In limbo

In limbo raconte les difficultés d’une jeune immigrée coréenne aux États-Unis. Racisme, difficultés d’intégration et problèmes d’identité. A cela s’ajoute une mère culpabilisante aux injonctions toxiques. Un très bon cocktail pour préparer une dépression et une tentative de suicide.

In limbo de Deb JJ Lee, trad. de Léana Félix
Une histoire intime et sensible. Celle d’un parcours chaotique vers un épanouissement personnel et une relation mère-fille apaisée.Un album monochrome bleu pétrole très réussi avec un grain d’image qui apporte beaucoup douceur à cette autobiographie qui en manque cruellement

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je peux changer mon apparence.
Enfin, dans ma tête.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La famille de Deborah (Jung-Jin) a émigré de Corée du Sud aux États-Unis. Depuis ce jour, elle se sent différente. Comme si un monde la séparait des autres.

Enfant, elle a eu du mal à s'adapter. Elle n'arrivait pas à parler anglais. Des années plus tard, c'est tout l'inverse. Elle ne parle plus coréen. Elle tente de s'intégrer, mais rien ne va. Ses professeurs n'arrivent pas à prononcer son nom coréen. Son visage n'est pas comme celui des autres. Surtout ses yeux. Elle voudrait tout changer et être « normale ».

Aujourd'hui, Deb est au lycée, et tout est encore plus difficile. Ses amitiés changent, évoluent, se brisent. Elle n'arrive plus à suivre en cours. Les disputes avec sa mère dégénèrent. Elle est coincée dans les limbes, prisonnière du vide, sans le moindre refuge. Sa santé mentale s'effondre. Confrontée à une telle souffrance, elle tente de se suicider.

Mais Deb est forte. Elle veut guérir. Elle essaye. Chaque jour est une bataille. Pas à pas, elle tente de reconstruire son monde, grâce à l'art et à la psychothérapie. C'est en prenant soin de sa santé mentale, émotionnelle et physique qu'elle va renouer avec son héritage coréen. Un travail qui l'aidera à comprendre qui elle est.

Sangliers

Sangliers nous fait passer de l’autre côté du miroir d’une jeune maquilleuse, candide instagrameuse beauté.

Sangliers de Lisa Blumen
Et si les images sont d’un exaspérant rose bonbon elle soulignent parfaitement le propos. Une image lisse, joyeuse aux pastels paradisiaques maquillant une réalité bien moins glam’

Une très belle réussite

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Bonjour, ça va ? Vous pouvez signer ici, comme d'habitude.
Merci !


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Nina est maquilleuse professionnelle, mais c'est son activité d'influenceuse beauté qui l'occupe principalement. Son quotidien est rythmé par la création de tutoriels pour les réseaux sociaux. Elle aime son métier, et c'est avec le pseudo NINA MAKEUP qu'elle s'y investit avec ferveur. Mais pour exister dans ce monde du paraître, elle se doit d'être productive et Nina s'enferme dans une routine qui la pousse à la solitude. Son exposition médiatique ne lui apporte que désillusion et elle est victime de harcèlement. Son agent lui met la pression, sa famille ne la comprend pas, un partenariat commercial menace son éthique et le plus angoissant : un inconnu rôde autour de chez elle. La réalité se mélange à l'existence numérique et floute les frontières de la raison, créant la figure d'un sanglier chimérique.

Après une incursion remarquée dans la science-fiction (Avant l'oubli et Astra Nova), Lisa Blumen reprend ses feutres à alcool pour donner cours à un thriller psychologique qui matérialise des réflexions sur la marchandisation de la beauté féminine et le sexisme ordinaire. Le personnage principal lutte contre un ennemi à la fois invisible et omniprésent : la superficialité que l'on attend d'elle. En exposant l'envers du décor, Sangliers met en scène une figure contemporaine on ne peut plus controversée, mais finalement trop peu exploitée dans la fiction, l'influenceur.euse.

Je vais ainsi

Deux sœurs et un petit voisin devenus grands se racontent dans un triptyque intime et mélancolique.

Tu crois à la vie antérieure ?
Pas moi.
Dans une vie antérieure, j'ai été tué par une explosion.
C'est ce que je crois même si je n'y crois pas.
Parfois je rêve.
Je vais ainsi de Jungeun Hwang
Dans une traduction peut-être un peu précieuse, le style et la mise en scène peinent à laisser les émotions s’épanouir pour former un tableau aux tons pastels derrière lequel on ressent bien des couleurs vives qui n’auraient demandé qu’à éclater.

