Koko n’aime pas le capitalisme : et autres histoires

Quel chef d’oeuvre!

Koko n’aime pas le capitalisme : et autres histoires de tienstiens

C’est monstre drôle, absolument actuel, engagé, décalé… Tout y est !

Comment rire des codes actuels, des fachos, des politiques, des écolos, des industriels, des média, de la téléréalité, des influenceurs-euses, des écolos, des pseudo-sciences… bref, du monde actuel !

Merci Koko !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Recueil de strips humoristiques, précédemment publiés sur Instagram, évoquant Harry Potter, Sigmund Freud ou encore Dark Vador

Jack London : arriver à bon port ou sombrer en essayant

Voilà une bande dessinée bien atypique où des planches plutôt créatives côtoient des approximations plus brouillonnes.

Jack London : arriver à bon port ou sombrer en essayant de Koza

L’histoire du tour en bateau de Jack London sur le Snark, agrémentée de flash-backs sur différents épisodes de sa vie (le Grand Nord, le communisme…)

Une BD un peu confuse qui n’apporte pas grand chose (enfin, rien) sur la bio de Jack London

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Tour à tour jeune garçon fasciné par la mer, ouvrier, journaliste, mineur, révolutionnaire socialiste ou romancier, Jack London n'a répondu qu'à un seul appel : celui de l'esprit d'aventure.
Ainsi, en 1907, sans rien connaître à la navigation, il entame, en couple, un tour du monde en mer, depuis San Francisco. Cela va sans dire, rien ne se déroula comme prévu

Une maternité rouge

Une histoire complexe trop brièvement racontée tant les problématiques sont tentaculaires. Et pourtant, un dessin superbe ! L’histoire d’une statuette trouvée au Mali et apportée par un jeune migrant jusqu’au Louvre pour la protéger de l’obscurantisme islamiste.

Une maternité rouge de Christian Lax

Pourtant, cette co-édition du Louvre pose bien plus de questions que cette bande dessinée n’évoque. Les questions d’appropriation des biens, de restitutions des objets spoliés, des moyens existants pour permettre aux œuvres de rester dans leurs pays, de la bienveillance condescendante des musées occidentaux ne sont pas traités – ou trop brièvement – pour un sujet aux pareilles ramifications.

… Voilà donc une bande dessinée qui ressemble beaucoup à un livre publicitaire et qui me laisse bien dubitatif

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Un jeune chasseur de miel malien, Alou, se dirige vers les ruches sauvages d'un baobab. Circulant en 4x4, armés jusqu'aux dents, des djihadistés foncent sur lui et font exploser l'arbre sacré.
Parmi les débris, Alou découvre, presque intacte, une statuette représentant une femme enceinte. Encouragé par son père, il se rend dans le pays Dogon pour la présenter au sage du village, le hogon, respecté de tous pour sa culture.
Le vieil homme reconnaît aussitôt cette Maternité rouge. Elle est l’œuvre, selon lui, du maître de Tintam, dont une première Maternité se trouve déjà au Louvre, au Pavillon des Sessions.
Pour le vieil homme, la sculpture, en ces temps de barbarie, sera plus en sécurité au Louvre près de sa sœur qu'ici au Mali. Et c'est à Alou, naturellement, que le hogon confie la mission impérative d'emmener la Maternité à Paris.
Pour atteindre son but, le jeune homme, migrant parmi les migrants, ses sœurs et frères d'infortune, devra prendre tous les risques en traversant désert et mer...

Se réjouir de la fin

Voilà, c’est la fin. Dans un bloc de béton avec une centaine d’autres pensionnaires dont la moitié n’y résidera pas plus d’une année. Une fin de vie dans un établissement médicalisé. Des souvenirs pour tout bagage, un bagage qui diminue d’ailleurs.

Je n'ai plus qu'un présent à l'horizon, qui se réduit doucement en un mince rayon lumineux, trop mince pour contenir un seul mauvais souvenir, un seul ressentiment. Tout mon être se recompose, délicatement. Comme un vitrail, je recolle ces parts de moi en fresque colorée ; la lumière est orange, c'est la fin de l'après-midi. J'ai un sentiment de complétude infinie, suis fort de toutes les forces retrouvées, de tous les soldats enfin rentrés, de tous les pardons accordés. J'ai la force tranquille de celui qui est prêt à partir, à partir en paix.
Se réjouir de la fin de Adrien Gygax

Un moment de réjouissance. Voilà, c’est bientôt fini, je suis prêt, la vie est belle. Elle se termine. Bonheur du crépuscule.

