Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Deux copains aux cheveux longs (les auteurs), décident sur un coup de tête d’enfourcher leur vélos pour quitter Paris le temps d’une semaine et descendre en Bourgogne.
La ride de Simon Boileau, dessins de Florent Pierre
Un road trip à la recherche du grand air, des petites boulangeries, des paysages avec des fleurs, des collines (les cols aussi !) et des ruraux un peu brutasses et hospitaliers.
Mais aussi… une fuite de la grande ville, du stress permanant, de l’enfumage continuel, de la sur-circulation et du bruit des moteurs.
Un bol d’air aux dessins qui collent parfaitement aux thématiques : la route, la zénitude, l’effort, l’amitié et les paysages qui se déroulent devant les vélos à coups de pédales
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Continuez tout droit pendant 800 m.
La distance restante est de 6.3 Km.
Votre allure actuelle est de 26 Km/h.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Ride [« raïde »] nom féminin, dérivé de l'anglais
1. Virée à vélo
Pour changer d'air, Simon et Florent quittent Paris le temps d'une ride à travers la France.
2. Équipée sauvage, échappée belle, aventure en roue libre
En amitié comme en vélo, il y a des hauts et des bas. Et entre les deux, il y a la ride.
Pour changer d'air, Simon et Florent quittent Paris et entreprennent un voyage à vélo de Paris à la Bourgogne en cinq jours.
J’ai ouvert ce livre sans trop savoir de quoi il en retournerait, faisant entièrement confiance à l’autrice du terrible Syndrome du varan. Et c’est probablement la meilleure façon d’entamer un livre. Et quel choc !
Alors, si vous ne l’avez pas encore lu, fermez cette fenêtre, ne lisez pas plus loin et foncez chez votre libraire !
Quand on eut mangé le dernier chien de Justine Niogret
Un livre glaçant et bouleversant ! Sans aucune fioriture ni effet de style, Justine Niogret raconte l’expédition en Antarctique de trois hommes, dix-sept chiens et deux traîneaux (au départ…)
Le demi-traîneau de Mawson
L’histoire de Douglas Mawson, Belgrave Edward Sutton Ninnis, Xavier Mertz et 17 chiens groenlandais
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Hors de la tente, un des chiens se mit à hurler. On ne pouvait guère entendre son cri, mais on le ressentait, dans la chair: une vibration organique, vivante, au milieu des rugissements de vent si durs qu'ils en devenaient minéraux.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Il n'existait pas de mots pour en parler, puisque les mots étaient une façon de communiquer entre les Hommes et que le Sud était par essence totalement inhumain. Il s'agissait d'une vie étrangère, une vie de glaces, de minéraux et de vents.
C'était un voyage au bout duquel il n'y avait rien. On ne pouvait se risquer dans cet espace que pour un court instant et on savait que l'on marchait non pas dans la mort, car la mort est une action, un fait, mais plus exactement dans un endroit où il était impossible de vivre.
Trois hommes partent en expédition en traîneaux pour cartographier le pôle Sud. Ils sont plongés dans un paysage spectaculaire et hostile, usés par le froid et la faim. Un récit inspiré par l'expédition Aurora dirigée par l'Australien Douglas Mawson en 1911.
Ces chroniques birmanes sont le carnet de voyage de Guy Delisle qui a suivi sa femme en mission pour M.S.F en Birmanie durant une année.
Chroniques birmanes de Guy Delisle
L’occasion de présenter dans son style bien personnel les différentes facettes de ce qu’il a vu. Les expats, bien sûr… avec fêtes, piscines et alcool. Mais aussi la dictature et la parano qui en découle, la chaleur et l’humidité, le paludisme, les magasins et les classes sociales, les moines et la religion, les O.N.G, l’armée et les fonctionnaires, les déplacements et… tout le reste…
Une somme impressionnante, un peu lassante parfois, mais drôle et pleine d’autodérision
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Guatemala
Dring !
Clac !
Bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) L'auteur a suivi sa compagne pendant quatorze mois en Birmanie alors qu'elle y collaborait avec Médecins sans Frontières. Il raconte son expérience du pays et comment il a fini par apprivoiser son environnement. Il présente aussi la réalité politique, sanitaire et sociale de ce pays dominé par un groupe de militaires soutenu par de puissants groupes industriels
Vous cherchez un petit cadeau pour une lectrice acharnée, pour un dévoreur de livres, pour une petite fille qui aime les bandes dessinées ou un petit garçon qui lit tous les soirs une petite histoire ? Ne cherchez pas plus loin !
