Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Un père coincé avec sa femme et ses deux enfants. Un procrastinateur angoissé presque heureux reçoit un bon pour un dépistage du cancer colorectal.
Broadway de Fabrice Caro
C’est drôle, humain, anecdotique et un peu absurde. Un peu long aussi
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Une femme et deux enfants, un emploi, une maison dans un lotissement où s'organisent des barbecues sympas comme tout et des amis qui vous emmènent faire du paddle à Biarritz... Axel pourrait être heureux, mais fait le constat, à quarante-six ans, que rien ne ressemble jamais à ce qu'on avait espéré. Quand il reçoit un courrier suspect de l'Assurance maladie, le désenchantement tourne à l'angoisse. Et s'il était temps pour lui de tout quitter ? De vivre enfin dans une comédie musicale de Broadway ?
Après Le discours, Fabrice Caro confirme son talent unique de prince de l'humour absurde et mélancolique
Coincé par le confinement, Manu Larcenet s’allume un petit pétard et part visiter les tableaux des musées
Confinement en œuvres de Manu Larcenet
Pas grand chose d’autre qu’une balade plaisante, un petit peu d’humour, des clins d’oeil et quelques boutades…
Ça m’a quand même bien fait rigoler
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Au cours du confinement du printemps 2020, le dessinateur a revisité l'histoire de la peinture en détournant cinquante toiles de grands maîtres, parmi lesquels Rubens, Goya, Van Gogh, Munch, Bonnard, Klee, Picasso ou encore Warhol. Classées selon l'ordre de succession des grands courants de la peinture, ces oeuvres détournées sont accompagnées de légendes humoristiques
Des nouvelles disparates qui ne parlent de rien ou qui parlent tout…
Holy, etc. : essais, fictions, poèmes 1 lettre d’aveux de Fabienne Radi
C’est très drôle et le plus grand plaisir est de se laisser guider dans des démonstrations dont on ne sait plus à la fin d’où elle provenaient.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Dans ce livre on trouve des motifs récurrents comme les culottes, les enterrements, les dentistes et les briques. Il y a des liens de cause à effet entre les pandas et l'eczéma, la décoration et les soins palliatifs. On croise Flannery O'Connor, Allen Ginsberg, Simone de Beauvoir, Dean Martin, le Hippie mort de Paul Thek, la femme de Raymond Carver et le mari de Ma Sorcière bien-aimée. Certains apprendront des choses sur le fonctionnement des radiateurs et le bien-être des cochons d'Inde
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Dans ce livre on croise des breaks Volvo, des chefs indiens, des kangourous, l'inventeur du velcro, une saucisse au chou, mais également Burt Lancaster en slip de bain, Paul Newman en professeur de géologie ou Konrad Lorenz parlant à ses oies. Tout ça avec de l'art qui entre par une porte et ressort par une autre en arrière-plan
Laurence Boissier est une magicienne à l’humour délicat et irrésistible.
Inventaire des lieux de Laurence Boissier
En parcourant tous ces lieux anodins qui vont du Nord au balcon et de l’étang au trou noir elle nous invite à redécouvrir la poésie des instants, des lieux, des rêves et des souvenirs.
Un chef d’oeuvre délicat que l’on conseille jalousement, certain d’y tenir une pépite trop fragile
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Mais il faut savoir qu'outre l'impermanence de cet instant exquis que vous passez avec vous-même, c'est tout de même dans un effondrement que vous êtes en train de vous ébattre joyeusement, un gouffre, un trou en fait, et qu'aussi bien toutes sortes de choses peuvent en surgir que d'autres y disparaître à tout jamais
Et si les robots finissaient par acquérir une âme, une capacité à penser par eux-même, transcender l’IA pour devenir plus encore?
Et s’il s’agissait, en l’occurrence d’une lovebot, une poupée sexuelle dotée d’intelligence…
Esther de Olivier Bruneau
Elle s’appelle Esther et se fait martyriser par son propriétaire
Un livre très drôle, plein de questions et difficile à lâcher !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Anton et Maxine forment un couple sans histoires, doucement consumé par la routine. Une nuit, en rentrant d'un dîner, ils découvrent par hasard une lovebot - robot sexuel animé et doué d'intelligence artificielle - jetée dans des ordures. L'irruption dans leur vie de ce corps, programmé pour le plaisir mais martyrisé dans sa chair synthétique, va bien vite bousculer leur intimité.
Tandis que la créature reprend peu à peu vie et révèle des fragments de son passé, ils ne se doutent pas encore que les épreuves qu'elle a traversées la rendent exceptionnelle et en font la proie d'une traque féroce...
Mais quelle beauté, quel coup de cœur absolu pour ce livre !
Mon père en doute encore de Saphia Azzeddine
Saphia Azzeddine raconte son père, son enfance au Maroc, son arrivée en France et sa famille. Un livre comme une déclaration d’amour, comme un « merci de nous avoir aimés et de nous avoir grandis »
Une histoire de famille avec le Maroc, la France, l’amour des autres, les colères aussi, l’immigration. Un portrait aux milles parfums et couleurs, plein d’humour aux running gags amusants, lassants et ré-amusants, plein de tendresse et de gratitude.
