Zénobia

Une courte bande dessinée qui suit le parcours d’Amina, une petite Syrienne condamnée à quitter son pays dévasté

Zénobia de Morten Durr et Lars Horneman

Jusqu’au canot pneumatique plein à raz bord de migrants fuyant la guerre et la désolation

C’est très vite lu, mais ça dit beaucoup !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La guerre en Syrie au travers des yeux d'Amina, 10 ans qui embarque sur un canoë de fortune pour fuir la guerre dans son pays. Amina est placée par son oncle sur un bateau de réfugiés, plein à craquer. Il espère lui donner une chance de s'en sortir. La mer est agitée, Amina est projetée hors du canoë, dans la mer glacée. Elle commence à couler vers le fond. C'est tellement calme maintenant... Lors d'un long flashback elle se remémore sa vie d'avant, en Syrie, les jeux de cache-cache avec sa maman et la nourriture qu'elle lui préparait. Elle repense aussi à Zenobia cette reine de Syrie des temps anciens, cette guerrière conquérante et flamboyante. Cet album explore un sujet fort, des migrants syriens qui tentent d'échapper à la guerre dans leur pays, un sujet qui hélas n'a pas fini d'être d'actualité

Revenir à toi

Alors qu’elle avait disparu depuis plus de trente ans, Magdalena reçoit un téléphone : sa mère est vivante.

Revenir à toi de Léonor de Récondo

Lâchant tout, elle part à sa rencontre. Petite vieille de plus de 80 ans, dans une maison d’écluse.

Le récit d’une quête, du désir de comprendre, de retrouver sa mère, de retrouver ce lien.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« On a retrouvé ta mère. »

Lorsqu'elle reçoit ce message, Magdalena n'hésite pas, elle part vers l'adresse indiquée, une maison éclusière, dans le Sud-Ouest.
Comédienne de talent, Magdalena a vécu sans rien savoir de sa mère, Apollonia, disparue depuis trente ans. Mais aujourd'hui, son cœur est à nu. D'abord impossible, le dialogue se fait gestes et chuchotements. Puis, au fil du voyage qui ramène mère et fille à leurs enfances peuplées d'absences, se dévoile un secret tacitement transmis.

Hommage aux grands mythes littéraires qui nous façonnent, Revenir à toi tisse le silence et les mots en une magnifique réconciliation avec l'autre et avec soi-même

Das Feuer

Librement inspiré de Feu, un roman de Henri Barbusse (Goncourt 1916) et transposé du côté allemand, Das Feuer tente de montrer l’horreur de la guerre.

Das Feuer de Patrick Pécherot et Joe Pinelli

Et si tant est que cela soit possible, ça doit bien ressembler à ça.

Des textes très courts et des images noir-blanc d’horreur pure. Des traits qui ne sont pas sans rappeler le cri de Edvard Munch. Une boucherie dans la boue et le froid. La mort, le désespoir et l’agonie. Un cauchemar absolu

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Ce serait un crime de montrer les beaux côtés de la guerre, même s'il y en avait. »

En transposant dans le camp allemand l'action du roman Le Feu d'Henri Barbusse (prix Goncourt en 1916), Patrick Pécherot et Joe Pinelli dénoncent l'horreur universelle que les hommes s'infligent avec la guerre

Histoires trop stylées : ou comment réinventer avec un brin de folie quatre histoires (supposées) connues

Un exercice de style à la Queneau autour de quatre contes joyeusement revisités.
Une souris verte, le bon roi Dagobert, le corbeau et le renard et les trois petits cochons.

Histoires trop stylées de Florence Jenner Metz

C’est drôle, frais et surprenant. Un (trop ?) petit moment de plaisir pour les petits et les grands

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Vérité générale : Les souris, ça fait des crottes. »

Redécouvrez chansons, comptines, fables et contes connus de tous... de façon inédite ! La Souris Verte se déguste à coups de rimes et de sornettes, le Bon Roi Dagobert a vraiment de quoi mettre sa culotte à l'envers, le Corbeau et le Renard se déguisent en voleurs des sous- bois et les Trois Petits Cochons se mettent aux haïkus ! Non, vraiment, les histoires ne sont plus ce qu'elles étaient... A moins que tous les personnages aient décide de nous jouer un tour à la façon de Queneau...

