Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Bérénice vient de quitter Michel H. Après avoir pensé au suicide, il décide de tout tenter pour la faire revenir…
Le bonheur est au fond du couloir à gauche de J. M. Erre
Une grosse blague à humour de premier degré. Drôle, mais très vite lassant.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Depuis l'enfance, Michel H. montre une fidélité remarquable à la mélancolie. Mais le jour où sa compagne le quitte, il décide de se révolter contre son destin chagrin. Michel se donne douze heures pour atteindre le bien-être intérieur et récupérer sa bien-aimée dans la foulée. Pour cela, il va avoir recours aux pires extrémités : la lecture des traités de développement personnel qui fleurissent en librairie pour nous vendre les recettes du bonheur...
Quête échevelée de la félicité dans un 32m2 cerné par des voisins intrusifs, portrait attendri des délices de la société contemporaine, plongée en apnée dans les abysses de la littérature feel-good, Le bonheur est au fond du couloir à gauche est un roman qui vous aidera à supporter le poids de l'existence plus efficacement qu'un antidépresseur !
Un livre délicieux, drôle, tendre, bourré de souvenirs et de pensées autour des livres. Une petite merveille d’humour et de poésie qui trouvera sa place sur toutes les bibliothèques.
Dehors, la tempête de Clémentine Mélois
Clémentine Mélois parle de sa relation aux livres et aux auteurs qui ont nourri sa vie.
Vous aimez les livres ? Clémentine aussi et je vous le redis : c’est une merveille !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Tout commence par la lecture. « D'abord, j'ouvre le livre en grand et je colle mon nez au milieu des pages pour les respirer. » Comment s'imprégner de ses auteurs préférés ? Et comment mieux les connaître, sinon par le plus insignifiant en apparence : les détails ? Comment se fait-il que, ouvrant un Maigret, les phrases « Bonjour, Janvier. - Bonjour, patron » nous trouvent déjà entrés dans l'histoire, et la tiédeur d'un bureau chauffé au poêle du Quai des Orfèvres ? Quel est le rapport entre la vie quotidienne des personnages (une certaine madeleine mangée dans À la recherche du temps perdu) et la nôtre (le cake marbré sous plastique de la station-service de notre enfance) ?
Par des allers-retours entre la vie des personnages et la sienne, Clémentine Mélois nous fait pénétrer au plus près de cette expérience à la fois personnelle et universelle, la lecture. Pendant que, dehors, soufflent les tempêtes, nous vivons dans les livres. Tendre et plein d'humour, Dehors, la tempête nous rappelle que la vie dans les livres est la plus savoureuse de toutes
La question qui tue : perfidies ordinaires, maladresses et autres… de Sophia Aram
Maladroites, condescendantes voir franchement racistes, homophobes ou sexistes (j’en passe), Sophia Aram dresse la liste de ces micro-agressions et c’est très drôle et tout à fait consternant.
Après une première partie théorico-pratico-experiencielle, suit une belle collection de toutes ces petites merdasses à déguster
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Je peux toucher tes cheveux ? »
« Vous fêtez les anniversaires dans ton pays ? »
« T'as pas l'air gay, pourtant. »
« L'important, c'est que tu te sentes bien dans ton corps. »
« T'as tes règles ou quoi ? »
Ces remarques aux faux airs amicaux charrient une tonne de préjugés. Elles sont pesantes précisément parce que les personnes qui les prononcent sont rarement conscientes de leur énormité et des effets qu'elles peuvent produire. C'est pourquoi il est important de prendre la mesure de ces micro-agressions et, pourquoi pas, d'en rire.
L'idée n'est pas d'organiser le plus grand procès d'intention de l'histoire mais de continuer de militer pour la tolérance afin que chacun puisse vivre paisiblement ses différences. Et puisque ça ne suffira pas, que ces « questions qui tuent » nous fassent hurler, sourire ou pleurer, finalement peu importe, l'idée serait simplement de ne pas s'y habituer
Singularité de l’éléphant d’Europe de Pascal Varejka
Reste une compilation remarquable d’auteurs, de gravures et de citations loufoques tels que Pline l’ancien ou Vialatte et son fameux « L’éléphant est irréfutable » … (considérable ?)
