Comment écrire un polar suédois sans se fatiguer

Tout est dans le titre!

C’est drôle, bien vu, aiguisé, gentil et cruel.

Comment écrire un polar suédois sans se fatiguer de Henrik Lange
Comment écrire un polar suédois sans se fatiguer de Henrik Lange

Et ça m’a fait bien rigoler

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Grâce à Comment écrire un polar suédois sans se fatiguer, de Henrik Lange, vous apprendrez à construire à coup sûr une intrigue haletante et des personnages charismatiques, tout en capitalisant sur l'engouement actuel pour la Scandinavie - ses cabanes en bois, ses forêts de pins et son alphabet bizarre. Vous bénéficierez de conseils pour faire durer votre carrière d'auteur, comme, par exemple, laisser des intrigues non résolues pour optimiser vos chances d'écrire une suite, ou encore inclure dans votre livre les scènes qui sauront intéresser des producteurs de films...

Couilles de velours

Dommage de gâcher un joli titre. Mais c’est brouillon, confus.

Couilles de velours par Corinne Desarzens
Couilles de velours par Corinne Desarzens

Il y a des jolis passages, des belles trouvailles, mais à trop rechercher la belle phrase, l’économie des mots et la pureté de l’émotion, Corinne Desarzens en devient pingre et m’a laissé un peu… désemparé.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Une énorme fleur de chair, insubmersible. J'avais plus de soixante ans quand j'ai pris mon premier bain avec un homme. Un bain drôle, effarant, comme si j'avais fait ça n'importe quel jour de ma vie.

Des parties génitales d'un amant au velouté sublime d'un vin rouge, ces petites proses truculentes ou poétiques nourrissent le terrain fécond de l'amour et de l'humour

L’onyx rose

Une fable, un conte, une prose poétique, un délire sous LSD, la rencontre de Rimbaud et Katerine?

L'onyx rose de Brigitte Fontaine
L’onyx rose de Brigitte Fontaine

130 pages incompréhensibles à la beauté surréaliste

Peut-on mettre 5 étoiles à un livre auquel on a rien compris ou fallait-il n’en donner aucune à ce trésor hypnotique ?

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Roman d'aventures ordinaires et extraordinaires, dans le Très-Haut encore, le Très-Bas encore et le mitan, des temps et des univers, L'onyx rose est une chimère. Écrit par la lumpen B.C.B.G. de la littérature, la lanterne rouge du Tour de France et d'ailleurs, le serpent noir luisant ressuscité des morts, Brigitte Fontaine, chantre et écrivain, pas vaine, tragicomique, le poison de vie, le pouët-pouët qui se la pète, qui vous souhaite bon voyage, bonne année et qui vous embrasse, bande de ploucs comme elle, à tire-d'aile et à tire larigot allegro !

L’art de se conduire dans la société des pauvres bougres enseigné aux gens du monde

C’eut été drôle, certes, mon bon. Mais aujourd’hui, difficile de s’ébaubir devant ce petit manuel ironique de bonnes manières à l’usage des gros fats de 1879.

L’art de se conduire dans la société des pauvres bougres enseigné aux gens du monde de la Comtesse de Rottenville

Restent de bon sourires, mais guère de quoi en faire un ouvrage. Éventuellement un petit texte à glisser dans un recueil drôle ?

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
En général, un traité de savoir-vivre enseigne à l'homme du commun l'art de se conduire chez l'homme du monde. Sous le pseudonyme de la Comtesse de Rottenville, André Gill enseigne à l'homme du monde l'art de se conduire chez l'homme du commun.

Une merveille d'humour, d'intelligence et d'ironie

L’art de choisir sa maîtresse : et autres conseils indispensables

Une magnifique édition soignée de la Finitude pour un petit recueil de textes rigolos qui ne valent principalement que par la nature de leur auteur.