Son empire

Son empire explique la destruction méthodique d’une femme par un conjoint manipulateur (un gros salaud, je ne trouve pas d’autre terme… Pervers narcissique, sale merde, psychopathe… ?) Vu par les yeux d’une petite fille de 8 ans au début de la rencontre, on y voit la lente négation d’une femme et l’impuissance de l’entourage à la protéger.

Son empire de Claire Castillon

Glaçant !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Il la kidnappe. Comme un tour de magie. Je perds ma mère. J'ai sept ans.
Il faut voir comment ça se passe. Le déroulement. Heure par heure. C'est intense. Ma mère est pourtant sur des rails. Je me la rappelle très bien à ce moment-là, qui trace, voûtée parfois, toujours à la besogne, comme une machine en quelque sorte. Et soudain, le choc. Il l'expédie ailleurs. Il la prend, il la vide, il se met dedans et il ne ressort jamais. »

Une femme rencontre un homme qui prétend l'aimer. Sa fille observe, impuissante, la prise de pouvoir progressive de cet homme jaloux, menteur, obsessionnel, voleur et paranoïaque, sur l'esprit de sa mère subjuguée.

Dans ce roman inquiétant, à l'humour glacial, Claire Castillon excelle à disséquer les contradictions de la femme et la perversité de l'homme qui la manipule, tenant le lecteur sous le regard ambivalent de la fillette, témoin de l'effondrement de sa mère

Double Nelson

Et voilà que Djian se mettrait à écrire des histoires d’amour impossibles ? Des vraies, dans le plus pur style, avec des caractères antagonistes, des écueils, des rabibochages et, on espère, une fin heureuse avec un épilogue genre « ils ont traversé bien des épreuves, mais l’amour a été le plus fort ». Si oui, quelle bonne blague !

Philippe, reprends-toi !

Double Nelson de Philippe Djian

Reste une écriture magnifique, des effets de style bluffants, une densité impressionnante et, pour une fois depuis bien longtemps chez lui : une vraie histoire !

Blague ou non ? À voir. Elle est militaire des forces spéciales, il est romancier, il y a des voisins curieux, une prise d’otage, des blessés et… de l’amour qui peine mais plein d’espoir

Je me rappelle d’un plateau télé où il avait été invité pour la sortie de Vers chez les blancs et qu’il expliquait qu’il avait tenté d’écrire un livre érotique, qu’il avait pris ça un peu comme un exercice de style…
Et là, Philippe, vous avez tenté de revisiter Danielle Steel ou Barbara Cartland ?

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Un « double Nelson », c'est une prise de soumission qui consiste, dans un match de catch, à faire abandonner l'adversaire. Mais on peut aussi s'en servir dans une relation amoureuse. Tout commence par une séparation. Luc et Edith ont vécu quelques mois d'un amour intense, jusqu'à ce que le métier de cette dernière - elle fait partie des forces spéciales d'intervention de l'armée - envahisse leur quotidien au point de le défaire. Sauf que quand, réchappée d'une mission qui a mal tourné, Edith le prie de la cacher chez lui le temps de tromper l'ennemi à ses trousses, c'est la vie de Luc qui bascule et son roman en cours d'écriture qui en prend un coup. Ces deux-là qui peinaient à vivre ensemble vont devoir réapprendre à s'apprivoiser, alors qu'autour d'eux la menace d'une riposte de mercenaires se fait de plus en plus pesante. Il faudra bien que certains se soumettent...

Ouvre ton aile au vent

Dans un Paris post-apocalyptique, ravagé par une pandémie et sous la tutelle d’un gouvernement autoritaire à lieu, une fois par an, un lâcher de canard.