Je ne sais pas si j’y crois, mais c’est très poétique

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Lâcher prise
22 avril 2019
J'ai vécu les poings serrés, me suis agrippé à bien des choses, n'ai rien voulu lâcher. Je tenais à ceci et à cela, tout me semblait devoir dépendre de moi. Voilà un défaut tout à fait humain, nous nous croyons responsables de tout.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Je suis prêt, m'efface délicatement derrière l'éclat d'une dernière joie : celle de voir ma vie se terminer. Je m'en réjouis comme j'ai dû me réjouir de voir ma vie commencer. Je m'en réjouis comme d'une évidence absolue, et parce que je suis enfin conscient et certain, là, maintenant, de la joie inouïe qu'est la vie. »

Tels sont les mots du résident d'une maison de retraite qui nous raconte son histoire et ses bonheurs d'homme au crépuscule de la vie. Hédoniste et mélancolique, il contemple les beautés et les douceurs qui l'entourent.
Un roman qui porte une voix rare, d'une grande délicatesse. Une tendre méditation sur la vie, le temps et la nature

Je ne sais toujours pas si j’aime la boxe

Une autobiographie pleine de recul et de bon sens sur ses choix, les embuches, les traîtrises et les embrouilles. Un monde où les coups bas sont légions dès que l’arbitre a le dos tourné (et même pas toujours) et où on se fait démonter pour 1500€ (et encore).

La boxe, c'est le plus grand asile psychiatrique au monde. On se confectionne une camisole avec les cordes du ring. La boxe, c'est presque un sport. Souvent, un spectacle. Une thérapie, pour d'autres. Un suicide pour les médecins. Je sais que chez les intellos, c'est à la mode ce genre de concept. Mais c'est une triste vérité. Ils ont raison.
Je ne sais toujours pas si j’aime la boxe de Brice Faradji

Un livre qui questionne l’égalité des chances quand on vient des banlieues, les contrôles au faciès et l’ascenseur social .

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le toit du monde
Évry, été 2020.
Je suis sur le toit de mon monde. Le toit de l'immeuble où vit ma mère. Le panorama est en béton, les souvenirs reviennent. C'est mon monde d'enfance, une rétrospective où joies et tristesses se mélangent. Une fois par mois, je rends visite à ma mère pour déjeuner. De Paris, à moto, j'ai mis trente minutes.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
C'est l'histoire d'un petit garçon dont le père disparaît. L'histoire d'un adolescent qui grandit avec sa mère courage dans une banlieue triste. Celle d'un jeune homme qui entre un jour dans une salle de boxe. Il n'y connaît rien. Il a peur. Il apprend à boxer, à prendre confiance en lui, à mordre la vie.
De peur de finir pauvre, il va s'obliger à poursuivre des études pour devenir ingénieur et boxeur professionnel en même temps. Du lundi au vendredi, il développe des logiciels, le samedi, il croise le cuir aux Canaries, à Venise ou Donetsk jusqu'à monter sur le toit du monde en devenant champion.
Des matchs truqués en Italie aux bars clandestins en Thaïlande, des valises de billets en Ukraine à l'excellence cubaine, Brice Faradji raconte dans un style sincère et authentique son long voyage dans l'univers du Noble Art. D'ordinaire, ce sont les écrivains qui se fascinent pour la boxe, voici le livre d'un écorché vif devenu écrivain

Dieu était en vacances

Comment écrire l’horreur, l’enfer, Auschwitz ?

Le train s'est mis en marche. On gelait à l'intérieur. Celles qui étaient collées contre les bords mouraient, le visage attaché au métal. Sur un corps, j'ai trouvé des bottes, je les ai prises. Bien des années après, j'ai emmené mes enfants faire du ski. Quand j'ai posé un pied sur la neige de la station, je n'ai pas pu m'en empêcher, je me suis mise à pleurer. Je ne vois pas de beauté dans la neige.
Dieu était en vacances de Julia Wallach et Pauline Guéna

Comme ça !