Une lecture en demi-teinte donc, qui ravira certainement des âmes plus poétiques

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je m'appelle So Ra.
Le caractère chinois ra de So Ra désigne le persil. Au départ, mes parents voulaient prendre un autre ra, qui signifie « fruit », mais mon grand-père qui était allé déclarer ma naissance à l'état civil avait commis une erreur. Il paraît qu'il aimait bien manger du persil, alors il ne s'agissait peut-être pas d'une erreur, mais de ses goûts personnels. En effet, les formes de ces sinogrammes ne sont-elles pas très distinctes ?


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Il y a So Ra, la grande sœur douce et rêveuse ; Na Na la cadette, déterminée et libre ; et Na Ki, le frère de cœur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. À tour de rôle, ils prennent la parole et racontent : leur rencontre et l'enfance dans l'appartement commun, un demi-sous-sol divisé en deux par une cloison ; le séjour de Na Ki au Japon d'où il est revenu changé ; la grossesse de Na Na, enceinte d'un homme qui n'est pas encore son mari. À travers le récit croisé de ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances. Lumineuse ou mélancolique, d'une fraîcheur candide ou d'une sourde violence, l'écriture de Hwang Jungeun saisit la trajectoire de ces personnages tellement attachants, capte leurs contradictions et leurs espoirs.

Troll me tender

Du feel-good version institutrice candide en ZEP sur les réseaux sociaux.

 - Écoute, j'ai failli te dire de ne pas venir, mais je n'ai pas voulu t'affoler... 
 - Ton père est parti.
 -Quoi? Comment ça, parti?
Il est allé retrouver sa PUTE! lance Chantal rageusement en tournant la clef de contact.
Abasourdie, Amandine se prend une décharge de dix mille volts, tétanisée sur son siège, le souffle coupé, la mâchoire béante. Choquée et effrayée par sa mère qui semble possédée. L'insulte l'a percutée de plein fouet. Et pour cause, Chantal ne s'est jamais rabaissée à pareil langage devant elle, dans sa bouche, ces propos relèvent du délire. D'ailleurs, Amandine reconnaît à peine son visage crispé de douleur, ses deux mains désespérément agrippées au volant, comme si, après son mari, on essayait aussi de lui voler sa voiture. En cinquante ans de mariage, ses parents ne se sont jamais quittés, ce sont des inséparables. Pendant trente-deux ans, ils ont travaillé côte à côte dans leur petite charcuterie de Saint-Désir, Chantal à la caisse, toujours coquette dans sa blouse fleurie, aimable et bien coiffée, tandis que Gérard s'affairait gaiement, jovial, derrière son comptoir pour servir au mieux leurs clients.
Troll me tender de Sophie de Villenoisy

Clairement, je ne suis pas le bon public, mais les vacances servent aussi à la découverte.

Une histoire rigolote pleine de bons sentiments à la morale pédagogique qui aligne les clichés et images préfabriquées et qui a eu raison de mon plaisir

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Un an déjà qu'elle enseigne au collège Georges-Brassens et la peur est toujours là, comme une intruse, tapie dans la chaleur de ses entrailles. L'appréhension de rentrer en classe. Ce sentiment irrépressible de ne pas être à la hauteur. La hantise d'être avalée crue par vingt-cinq ados survitaminés. C'est comme se retrouver dans la cage aux lions, sans fouet, ni protection.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Amandine Doucet, jeune professeure de français, est parachutée dans un collège sensible de banlieue parisienne. Sur place le constat est sans appel, elle n'a ni la bosse pédagogique ni l'autorité pour dompter ses élèves. Désabusée, elle se console en clashant sur les réseaux sociaux des influenceurs issus de la téléréalité, en particulier Sandra Faitout. Celle-ci cristallise à ses yeux la déchéance intellectuelle qui mine cette jeunesse.

Sous couvert d'anonymat, Amandine soigne son ego en se taillant une réputation de vanneuse et n'hésite pas à confronter en duel son ennemie virtuelle. Mais ce don pour la médisance pourrait bien se retourner contre elle...

Phallers

Voilà un petit bouquin qui vaudrait bien 5 étoiles rien que pour son trigger warning hilarant ! Merci Chloé de penser à nous, petites choses fragiles !

Calmez-vous, Messieurs, ça va bien se passer
Le trigger warning est un avertissement au public. Il prévient qu’une œuvre contient des éléments pouvant déclencher le souvenir d’un traumatisme.
Personnellement je ne suis pas pour, mais il faut tout envisager tant la situation est actuellement tendue.
Certaines diront que, une femme étant agressée sexuellement ou violée toutes les sept minutes, ce qui se passe dans cette fiction relève du cathartique.
Certains agiteront Freud, tous les petits garçons connaissent « l’intense angoisse de castration ».
C’est par égard pour eux que se trace cet encadré.