101 façons de lire tout le temps de Timothée de Fombelle et dessins de Benjamin Chaud
Voilà un petit trésor de poésie, une ode à la lecture de 1 à 101 ans (et bien plus si entente !)
Vous vous retrouverez à chaque page un chaque clin d’oeil qui vous fera sourire. Vous lisez dehors, au café, au lit, avec un chat ou dans votre baignoire ? Oui, pour toutes et tous, cet album est là pour vous rappeler au plaisir de lire
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) La poule mouillée, Le tournesol, La contorsionniste, Le somnambule, L'absente...
Ce catalogue unique en son genre recense 101 façons de lire tout le temps parmi les 36 000 couramment observées dans la nature. Chaque façon de lire tout le temps a été collectée et nommée par l'explorateur Fombelle, puis représentée avec la plus grande précision par le professeur Chaud. Pour les savants et les curieux
Comment en est-on arrivé là ; Quelles sont les règles du jeu ; Pourquoi créer à partir de rien ; Que fait un artiste de ses journées ; Pourquoi raconter des histoires ; Faut-il encore fabriquer l’oeuvre ; L’art peut-il construire un monde meilleur.
ce petit livre regorge d’œuvres, d’artistes et d’illustrations très parlantes.
Malheureusement, son titre m’a semblé trompeur.
Car s’il présente bien différents courants de l’art contemporain, je n’y ai pas vraiment trouvé de clés de décryptages (si ce n’est peut-être tout à la fin du livre sur une double page) permettant de mieux comprendre une oeuvre devant laquelle je me retrouverais perplexe.
Décoder l’art contemporain de Natalie Rudd
Voilà donc plutôt un livre qui présente un panorama très actuel du monde de l’art contemporain (forcément lacunaire), diversifié et très accessible. Par contre, pour sortir de la sidération face à une oeuvre incongrue, Découvrir & comprendre l’art contemporain d’Alain Bourdie m’avait semblé plus pédagogique.
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) En mettant les pieds dans une galerie d'art contemporain, avez-vous déjà eu envie d'en ressortir aussitôt ? Quand votre chemin croise une œuvre contemporaine, restez- vous perplexe ? Les légendes dites « explicatives » vous laissent-elles abasourdi ? Aimeriez-vous être plus à l'aise devant l'art contemporain ? Si vous avez répondu « oui » à une seule de ces questions, ce livre est fait pour vous.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Le monde de l'art contemporain peut paraître extrêmement déconcertant : d'énormes sommes d'argent, une liste infinie d'artistes à l'échelle mondiale et une gamme illimitée de formes et d'approches. Comment s'y retrouver dans tout cela ?
Ce guide vous y aide en abordant certaines des grandes questions qui animent le monde de l'art : Comment en est-on arrivé là ? Quelles sont les règles du jeu ? Que font les artistes toute la journée ? Où trouvent-ils leur inspiration ? Quelles sont les histoires qu'ils racontent et comment ces histoires reflètent-elles notre société contemporaine ?
À travers une contextualisation des importants héritages du XXe siècle qui ont influencé la pratique récente et des analyses d’œuvres issues du monde entier, cet ouvrage vous emmènera dans l'esprit des artistes : un outil parfait pour apprendre à s'amuser avec l'art contemporain
C’est le genre de petit livre qui traine sur un coin de table, que l’on feuillette d’une main, le regard distrait et qui risque de nous happer pour une bonne heure à en tourner les pages.
100 mots à connaître d’urgence pour rehausser un discours ou une conversation de Jean Pruvost
Rien d’extraordinaire, juste quelques mots bien choisis, qu’on connait déjà, oubliés ou que l’on découvre, agrémentés d’une citation, d’une définition et de quelques synonymes, antonymes ou concepts approchants. C’est érudit tout en restant léger, l’occasion de se cultiver avec le sourire
Sympa 🙂
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) « La culture, c'est connaître cent mots de plus que les autres. »
Frédéric Dard, Les Pensées de San Antonio, 1996.