Restent de belles drôleries et incongruités, dont ces conseils pour choisir une femme mure pour maîtresse:

L'art de choisir sa maîtresse : et autres conseils indispensables de Benjamin Franklin
L’art de choisir sa maîtresse : et autres conseils indispensables de Benjamin Franklin

Sacré Benjamin, quel coquin !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Comment choisir sa maîtresse ? Question cruciale s'il en est dans ce domaine où la moindre erreur peut s'avérer fatale... Plein de sagesse, Benjamin Franklin nous fait part de son expérience : il faut la préférer vieille. Il donne d'ailleurs au lecteur incrédule huit excellentes et réjouissantes raisons de suivre son conseil.

Mais ce précieux petit livre recèle bien d'autres recommandations indispensables puisqu'on y apprendra quelques règles pour se montrer un compagnon détestable ou encore la meilleure façon de devenir la reine des commères

Le syndrome de la chouquette : ou la tyrannie sucrée de la vie de bureau

C’est la vie de bureau et c’est drôle. Mais c’est vrai aussi, et du coup, c’est pas toujours aussi drôle que ça.

Le syndrome de la chouquette de Nicolas Santolaria
Le syndrome de la chouquette de Nicolas Santolaria

Mais, avec un brin d’autodérision, un poil de détachement et un peu de cynisme, c’est drôle quand même.

Parce que la vie du bureau, c’est quand même rigolo

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La machine à café totémique, le nouveau canapé de l'open space, la disparition des frontières entre vie privée et vie professionnelle, le Chief Happiness Officer et ses crocodiles Haribo, le cadre à trottinette, les bistrots envahis par les ordinateurs portables des indépendants, la chouquette comme instrument de gestion des équipes...

En 69 chroniques, Nicolas Santolaria, journaliste spécialiste des mondes climatisés, explore l'univers du travail et son virage prétendument cool. Des situations embarrassantes dans l'ascenseur aux échanges professionnels faussement décontractés, du langage mâtiné d'anglais aux nouvelles théories de management les plus folles : tout est passé malicieusement au crible d'un humour aussi argumenté (mais moins soporifique) qu'une présentation PowerPoint. Soit une plongée revigorante dans cet incroyable incubateur à névroses qu'est l'entreprise moderne

La dernière gorgée de bière

C’est beau, doux, drôle, dur et lucide. Dès les premières pages on est emporté dans la maladie et la vie qui s’accroche et qui veut encore rire et aimer.

La dernière gorgée de bière de Ariane Ferrier
La dernière gorgée de bière de Ariane Ferrier

Un témoignage de la joie de vivre malgré les perfusions, la chimio et les radiothérapies. Comme dans une danse, Ariane Ferrier m’a bouleversé avec elle. Merci.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Ce livre est un récit de voyage :
la traversée du cancer sans escale.

Mais pas d'un voyage en solitaire. Il y a mes aimés : mes filles, mon petit-fils, le père de mes enfants, ma soeur, mes frères. Mes amis. Mes potes.

Et des infirmières, des chirurgiens, des oncologues. Des patients. Des inconnus croisés.

C'est un récit de voyage dont on ne sait pas s'il se termine bien, parce que l'auteure de ces lignes n'a pas encore abordé de terre connue.

C'est un récit de cancer, mais il y a des rires, de la bouffe et du vernis à ongles rouge.

Ce constat, enfin : si les premières fois sont inoubliables, les dernières peuvent être intenses et goûteuses aussi

Eleanor Oliphant va très bien

Ça ressemble à du feel-good… Et c’est quand même un petit peu plus que ça, même si elle va très bien. L’histoire dure, douce et tendre d’une inadaptée sociale au lourd passif. Une vie terne et perdue dans la solitude noyée à la vodka.

Eleanor Oliphant va très bien de Gail Honeyman
Eleanor Oliphant va très bien de Gail Honeyman

Avec une jolie dédicace aux amateurs peu soigneux des bibliothèques qui m’a fait bien sourire dans ce livre qui ne manque pas d’humour.