Et si certaines femmes, par la grâce du fantastique, devenaient des super héroïnes ?

Marcia a beau parler de légitime défense autant que de protection, Violette reste lucide : faire imploser les bites, elle sait que c'est illégal. Mutilation génitale d'un humain, quand bien même en réponse à un viol ou une agression sexuelle, quelque chose dans sa tête lui hurle que si la police, suivie par la justice, suivie par les médias, découvrait ce qu'elle a fait et tout ce qu'elle pourrait faire, ses chances de s'en sortir seraient égales au néant.
Phallers de Chloé Delaume

Une bonne blague, (zut, c’est juste une blague ?) sans beaucoup plus de prétentions, mais qui m’a bien fait rigoler !

… Et derrière la blague… toutes les sept minutes !

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Noël se meurt dans les vitrines de la galerie marchande.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Comment cela a été rendu possible, personne n'en sait rien. C'est en train d'arriver, c'est tout. Ainsi, très soudainement, un certain nombre de filles et de femmes ont la capacité psychique de faire imploser les phallus. Ces super-héroïnes d'un genre particulier ont pour nom les Phallers.

Violette a dix-sept ans et se serait bien passée de cet étrange pouvoir. Mais elle aimerait, comme toutes, apporter une réponse à cette question cruciale qui hante notre société : comment faire pour que les hommes cessent de violer ?

La tristesse de l’éléphant

Il y a tout dans cette bande dessinée. L’histoire est d’une rare poésie, le dessin crayonné superbe alterne entre monochrome et un rouge et bleu aux couleurs cirque, des personnages attachants… C’est magnifique.

La tristesse de l’éléphant de Nicolas Antona, dessins de Nina Jacqmin

Mais c’est triste aussi (peut-être limite mélo, mais c’est réussi).

L’histoire de (Lou-)Louis, un garçon orphelin en surpoids, souffre douleur du pensionnat qui tombe amoureux d’une petite dresseuse d’éléphants.

Une merveille !

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Tu sais, mon vieux compagnon...
Quelqu'un m'a dit un jour :
« La vie, c'est des étapes...
La plus douce, c'est l'amour,
La plus dure, c'est la séparation,
La plus pénible, c'est les adieux,
La plus belle, c'est les retrouvailles. »


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Louis est un adolescent mal dans sa peau élevé chez les jésuites. Il n'a pas d'ami et sert de bouc émissaire à ses camarades. Mais cette existence morose s'illumine quand Louis se rend au cirque Marcos et qu'il y retrouve Clara, une jeune dompteuse d'éléphants

La petite menteuse

Chronique d’une erreur judiciaire, de l’accusation de viol par une jeune fille paumée de 15 ans qui revient sur ses déclarations lors du procès en appel. Un homme emprisonné à tort durant trois ans.

Lisa s'était figée, le visage tourné vers la fenêtre.
 - Ma mère me croira jamais. Mon père... Pfff... Mon père, je sais pas comment il va réagir. Il s'est barré, il nous a laissées tomber. Il n'a pensé qu'à lui. Je peux pas lui pardonner.

Les moments solennels ne sont jamais comme on les imagine. Une fille tout juste adulte jouait une part de sa vie en revenant sur les accusations qui valaient à un homme d'être emprisonné et Alice ne savait plus quoi lui dire. Elle n'avait qu'une envie : la voir prendre son sac à dos et partir. Tout s'emmêlait. Le sentiment d'urgence qu'elle éprouvait à l'idée qu'un homme avait été condamné à tort. L'exaltation de contribuer a réparer une erreur judiciaire. La crainte sourde de l'épreuve qui attendait Lisa. Saurait-elle la protéger de la tempête que sa lettre allait déclencher ? Tout était si tenu. Mais l'affaire était belle. Il n'y en avait pas tant, des comme ça, dans une vie d'avocate.
La petite menteuse de Pascale Robert-Diard

Une avocate qui raconte cette jeune fille qui vient confesser son mensonge, expliquer pourquoi, l’emballement, le mal-être, la spirale dans laquelle elle s’est laissée enfermer…

…et enfermer un innocent auquel ce livre ne donne pas vraiment la parole

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Elle s'est plantée, voilà tout. Alice n'a pas besoin de se retourner. Elle devine que son client lui en veut. Il y a des jours comme ça où le métier ne suffit pas.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Mais qui donc es-tu Lisa Charvet? Juste une petite menteuse? C’est la question qu’Alice cherche à élucider depuis que Lisa lui a demandé de la défendre à son procès. Six ans auparavant – elle avait 15 ans –, Lisa a été victime d’un viol, mais elle veut se rétracter. Elle a menti. Face à des situations tellement complexes, fragiles et graves, des questions fusent après cette lecture. À chacun de trouver ses réponses !

