affûté, en arguant que le genre veut ça et en croyant à la parodie tout en replaçant dans l’époque…) de laisser passer le sexisme à la papa, l’homophobie crasse et la xénophobie latente qui parsèment et empoisonnent le récit en le rendant aussi imbuvable qu’une quille de Gamay des années 80

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le pilote devait être dans les hâtes de rentrer calcer sa bergère, car il posa son fer à souder avec dix broquilles d'avance sur la piste de Genève Cointrin ; qu'à peine si les mignonnes hôtesses eurent le temps d'arracher leurs plateaux aux trois voraces curiaces qui boulimaient en first.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Franchement, M. Konopoulos ne me demandait rien. D'ailleurs, je n'étais pas venu à Genève pour ça. La sublime nana qui m'attendait à l'aéroport avait une autre chatte à fouetter. Mais il a fallu que ce pauvre manutentionnaire soit mordu par un méchant serpent et que son aimable cadavre déboule en même temps que nos valises...
C'est idiot pour Marie-Marie qui, consécutivement, a dû faire une croisière en ambulance ! Mais alors, si tu avais vu nos frimes quand on a déballé l'abominable costume !
Enfin, tu m'as compris ? Si tu as tout pigé, pas la peine d'acheter ce livre. Mais s'il te reste des zones obscures dans la comprenette, n'hésite pas.
Quand tu en auras terminé la lecture, j'aime autant te prévenir : tu devras changer de calbar. Car, on a beau dire, mais il s'en passe des choses, en Suisse !

Les vieux fourneaux : La magicienne

Les vieux vieillissent…

Les vieux fourneaux, tome 2 : La magicienne de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet

La machine à succès s’émousse. C’est toujours un peu drôle, un peu sympa et un peu anar… mais la fraîcheur décalée du premier numéro n’y est plus vraiment.

Comme le loup en slip, les anars du 3e âge se ramollissent. La vieillesse est un naufrage

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Sus à la Magicienne ! Les Vieux Fourneaux reviennent plus jeunes que jamais ! Après une tournée d'été du théâtre du 'Loup en slip', Sophie et Antoine rentrent au bercail pour découvrir leur charmant village en pleine effervescence ! Le projet d'extension de l'entreprise Garan-Servier, qui relancerait l'économie de la région, est menacé par une mystérieuse 'magicienne dentelée' occupant le terrain. Branle-bas de combat pour les zadistes ! Cela dit, c'est un coup de bol pour les vieux fourneaux, qui peuvent enfin partir à la recherche de leur trésor oublié. Quant à Sophie, elle apprend une délicate vérité au sujet de son père.Confidence pour confidence, révélera-t-elle enfin l'identité du père de sa fille, Juliette ?

Virgile s’en fout

Mélangez indécisions amoureuses et diverses, médecine et littérature. Ajoutez pas mal d’humour, des listes incongrues et situez ça en 1981. Avant de servir, entrelardez la préparation d’épisodes mythologiques abracadabrantesques … Voilà, c’est prêt !

Pour Blandine Fayolle, un médecin doit avant tout savoir écouter.
Mortillon en convient, mais tient à préciser que l'écoute est, elle aussi, un art. Il ne s'agit pas de prêter foi à toutes les élucubrations du patient : la véritable oreille médicale doit savoir faire le tri entre l'allégation d'un vrai symptôme et les lamentations hystéro-dépressives. 
Savoir écouter, répète Blandine Fayolle, l'air buté. 
Mortillon opine. Il ajoute que son adjointe devrait prendre des vacances, elle semble fatiguée.
Virgile s’en fout de Emmanuel Venet

Oui, l’auteur s’est un peu laissé aller. Et pourtant, ce Virgile s’en fout n’est pas un gloubiboulga informe, au contraire…

Pendant qu'Agamemnon guerroyait et courait le guilledou en Asie Mineure, Clytemnestre, sa régulière, réinventait l'amour avec Egisthe, le cousin de son mari. Tout aurait pu continuer sans drame si Agamemnon n'avait éprouvé le mal du pays, qu'on appellerait quelques siècles plus tard « mal du retour » : nostos algos. Cassandre eut beau lui prédire le pire, il voulut retourner à Mycènes, où son épouse et son cousin lui firent bon accueil, lui préparèrent un bain parfumé, et le poignardèrent pendant qu'il s'y délassait en savourant à pleins poumons l'air du pays. Par souci du travail bien fait, Égisthe et Clytemnestre liquidèrent aussi Cassandre et les deux gosses.