Et une méchante coquille de la traductrice, Aline Azoulay-Pacvoñ qui failli clore cette lecture prématurément. Madame, lorsque les docteurs (esses!) sont des femmes… parlez d’elles, s’il vous plait

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Dotée d'une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu'elle les pense, sans fard, sans ambages. Fidèle à sa devise « Mieux vaut être seule que mal accompagnée », Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d'une bouteille de vodka.

Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec « maman ».

Mais tout change te jour où elle s'éprend du chanteur d'un groupe de rock à la mode. Décidée à conquérir l'objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés va lui faire repousser ses limites.

Car en naviguant sur les eaux tumultueuses de son obsession amoureuse et de sa relation à distance avec « maman », Eleanor découvre que, parfois, même une entité autosuffisante a besoin d'un ami...

Mon autopsie

Voilà, c’est fini. Mort! L’heure du bilan, le moment de disséquer sa vie sous le bistouri d’Égoïne, jeune – et forcément belle – étudiante en médecine.

Mon autopsie de Jean-Louis Fournier
Mon autopsie de Jean-Louis Fournier

Entre humour, nostalgie, fantasmes et regrets, Jean-Louis Fournier dresse le testament de son éternité, le portrait qu’il aurait souhaité laisser.

C’est doux et tendre, lui qui ne l’a pourtant pas toujours été.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
"Je suis mort.
C'est pas le pire qui pouvait m'arriver."

Jean-Louis Fournier s'est fait autopsier par la charmante Egoïne pour qu'on sache ce qu'il avait dans la tête, dans le coeur et dans le ventre

La serpe

Une enquête minutieuse sur un triple meurtre, mise en valeur par une construction brillante. Des personnages complexes révélés par une approche visant à en découvrir les multiples facettes. Un souci de coller au plus près d’une histoire judiciaire qui peut sembler bâclée et menée à charge. Et enfin, et surtout, cette fausse désinvolture pour alléger et reprendre de la distance et de l’air face à tout ce sang, cette boucherie.

La serpe de Philippe Jaenada
La serpe de Philippe Jaenada

Alors oui, c’est misère bien foutu, c’est drôle et sérieux. Mais crotte, trop de notes, dirait l’empereur à Mozart. C’est long, c’est long.

Mise à jour à postériori
Et après les conclusions de Phillipe, il peut être fort intéressant de jeter un œil à In violentia veritas de Catherine Girard (la fille de) ! Là aussi, c’est remarquable et elle apporte un point de vue plus qu’intéressant sur le sujet !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Un matin d'octobre 1941, dans un château sinistre au fin fond du Périgord, Henri Girard appelle au secours : dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Il est le seul survivant. Toutes les portes étaient fermées, aucune effraction n'est constatée. Dépensier, arrogant, violent, le jeune homme est l'unique héritier des victimes. Deux jours plus tôt, il a emprunté l'arme du crime aux voisins. Pourtant, au terme d'un procès retentissant (et trouble par certains aspects), il est acquitté et l'enquête abandonnée. Alors que l'opinion publique reste convaincue de sa culpabilité, Henri s'exile au Venezuela. Il rentre en France en 1950 avec le manuscrit du Salaire de la peur, écrit sous le pseudonyme de Georges Arnaud.

Jamais le mystère du triple assassinat du château d'Escoire ne sera élucidé, laissant planer autour d'Henri Girard, jusqu'à la fin de sa vie (qui fut complexe, bouillonnante, exemplaire à bien des égards), un halo noir et sulfureux. Jamais, jusqu'à ce qu'un écrivain têtu et minutieux s'en mêle...

Un fait divers aussi diabolique, un personnage aussi ambigu qu'Henri Girard ne pouvaient laisser Philippe Jaenada indifférent. Enfilant le costume de l'inspecteur amateur (complètement loufoque, mais plus sagace qu'il n'y paraît), il s'est plongé dans les archives, a reconstitué l'enquête et déniché les indices les plus ténus pour nous livrer ce récit haletant dont l'issue pourrait bien résoudre une énigme vieille de soixante-quinze ans