Cher connard

Au travers d’un roman épistolaire, Virginie Despentes propose un recueil de pensées sur la société, les drogues et autres addictions, la masculinité toxique, #metoo, les réseaux sociaux et leurs shitstorms.

Et ça ne servirait à rien.
Qu'est-ce qu'on peut faire pour l'ami qui veut retomber? Exiger qu'il se reprenne en main ? Qu'est- ce qu'on peut faire pour l'amie qui rencontre la mau- vaise personne et ça se voit qu'elle va prendre une trempe carabinée et on sait qu'elle n'en sortira pas indemne mais elle est possédée, aimantée, et n'a que faire de notre mise en garde.
Cher connard de Virginie Despentes

Des pensées à plusieurs strates qui s’approfondissent, se répondent, se démasquent et évoluent au fil des échanges.

Rebecca
Je me suis déjà fait la réflexion qu'il y avait beaucoup de gars dans les réunions qui parlaient de leur viol. Ou d'inceste. Ou de pédophilie. Je ne comprends pas qu'on ne les ait pas plus entendus, pendant MeToo. Ça m'étonnerait beaucoup que ce soit par décence, pour laisser la parole aux femmes. Je crois plutôt qu'ils ont compris que ça coûtait trop cher, de parler. Je ne m'explique pas la honte de la victime. J'y crois - mais je ne comprends pas. On dit que la honte va avec la colère. C'est faux. Je n'ai jamais eu honte. J'ai envie de tuer les gens. C'est différent.

Un œil vif, un verbe tranchant et pourtant une parole qui ne cesse de s’interroger

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
OSCAR
Chroniques du désastre
Croisé Rebecca Latté, dans Paris. Sont remontés à ma mémoire les personnages extraordinaires qu'elle a interprétés, femme tour à tour dangereuse, vénéneuse, vulnérable, touchante ou héroïque combien de fois je suis tombé amoureux d'elle, combien de photos d'elle, dans combien d'appartements, au-dessus de combien de lits j'ai pu accrocher et qui m'ont fait rêver.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Roman épistolaire entre Rebecca, une actrice quinquagénaire séduisante, Oscar, un écrivain trentenaire peu connu victime du syndrome de la page blanche et Zoé, une jeune féministe accro aux réseaux sociaux. Ces trois individus à la personnalité abrupte, tourmentés par leurs angoisses, leurs névroses et leurs addictions, sont amenés à baisser les armes quand l'amitié leur tombe dessus

Les martinets

Une nouvelle, courte, trop courte, mais douce et poétique et tout soudain surprenante et pourtant trop vite éteinte

Les martinets de Belinda Cannone

Un flash, juste un flash…

… une belle écriture dans une magnifique édition

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Abandonnés par leur famille et par la société, trois enfants vivent dans le dénuement, sous les quolibets de leurs congénères. Ils résistent malgré tout grâce à l'amour qu'ils se portent les uns les autres, dans une douloureuse solidarité

Modèle vivant

Joann Sfar est en colère, contre plein de trucs, c’est pas toujours clair. En premier contre ceux qui l’emmerdent alors qu’il aimerait bien faire son taf. Et justement, lui, son truc, c’est de représenter la vie, les gens. Et il veut le faire avec justesse et sincérité. Et avec respect, aussi.

Modèle vivant de Joann Sfar
Modèle vivant de Joann Sfar

Mais voilà, quand on vient le chercher pour des merdouilles, ça le gave un peu.

Un livre foutraque, qui part dans tous les sens, qui m’a perdu parfois, mais qui sent le vrai. Ça sonne juste. Sans volonté de plaire mais avec le désir de se faire entendre. Est-ce que ça fait un bon bouquin… pas sûr.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
C'est l'histoire d'un professeur de dessin qui s'appelle Joann Sfar. La direction des Beaux-Arts le réveille aux aurores afin de régler le problème du harcèlement sexuel à l'École. Rien que ça ?

C'est l'histoire d'une époque qui ne veut plus qu'on la représente. Les modèles se révoltent, vous arrachent les pinceaux des mains et vous disent : je vais le faire moi-même, mon portrait.

Féroce et pertinent : tout l'art de Joann Sfar