C’est la très drôle histoire d’un jeune étudiant en médecine souhaitant écrire, un peu perdu entre l’amour impossible et une morne destinée

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le premier janvier 1981, vers midi, je m'éveille avec une gueule de bois carabinée dans une chambre que je ne connais pas. Contre moi est allongée une jeune femme brune que je ne connais pas davantage.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
L’intrigue de ce livre commence le 1er janvier 1981 et s’achève le 31 décembre de la même année. Quarante ans après, le narrateur se remémore sa vie d’étudiant cette année-là, ses relations amoureuses hésitantes – dont celle qui lui fit vivre la douche écossaise d’un grand amour – mais aussi les remous causés par l’élection de François Mitterrand. Écrit d’une plume allègre, ce roman entremêle plongées dans la mémoire du narrateur et relectures des grands mythes antiques, et dessine par petites touches son thème profond : la construction du récit de soi, constitué d’un bric-à-brac de légendes et de souvenirs, tous plus fallacieux, comiques ou dérisoires les uns que les autres. Qui sommes-nous ? Que savons-nous de nous, en dehors de la fable que nous nous racontons ? Est-il possible de se rencontrer hors des illusions du langage ?

Casino Royal : James Bond 007

Premier opus d’une série qui deviendra une franchise cultissime au cinéma, Casino Royal présente James Bond 007, agent secret au service de sa Majesté.

Les chances étaient du côté de Bond ; mais maintenant, c'était Le Chiffre qui regardait Bond dans les yeux. Il jeta à peine un regard à sa carte tandis qu'il la faisait sauter, la face en l'air.
C'était plus qu'il n'en fallait, un quatre, la meilleure carte, qui donnait neuf à la banque. Il avait gagné.
Bond était battu et lessivé.
Casino Royal : James Bond 007 de Ian Fleming

Plusieurs surprises dans cette découverte d’un genre avec lequel je ne suis pas du tout familier. Le suspense est un peu ridiculement monté en meringue, les retournements de situations sont invraisemblables et les échappatoires dignes de Benny Hill. On y trouve également un James Bond bien moins sûr de lui, moins séducteur-macho-viriliste que dans les films, un espion plus humain et moins caricatural… Il tombe même amoureux, c’est dire (et c’est pas plus mal).

Alors, même si la trame est plutôt similaire, que de différences avec les adaptations ! Pas le même jeu de cartes, pas la même voiture, pas le même James, pas de gadgets… Et finalement, pas vraiment ma tasse de Earl Gray

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
L'odeur d'un casino, mélange de fumée et de sueur, devient nauséabonde à trois heures du matin. L'usure nerveuse causée par le jeu — complexe de rapacité, de peur et de tension — devient insupportable ; les sens se réveillent et se révoltent.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Au casino de Royale-les-Eaux, Le Chiffre, mystérieux et puissant agent au service des Russes, joue pour financer ses sinistres projets. Mais un adversaire aux nerfs d'acier vient s'asseoir en face de lui. Son nom : James Bond

Réglez-lui son compte ! : Les révélations de San Antonio

Voilà bien une grosse merdouille qui ne vaut que pour ce qu’elle est : le premier San Antonio paru.

Sur les femmes, je pourrais vous en écrire si long qu'un rouleau de papier peint ne me suffirait pas. 
Mais je ne suis pas de l'Académie française, et le blablabla psychologique n'est pas mon fort. Je vous assure que chez nous, aux services secrets, nous ne passons pas nos loisirs à lire des romans à la réglisse. Pour nous chanter le couplet sentimental il faut se lever de bonne heure, ça je vous le dis; et il serait plus facile de charmer un ménage de crocodiles avec des boniments de midinette que de nous faire tomber en pâmoison avec des histoires de clair de lune.
Réglez-lui son compte ! : Les révélations de San Antonio de San-Antonio (Frédéric Dard)

Raciste, misogyne, franchouillard, sexiste, mégalo, alcoolique, violent, xénophobe… Voilà de l’humour bien difficile à avaler aujourd’hui.