Ouvre ton aile au vent de Éloi Audoin-Rouzeau

Et joie à celle ou celui qui l’attrapera. Souper avec le président, dégustation du canard et plein de brousoufs !

Et nous voilà à suivre le vol du volatile traqué par les foules

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Dans un Paris post-apocalyptique règnent une violence primitive et un pouvoir autoritaire. Une fois l'an, la foule a droit à son charivari rituel : une chasse au canard est organisée. Tous les moyens sont bons pour le capturer, et le vainqueur échappera à la misère. Les jeux sont ouverts et le peuple laisse libre cours à ses pulsions... Sauf que, cette fois, avec l'aide d'une poignée de rêveurs et d'insoumis, le canard joue crânement sa chance. Dans ce premier roman aux allures de course-poursuite, Éloi Audoin-Rouzeau Interroge la bestialité tapie en chacun de nous. Face à la violence sociale, il en appelle à l'individu. Une plume tendre qui dénonce la barbarie et célèbre la résistance

Le mode avion

Quelle merveille, quel cadeau !

Le mode avion de Laurent Nunez

Laurent Nunez m’avait ébloui avec ses mots nouveaux et voilà qu’il s’est mis en tête de nous faire une double biographie en partant d’une statue quelconque dans un bled perdu… Deux linguistes obscurs dont nul ne parle plus aujourd’hui, Étienne Choulier et Stefán Meinhof… D’ailleurs, à bien y regarder… Où donc peuvent bien se trouver leurs pages Wikipédia ?

Un bijou, une pépite d’humour et de tendresse à lire d’urgence ou à réserver pour les froides nuits auprès du feu.

Merci !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Choulier et Meinhof étaient de jeunes professeurs de grammaire, discrets, charmants, ambitieux et doués : mais par-delà le goût de l'apprentissage, la volupté de l'étude, la passion de la transmission, tous ces beaux et nobles sentiments dont leurs proches les félicitaient - et qu'ils ne ressentaient vraisemblablement pas -, ils auraient aimé découvrir quelque chose, apposer leurs deux noms sur un nouveau continent mental, déterrer un trésor philologique, construire un beau système philosophique, présenter au monde, enfin ! , une théorie incroyablement neuve

Open Bar

Les BD de Fabcaro se reconnaissent vite : elle font rire !

Open Bar : 1re tournée de Fabcaro

Quelques cases, souvent très similaires qui provoquent une sidération heureuse, un questionnement basique, une interrogation sur le possible des choses et… en filigrane, une réflexion malaisante sur nos habitus sociaux… Ça se dit ça, habitus sociaux, ou c’est pléonastique ?

Open Bar : 2e tournée de Fabcaro

Un peu inégal avec des perles diamantifères !

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
1re tournée
Y a un bébé éléphant dans ma salade...

2.
Mmh, c'est très bon...
Mince, sans faire exprès, elle s'est mis une cuisse de poulet sur la tête en coupant son poulet...


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Une bande dessinée qui tourne en dérision certains travers humains et sociaux, comme les mécanismes de la séduction, les réunions de copropriété, le langage du marketing, les stages de développement personnel, le racisme, les trottinettes électriques, les embouteillages des vacances, les grèves ou encore la location d'appartements

Moins qu’hier (plus que demain)

S’il y a plusieurs sortes d’humours, ce livre est résolument à classer dans l’absurde-désespéré.

Moins qu’hier (plus que demain) de Fabcaro

Des vies de couple (enfin, ce qu’il en reste, ou même qui ne verra possiblement jamais le jour (ouf)). Des situations absurdes comme peut l’être parfois la vie (mais copieusement absurde quand même)

C’est très drôle et trop court… comme la vie, courte (mais pas toujours drôle)

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Vous êtes bien sur la messagerie de Géraldine. Je suis absente pour le moment, mais vous pouvez laisser un message après le bip...
* bip *


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Une chronique à l'humour mordant des relations de couple, entre incompréhensions, compromis et moments absurdes ou cocasses de la vie à deux