« Qu'on voie, en ce que j'emprunte, si j'ai su choisir de quoi rehausser mon propos », nous confie Montaigne, cité par Littré en son Dictionnaire de la langue française, achevé en 1872.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) 100 mots - en fait plus de 500 grâce à l'index pour échapper à la platitude, voilà qui ne se refuse pas pour donner à nos conversations et nos discours davantage de force, de séduction et de panache. En étant plus précis : ainsi en est-il de pléthorique, népotisme, sibyllin, concussion, sophisme, chaque mot étant raconté avec son étymologie et son histoire, assorties de citations. En étant plus élégant, plus émouvant : avoir de l'entregent, remercier l'amphitryon, agir avec célérité sont mieux dits qu'avoir du piston, dire merci, et faire vite. En étant plaisant : évoquer l'académie de quelque callipyge, homme ou femme, est certes coquin, mais en rien vulgaire, surtout si on est abstème...En faisant appel à une culture sans cuistrerie : le rocher de Sisyphe, le tonneau des Danaïdes, la boîte de Pandore, jouer les Cassandre, se montrer jacobin ou girondin, l'oecuménisme, l'équanimité ne sont pas des mots prétentieux, mais des concepts forts. Enfin, partager avec ses interlocuteurs les origines et les charmes d'un mot utile n'est jamais perdant !
Vingt brillantes chroniques sur la médiocrité… Ou plutôt, si j’ose, un regard dans le miroir de la médiocrité. Pourquoi médiocre (qui voulait initialement dire moyen) est il devenu mauvais ? Pourquoi devrions-nous nous croire supérieurs à cette moyenne ? Quel est ce culte de la performance que notre société nous impose, nous fait miroiter ? Faut-il être mieux pour être heureux ?
Petit éloge de la médiocrité par Guillaume Meurice
Et qui nous y pousse ? L’économie, Instagram, notre miroir, une naturelle ambition, Dieu, nos chef-fe-s, le sport, les coachs, nos complexes, le capitalisme (oui, c’est bien du Guillaume Meurisse)…
Le médiocre passé à la moulinette, c’est hilarant, questionnant et brillant (oui, zut, c’est mieux que médiocre. Déso, Guillaume, c’est loupé!).
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Je suis médiocre
Mail reçu le 13 avril 2019, à 9 h 53:
Bonjour, je vous écoute à la radio et parfois je lis vos écrits et je dois dire que je trouve cela systématiquement raté. Vous êtes nul. Nul, nul, nul. Vous êtes même pire que nul. Vous êtes médiocre. C'est ça ce que vous êtes: médiocre.
Philippe
Plaisir du matin. Poésie contemporaine. Haïku des temps modernes. Mais surtout intense perplexité face à une personne qui consacre quelques moments de sa vie à chercher mon adresse électronique, rédiger son texte, le relire, peut-être avec précaution, corrigeant çà et là une faute d'orthographe, avant de me l'envoyer.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Médiocre : de qualité moyenne, qui tient le milieu entre le grand et le petit. La normalité, version péjorative, avec un arrière-goût de nullité.
Pour Guillaume Meurice, ardent défenseur du 10/20, du « peut mieux faire », du « bof bof », la médiocrité est non seulement un mode de vie, mais aussi un formidable facteur d'émancipation. Elle autorise l'action sans la pression du résultat, pour le simple plaisir de se mettre en mouvement, pour la beauté du geste. Il faut la revendiquer en tant que résistance politique, car elle porte en elle le refus de la hiérarchie, de la compétition et du catéchisme capitaliste.
À la fois manifeste en faveur de la contre-performance et anti-manuel de développement personnel, ce Petit éloge nous invite à accepter avec sérénité notre médiocrité. Décomplexant !
Nicoby et Joub se sont retrouvés dans un petit périple en Guyane française dans la forêt amazonienne. Deux froussards paniqués au milieu d’une jungle hostile… Heureusement fort bien accompagnés !
Manuel de la jungle, un voyage avec Olivier Copin de Nicoby et Joub. dessin Nicoby et aquarelles de Joub
Ce très drôle voyage démontre que les plus grands dangers ne sont pas ceux qu’on aurait attendu, même si les piqures de raies, les dents des crocodiles, les mygales, serpents et autres fourmis ne sont pas à sous-estimer.
Un récit de voyage bien alcoolisé aux dessins et couleurs très vivants.
Et BANG ! BANG !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Comment survivre au milieu des serpents, des araignées et des orpailleurs de la jungle guyanaise quand on est un auteur de bandes dessinées habitué à la quiétude de son atelier climatisé ? Nicoby vit en Bretagne et son ami Joub s'est installé à Cayenne. Là-bas, ils ont rencontré un coureur de forêt qui a voulu leur prouver que l'Enfer vert pouvait être un paradis des sens. Entre expédition initiatique et récit documentaire, les deux dessinateurs esquissent avec drôlerie - et parfois gravité - un portrait unique et inédit de la plus fascinante et de la plus inquiétante de toutes les jungles de notre planète.