 — Allez, file, ordonne-t-elle durement à Bruno.
Une pépée me parlerait sur ce ton, moi, je commencerais par la poser à plat ventre sur mes genoux et je lui administrerais une fessée telle qu'elle ne pourrait pas s'asseoir sur autre chose que du duvet pendant douze ans.
Mais ce Bruno est une pauvre cloche et s'il croit savoir s'y prendre avec le beau sexe, il se goure vilain.
En matière de ce que vous pensez, avoir une belle gueugueule, ne suffit pas; un beau gosse sans volonté n'a jamais eu plus de succès auprès d'une femme que le génie de la Bastille. Et si je vous le dis, c'est que je le sais.

Tout ça pour deux petites histoires (réunies dans ce premier volume) plates et inconsistantes au scénario cousu d’un fil aussi blanc que les neiges éternelles de l’Antarctique.

Et pourtant, de ce petit machin un peu merdique va naître une des série policière au langage le plus créatif, truculent et invraisemblable qu’a connu la francophonie… on y devine déjà les prémices

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Si un jour votre grand-mère vous demande le nom du type le plus malin de la Terre, dites-lui sans hésiter une paire de minutes que le gars en question s'appelle San Antonio. Et vous pourrez parier une douzaine de couleuvres contre le dôme des Invalides que vous avez mis dans le mille ; parce que je peux vous garantir que la chose est exacte étant donné que le garçon en question c'est moi.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Ami lecteur, il faut un début à tout. Tu me diras : quand on a lu la Bible, on sait comment ça se passe... Une petite pomme à l'apéro, de chouettes pépées en tenue d'Ève, et toute l'affaire qui capote façon grandiose. D'accord, coco.
Mais il y a genèse et genèse. Numéro 1 et numéro 1. Dans ce que t'as entre les pognes, il y a des hôtesses de l'air et des gros calibres, des pigeons voyageurs et de l'espionnage international. Ça vous a quand même une autre tronche, non ? C'est même plus un début, c'est du patrimoine ! »

Voici le premier titre des aventures du célèbre commissaire, paru pour la toute première fois en 1949.
Signé : l'éditeur, et fier de l'être

Blake et Mortimer, tome 28 : Le dernier Espadon

Usée jusqu’à la corde, voilà une franchise à bout de souffle.

Blake et Mortimer, tome 28 : Le dernier Espadon de Jean Van Hamme, Teun Berserik et Peter Van Dongen

Certes, le dessin parait fidèle, les couleurs et la ligne claire sont au rendez-vous et les ambiances, les personnages et les lieux semblent Jacobsiens.

Mais voilà, Edgar aurait il fait la même chose tant d’années durant ? Lui qui mélangeait SF, voyage dans le temps, manipulation mentale, espionnage, voyage spatial, technologie… N’aurait-il pas préféré la transgression à ces sempiternelles refontes d’une même recette ? Voir même une créative trahison de cet héritage trop pesant.

En ce sens, Le dernier Pharaon m’avait clairement enthousiasmé !

… Et que dire de l’invraisemblable Marge ou de la blagounette du baiser ?

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
En 1948, Francis Blake, qui vient de prendre la direction du MI5, confie à Philip Mortimer la mission de se rendre au Pakistan afin de modifier le code d'activation des Espadons de la base de Makran. De son côté, Blake se rend dans l'Ulster, où l'IRA préparerait une action contre l'Angleterre. Une aventure mêlant complots et missions secrètes, faisant suite à la série Le secret de l'Espadon

Noir : textes et dessins

Depuis des années, Sylvain Tesson s’amuse avec la mort, la croque et la caricature dans une circonstance très précise, celle qu’on se donne soi-même : le suicide.

Certes, je ne l'aime pas. Mais je sais ce que je lui dois. Sans elle, chaque heure serait une morne plaine! La mort interdit de prendre la vie à la légère. Ce n'est point son moindre mérite. Elle nous surveille, sans relâche. Nous préférons ne pas trop le savoir.
Noir : textes et dessins de Sylvain Tesson

Compilation de croquis, crayonnés et esquisses à l’humour très noir.