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) L'éléphant d'Europe a trouvé en Pascal Varejka, détenteur de la chaire d'éléphantologie au collège de Pataphysique, son plus ardent défenseur. Moins connu que ses cousins africain ou asiatique, le pachyderme européen est l'objet de nombreuses études et représentations dans la littérature et l'art occidental depuis l'Antiquité. Intelligent, sérieux, mais aussi boulimique (Aristote le crédite d'un appétit démesuré), il est volontiers mélomane, voire prophétique ; amateur de belles femmes quand il n'est pas d'une chasteté exemplaire, il dégage une odeur suave qui peut guérir les maux de tête. C'est à un voyage dans l'imaginaire collectif européen que nous invite Pascal Varejka, avec humour et érudition.
Comme l'écrivait André Vialatte, fin connaisseur de l'animal, «l'éléphant est considérable»
23e tome… Un bel âge pour un chat…
Les canines sont moins acérées, le poil moins vif, plus vraiment joueur… peut-être faudrait-il changer d’alimentation ?
Le Chat est parmi nous de Philippe Geluck
Oui… il fatigue un peu le Chat.
Zut
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Recueil de gags, de gravures détournées et de dessins politiquement incorrects dans lesquels le Chat commente l'actualité avec le sens de l'absurde qui le caractérise
Pourquoi s’ennuie-t-on le dimanche après-midi ? A cause du lundi et du travail ?
Et l’ennui, est-ce la mort ou la vie ?
Comment échapper à l’ennui du dimanche après-midi de Gilles Vervisch
Et que faire, alors ? Faut-il vraiment « faire » quelque chose ?
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Peindre ou faire l'amour, Aller à la messe ou chez Ikea ? Binge-watcher devant la télé pour s'enfiler des séries ? Jouer au Scrabble avec mamie, ou plutôt prendre l'air en faisant un jogging ? Ce livre, tout à la fois sérieux et décalé, vous aidera à trouver de quoi occuper votre dimanche après-midi, dans ces heures où pèse parfois une atmosphère un peu morose, de blues ou d'ennui. Mais que se passe-t-il ?
Au-delà du dimanche, l'ennui se révèle un sujet essentiel, soulevant des questions existentielles autour du temps, de la mort, du travail et du loisir, aussi. En un mot, c'est la vie ! Depuis Aristote jusqu'à Sartre ou Camus, en passant par saint Thomas, Thoreau, Schopenhauer, mais aussi John Carpenter, Sofia Coppola ou même Bill Murray, dans Un jour sans fin, tous se sont interrogés sur l'ennui qui pose le problème du sens même de l'existence, et pas seulement le dimanche après-midi.
Et n'oubliez pas ! Dans l'espace, personne ne vous entendra crier... « Qu'est-ce que j'peux faire ? J'sais pas quoi faire ! J'm'ennuie ! »
Le loup en slip tente de passer en force ! Il s’use un peu et avance de façon bien moins subtile. Le ton en devient un peu balourd.
Le loup en slip passe un froc de Wilfrid Lupano, Cauuet Paul et Mayana Itoïz
C’est bien dommage car le loup en slip avait atteint le sommet dès son premier opus et là… pif (gadget), paf, pouf. C’est gentiment un peu moins drôle
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Le Loup en slip rentre de vacances et découvre que... Horreur ! Tout le monde porte désormais le même slip que lui dans la forêt ! C'est une atteinte à son identité ! Que faire ?
Si tout le monde a le même slip, est-il toujours le Loup en slip ?
Immigration, capitalisme, Pôle emploi, pauvreté, tourisme sexuel, système de santé, SDF et terrorisme… Voilà de la BD politique à l’humour brillamment absurde !
Faut pas prendre les cons pour des gens, tome 2 de Emmanuel Reuzé et Nicolas Rouhaud
Et BIM !
Et un tome 2 encore meilleur que le premier !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Tome 1
Peut-on remplacer les enseignants par des distributeurs de diplômes ? Faut-il expulser du territoire son bébé ne parlant pas français quand on est patriote et républicain ? Doit-on incarcérer de futurs criminels pour éviter qu'ils ne commettent de futurs crimes sur de futures victimes ?