Une lecture éclairante pour qui voudrait comprendre les sens premiers de féminisme ou de laïcité et leurs relations. Un réquisitoire implacable contre le sexisme des religions, sans jamais confondre foi et clergé, intime et politique, croyances et manipulation.
Un livre qui commence par un gros saut en arrière, à la naissance des trois grandes religions monothéistes, pour comprendre comment elles se sont constamment assises sur les droits des femmes, simples outils procréatoires.
Un essai qui démontre, pas à pas, comment les religieux ont conservé leur emprise et quelles révolutions (française, bolchevique, féministes…) ont petit à petit redonné aux femmes des droits sur leur corps et leurs libertés.
Mais également combien ces avancées sont constamment remises en questions, comme elles sont fragiles.
Tristane Banon termine aujourd’hui, avec les débats autour du voile ou de la laïcité avec une position claire et étayée qui n’est pas sans rappeler les brillantes plaidoiries de Richard Malka.
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Je suis née des trois religions du Livre.
Mon grand-père était musulman, ma mère est catholique et mon père, juif.
Longtemps j'ai voulu suivre une voie religieuse. C'eût été réconfortant et confortable, balisé.
La religion vous prend au berceau, littéralement, et s'occupe de vous jusqu'à la mort. Elle vous exempte de beaucoup de questionnements, elle pallie le doute, les incertitudes, vous console des accidents de la vie, aussi. Avec les années, elle vous dit quoi faire, comment, qui respecter, quoi espérer, quel chemin emprunter.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Quand « Dieu » est érigé en maître à penser politique, c'est la femme qui, la première, courbe l'échine. Il suffit d'observer les fondamentalistes islamistes imposer le niqab, la burqa, le tchador ou le hijab, les juifs ultra-orthodoxes perruquer leur femme, ou encore les traditionalistes catholiques aller jusqu'au meurtre lors de raids anti-avortement, pour s'en convaincre. Bien sûr, ils sont les radicaux, les extrémistes, ils sont ceux pour qui la religion est le moyen d'installer un ordre social au sein duquel la femme se soumet, s'oublie et vit cachée, à l'ombre des hommes.
Ce livre ne veut pas faire le procès de la croyance, il appartient à chacun de décider ce en quoi il veut placer sa confiance, cela relève de l'intime.
Mais aucun texte sacré - ni la Torah, ni la Bible, ni le Coran - ne veut l'émancipation de la femme, aucun ne lui reconnaît les mêmes possibles qu'aux hommes. Seuls existent des croyants humanistes, conscients de ce que les écrits ont à enseigner, et de ce qu'il faut savoir laisser au bord du chemin de l'universalisme.
Alors que l'obscurantisme intégriste gagne doucement du terrain, bien plus ancré dans les mentalités que ce que l'on croit, Tristane Banon dénonce les grands marionnettistes de droit divin et rappelle qu'il n'y a pas de féminisme envisageable sans l'irrespect des religions et une bonne part de laïcité
Ce n’est pas vraiment une bande dessinée, mais ce n’est pas non plus juste un carnet de croquis. C’est plus sûrement le cri de douleur d’un dessinateur.
Catharsis de Luz
Luz était arrivé en retard, mais assez tôt pour voir ses amis partir sous les balles lors de l’attentat de Charlie Hebdo. Ces dessins témoignent d’un douloureux chemin vers la guérison.
Un livre qui n’est pas sans rappeler Dessiner encore de Coco.
Un album intime et très touchant.
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Un jour, le dessin m'a quitté, le même jour qu'une poignée d'amis chers. À la seule différence qu'il est revenu, lui. Petit à petit. A la fois plus sombre et plus léger..
Avec ce revenant, j'ai dialogué, pleuré, ri, hurlé, je me suis apaisé à mesure que le trait s'épurait.
Tous deux, nous avons essayé de comprendre. Nous nous sommes dit, le dessin et moi, que nous ne serions plus jamais les mêmes.
Comme tant d'autres.
Ce livre n'est pas un témoignage, encore moins un ouvrage de bande dessinée, mais l'histoire de retrouvailles entre deux amis qui ont failli un jour ne plus jamais se croiser.
Luz
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Après les attentats terroristes contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, le dessinateur du journal signe cet album intime et libérateur. Une thérapie par le dessin dans lequel il livre ses pensées et évoque son quotidien bouleversé par l'événement.