Une collection de pendus comme un exorcisme, une tentative de l’apprivoiser ou la volonté de la regarder droit dans les yeux !

Un assez gros livre quand même un peu léger

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Depuis trente ans, je dessine à la plume des croquis de pendus et de suicidés. Sur les routes, dans les cabanes, à bord des bateaux, j'ai couvert des milliers de feuilles.
La mort m'a épargné. Ma méthode est donc bonne.
Ces dessins n'ont rien de macabre.
Ils ont pour mission de me rappeler que je suis mortel. Dans le désordre de la vie, on aurait tendance à l'oublier. Je conjure le sort en écrivant, en dessinant.

Arrière la mort !

Blackwater, tome 6 : l’épique saga de la famille Caskey : Pluie

Fin de règne à Perdido. Toutes les richesses sont !

« Qu'est-ce qui ne va pas ? demanda sa femme.
- Elinor, promets-moi quelque chose.
- Quoi ?
— Ne demande pas quoi. Promets.
— Je te promets Oscar. Tout ce que tu veux. De quoi s'agit-il?
- Promets-moi que tu me laisseras mourir avant toi, dit-il. Promets-moi que tu ne m'obligeras pas à vivre seul dans cette vieille et grande maison. Laisse-moi mourir en premier. Promets-le-moi.»
Blackwater, tome 6 : l’épique saga de la famille Caskey : Pluie de Michael McDowell

Ainsi se clôt cette saga familiale fantastico-gothique telle qu’elle était déjà annoncée dans le deuxième tome.

Une réussite ! Après un renversement au troisième tome, un petit coup de mou dans les 4 et 5 tomes… C’est sans surprise qu’Elinor tire sa révérence. Sublime !

Une saga dans laquelle, dès le premier tome, les femmes prennent le pouvoir au près de l’inquiétante rivière noire et nauséabonde.

Une histoire de femmes et d’eau, d’eco-féminisme (merci Kirzy de Babelio pour la formule) et de mère nature dans une narration gothico-fantastique fort bien dosée

Blackwater, tome 5

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Peut-être n'étaient-elles que cela : deux vieilles femmes se livrant à d'éternels commérages dans la chambre isolée d'une maison vétuste, dans un coin perdu de l'Alabama.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Si le clan Caskey accuse le poids des ans, il est loin de s'être assagi : révélations écrasantes, unions insolites et réceptions fastueuses rythment leur vie dans une insouciance bienheureuse. Mais quelque chose surplombe Perdido, ses habitants et ses rivières. Le temps des prophéties est enfin venu

Blackwater, tome 5 : l’épique saga de la famille Caskey : La fortune

Le clan prospère, du pétrole est trouvé dans les terres des Caskey ! Et comme pour chaque tome désormais, de nouveaux arrivants se présentent et d’autres disparaissent.

— Mais tu vas le faire dans tous les cas, n'est-ce pas ? Autrement tu ne serais pas montée ici avec moi. Si tu n'avais pas eu l'intention de tout me dire, tu ne m'aurais rien dit du tout. Qu'est-ce qu'il y a ?
— Nerita n'a pas mangé le fils Gully en entier.
- Comment ça ?
— Elle... elle m'a gardé une part. »
Blackwater, tome 5 : l’épique saga de la famille Caskey : La fortune de Michael McDowell

Une fortune plutôt lassante avec toutefois une puissante fin pour doper la soif du dernier volume !

Blackwater, tome 4
Blackwater, tome 6

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Tous les Caskey pleurèrent la mort de James avec une grande émotion. Bien qu'âgé et fragile, personne n'avait imaginé qu'il puisse partir un jour.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Tel un organisme vivant, le Clan Caskey se développe et se transforme. Certains font face à la mort, d'autres accueillent la vie, entre rapprochements inattendus, haines sourdes et séparations inévitables, les relations évoluent, Miriam, désormais à la tête de la scierie et noyau dur de la famille, ne cesse de faire croître la richesse, suite à une découverte surprenante et miraculeuse - sauf pour une personne - c'est bientôt la ville entière qui va prospérer. Mais cette soudaine fortune suffira-t-elle, alors que la nature commence à réclamer son dû ?