Merci !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) "Il aurait voulu être un patriarche. Il n'a été qu'un bon père. Au fond de lui sommeille un petit dictateur qu'il aurait aimé nourrir pour devenir le genre d'homme que l'on craint déjà derrière la porte. Cette assurance que le pouvoir confère et qu'annonce un pas souverain avant d'entrer dans une pièce. Ceux qu'on redoute même quand ils sourient. Il aurait voulu être plus tout et moins quelque chose. Plus riche et moins pauvre en fait".
Dans ce roman autobiographique, Saphia Azzeddine nous livre l'histoire de son père. Cet enfant élevé par des femmes au beau milieu de la plus grande palmeraie du Maroc, alors sous protectorat, qui débarquera jeune homme, comme beaucoup dans les années 1960, à Paris pour se faire une place. Mais il ne la trouvera jamais vraiment. Entre deux pays, deux cultures, à la fois fier et honteux, tour à tour infirmer, couturier, c'est en père au foyer qu'il sera le plus heureux et se donnera corps et âme à l'éducation de sa fille, son trésor.
Avec beaucoup de piquant, d'émotions et d'humilité, Saphia Azzeddine retrace sa relation avec son père, ses moments de grâce, ses rébellions et ses excès
Les réflexions d’une femme seule… Avec son chat Chouchou
J’ai hâte d’être à demain de Sandrine Sénès
Des courtes chroniques de une ou deux pages, souvent très drôles, pleines de tendresse et d’autodérision.
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Je ne savais pas qu'un jour j'en serais là, assise sur un banc en bord de mer à donner à manger mon panini dégueulasse aux mouettes.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Il était une femme qui avait une folle envie d'aimer.
Mais le garagiste bien foutu est trop timide, le dragueur du rayon surgelés est quasi borgne et celui qui lui plaît vraiment est déjà pris.
Aux terrasses de café, sur les quais de gare, elle ne voit que des amoureux. Il y a ces vieux couples qui durent, et ceux qui font semblant, il y a les grands romantiques qui ne la font pas rêver du tout.
Heureusement, il lui reste Babar, le zonard alcoolique du quartier. Babar avec ses tonnes de compliments, pour les jours où elle ne se sent pas belle. Babar le fidèle.
En quelques courtes scènes, Sandrine Sénès campe la vie d'une célibataire d'aujourd'hui. Et brosse un portrait plein d'humour et d'autodérision
Amusant, ces pastiches d’Arsène Lupin, Rouletabille, Sherlock Holmes, Vidock, Fantomas, Hercule Poirot ou Miss Marple…
Le parfum de la chatte en noir : et autres pastiches érotiques de romans policiers de Etienne Liebig
Amusant mais très vite lassant tant le lien entre le roman noir et le roman sodo-scato tourne inlassablement en boucle
Bof
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) «Les grands policiers et les grands criminels de la littérature classique ont évidemment une sexualité, mais celle-ci, pour des raisons de censure et de bienséance, n'a jamais pu s'exprimer, faisant de nos héros des êtres impuissants ou frigides. Il fallait que cette injustice soit réparée. C'est pourquoi, dans un souci de vérité historique qui les honore, les éditions La Musardine m'ont confié cette haute mission de rendre à tous ces personnages qui peuplent notre inconscient collectif une vie sexuelle aussi riche et diverse que leur vie aventureuse.»
Un immeuble comme une concentration de désirs, de fantasmes et de sexe.
Parties communes de Anne Vassiviere
Ça commence de façon très drôle et plutôt légèrement avec des effets miroirs très réussis. Puis, ça s’emballe très vite, puissamment et bien profond…
Toutefois, au bout d’un moment, j’ai regretté la légèreté et l’humour du début
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Par le trou de la serrure...
Paris, un immeuble haussmannien dont la façade est en ravalement. Derrière leur apparente respectabilité, les habitants cachent de nombreux secrets, des couples s'y forment, s'y conforment ou s'y déforment au gré des désirs. Il y a, entre autres, la transformation touchante de Nadège, la très catholique propriétaire de l'immeuble, les pratiques insolites du docteur Dupuis, gynécologue, les découvertes extrêmes de Lili, la jeune première, l'idylle entre Marie, pédopsychiatre frustrée, et Jean-Do, ancien pompier bellâtre et macho... Une fois le livre refermé, vous ne regarderez plus jamais vos voisins comme avant !
À la façon d'un Georges Perec dans La Vie, mode d'emploi, Anne Vassivière bâtit un texte uniquement basé sur les pensées intimes et sexuelles des protagonistes, en adoptant un style différent pour chacun. Sa plume audacieuse convoque des mots forts et obscènes, aussi bien que poétiques ou ironiques. C'est en sa qualité de femme que l'auteur écrit : comme elle aime à le souligner, elle ne s'adresse pas tant à la raison des lectrices qu'à leur ventre. Car ce ventre et les sensations qui s'y logent relient Anne Vassivière à toutes les femmes, celles qui assument leur sexualité, celles qui s'ennuient au lit, celles qui jouissent à outrance, celles qui vivent joyeusement l'ordinaire, celles qui désirent avec ferveur...