Le beurre de Manako

Si vous avez un petit souci de cholestérol, n’ouvrez surtout pas ce livre. Même la couverture risquerait de vous le faire grimper. Le titre ne trompe pas.

Le beurre de Manako de Asako Yuzuki, trad. de Mathilde Tamae-Bouhon
Car derrière une histoire de tueuse en série manipulatrice, se cache une histoire gastronomique à la française en plein cœur du Japon. Joël Robuchon devrait valider sans hésitation !Une enquête menée par une journaliste gourmande et fascinée qui dévoile un pays patriarcal avec toutes les injonctions et inégalités qui pèsent sur les femmes

Délicieux, mais un poil écœurant… doublement

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Les étroites habitations aux façades écrues s'étirent à perte de vue le long des collines en pente douce.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Le quotidien de Rika, jeune journaliste ambitieuse mais surmenée, est bouleversé quand elle rencontre Manako, une femme accusée d’avoir assassiné trois de ses amants.

Pleine d’assurance, Manako ne cache pas son amour pour la cuisine somptueuse grâce à laquelle elle a su garder ses hommes. Rika veut à tout prix l’interviewer, et Manako y consent à condition que celle-ci se plie à ses demandes culinaires. Fascinée par ce personnage, Rika accepte. Mais en changeant de régime alimentaire, elle gagne quelques kilos et pour la première fois, subit le regard des autres.

Entre emprise et velléités d’indépendance, Rika va mener son enquête sur le passé trouble de Manako, tout en prenant conscience des injonctions de la société à l’endroit des femmes.

Inspiré d’un fait divers qui a défrayé la chronique, Le beurre de Manako est un roman délicieux saupoudré de tension psychologique et un portrait panoramique du Japon contemporain.