Retrouvez toutes les réponses à ces questions dans Faut pas prendre les cons pour des gens, un album d'humour absurde sur la bêtise ordinaire.
Dans ce livre, Reuzé et son fidèle compagnon Rouhaud, n'épargnent rien ni personne pour notre plus grand plaisir. Le dessin de Reuzé singe la BD contemporaine qui n'hésite pas à reprendre le même dessin sur plusieurs cases. Comme vous l'aurez compris, ce bougre ne prend vraiment rien au sérieux, pas même son éditeur !
Emmanuel Reuzé tord et maltraite les clichés de la société et livre une BD hilarante et grinçante à souhait
Tome 2
Faut-il une dérogation pour insulter un patron raciste ?
Peut-on passer des vacances sur le continent de plastique ?
Peut-on se faire rembourser un enfant défectueux ?
Retrouvez toutes les réponses à ces questions dans Faut pas prendre les cons pour des gens, un album d'humour absurde sur la bêtise ordinaire
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Le premier tome de "Thérapie de Groupe", "L’Étoile qui danse", mettait en scène un auteur de bande dessinée en plein désarroi à la recherche de l'inspiration. Dans le second tome de cette trilogie, "Ce qui se conçoit bien", l'auteur, toujours en panne, poursuit sa quête de l'idée du siècle afin de redevenir l'auteur à succès qu'il était. Après ses échecs répétés il est désormais hébergé par la Clinique des Petits Oiseaux Joyeux (" Clinique Psychiatrique pour fous, gros et demi-gros.").
Il y expérimente la vie en communauté et va donc participer, ou non, aux animations proposées : sport ("De vous à moi, c'est pas pour critiquer, mais on ne fait pas une équipe de foot potable avec des sociopathes."), atelier de dessin, rencontre avec le psychiatre ("J'aime bien les psychiatres, ce sont les seuls à écouter sérieusement les fous...", distribution de médicaments ("la drogue y est gratuite et en plus - et je n'ai jamais vu ça ailleurs - il y a toujours quelqu'un pour s'assurer qu'on prenne bien toute notre drogue. C'est bien simple, je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas plus de monde".).
En décrivant un Manu Larcenet en manque d'idées, l'auteur ouvre des dizaines de pistes qu'il explore avant de les refermer et démontre paradoxalement une imagination débordante. Il continue d'explorer l'histoire de l'Art, fréquente Jérôme Bosch et Brueghel l'Ancien, convoque Boileau et Nietzche à un débat télévisé, dialogue avec Baudelaire et réinvente le western.
Le séjour à la clinique porte ses fruits et l'auteur, pas forcément guéri mais apaisé, retrouve sa famille.
Un happy end provisoire en quelque sorte : "Aux Petits Oiseaux Joyeux, si on met de côté quelques suicidaires, en général tout se finit bien ." Un album dense d'une originalité absolues. C'est riche, débridé, foisonnant, intelligent, drôle, décalé et désespéré. Mais l'auteur est aussi un artiste et, en revisitant les grands maîtres, il démontre une incroyable virtuosité graphique.
Manu Larcenet, le dessinateur, peut tout dessiner, jongler avec les couleurs, le noir ou le sépia, adopter tous les styles ; c'est un créateur torturé et complet. Les lecteurs familiers de l'auteur ont évidemment déjà lu le premier tome de cette série hors-norme. Pour ceux qui sont en première année de Larcenet, il est recommandé de le découvrir en commençant par lire le sensationnel "Combat Ordinaire", son premier très grand succès.
Quel dommage, avec un titre pareil, un titre aussi dément, de faire une petite soupe à la Twilight, romantico-ado-nunuche…
Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) de Lizzie Crowdagger
Bon, il y a des petits moments drôles… des tout petits.
Mais zut et re-zut, avec un titre de bombe atomique pareil, ce livre aurait dû tout démonter.
Loupé
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Engagée dans un parcours transsexuel, Cassandra décide de se procurer des hormones auprès d'une association lesbienne, tout en ignorant que cette structure sert de couverture à un gang de motardes surnaturelles