Tondue, tatouée, dans ma robe rayée trop longue, avec mes sabots trop grands, j'ai avancé dans la chaleur brute de l'été.

Avec l’apparente simplicité d’une histoire racontée, Dieu était en vacances dévoile la Shoah sans voyeurisme ni pudeur. Les pires horreurs de nos inhumanités.

Certes, née en 1927, Madame Wallach n’a plus toujours toute sa mémoire et parfois, certains prénoms s’échappent, mais qu’elle ne s’en excuse pas ! Quel revenant de l’enfer voudrait s’en souvenir ?

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
J'ai l'impression d'être née millionnaire alors qu'on n'a jamais eu grand-chose, sauf l'amour. Je n'ai pas fait d'études, à 20 ans je n'avais pas de métier, je ne savais rien, sauf qu'il fallait tâcher d'être heureux. Mes parents m'ont transmis le talent du bonheur.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Mes souvenirs d'enfance me précipitent tout droit dans la bouche des camps où mes parents ont été assassinés. Je ne peux pas penser à ma mère qui chante un opéra en yiddish dans la cuisine de notre petit appartement sans revoir aussi les policiers qui l'emmènent et elle qui les supplie de m'épargner. Je ne peux pas raviver en moi la haute silhouette de mon père, ses sourcils froncés alors qu'il parcourt le journal, sans l'apercevoir, hagard, déplacer une pierre trop lourde sur un chantier du camp, cherchant timidement autour de lui, espérant revoir sa femme, l'amour de sa vie. »

Julia Wallach a dix-sept ans quand elle est arrêtée avec son père sur dénonciation d'une voisine, en 1943, puis déportée vers Birkenau. Pendant deux ans, elle connaît l'horreur des camps et la marche de la mort à travers la Pologne et l'Allemagne enneigées. En avril 1945, avec quelques femmes, Julia trouve encore la force de s'enfuir. Elle qui a survécu au typhus et aux sélections, aux coups, au froid et à la faim va, pas à pas, se reconstruire, tomber amoureuse et fonder une famille. Une longue marche vers la vie, ponctuée d'éclats de rire et de colère, drapée, avec une élégance sans faille, dans la force de caractère qui n'a jamais cessé de l'animer

Liberty

Mais pourquoi publier ça ? Quel intérêt, pour qui ?

Rentré à Longpont, je ne me drogue pas tout de suite. Je préfère me lancer dans un grand ménage. À minuit j'ai fini. J'allume un feu, je peux commencer à boire et à me droguer. Pornos (sans intérêt) jusqu'à l'aube puis, à partir de huit heures, je regarde des clips sur YouTube. Essentiellement du vieux rock (Gene Vincent, Wanda Jackson, Eddie Cochran).
Liberty de Simon Liberati

Il y a quelques années , Simon Liberati tenait un journal. On y lit ses rencontres (tellement de gens) et des pages entières de livres qui l’inspirent (oui, il lit bien et beaucoup), qu’il se drogue, fait son ménage, baise, a des soucis de fric, d’éditeur, de femmes, de jaloux, qu’il prend des bains… Et donc ?

Jeudi 23 mai. - Christian Louboutin a donné ce matin à Alléluia tout un assortiment de chaussures incroyables, des modèles de défilé ou de photos. Je lui demande de m'en montrer d'autres. Il y en a des dizaines, des centaines peut-être qui trainent un peu partout, sous les lits, dans la poussière, ou emmêlées comme des araignées dans de grandes boîtes. Certaines, les plus hautes, n'ont jamais été portées. D'autres ont les talons tout culottés. Tout ça dans le plus grand désordre.

Quelle publication inutile !

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Jeudi 14 février. - Le train de Paris s'arrête, rails brisés. On m'explique qu'il va pouvoir rouler, mais très lentement. Il fait nuit noire. Je cesse de regarder les reflets dans la vitre et je reprends un livre de Jean Chalon.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Avec Liberty, Simon Liberati revient sur « trois mois de galère, les cent jours d'un plumitif aux abois ». Une période tumultueuse durant laquelle l'écrivain navigue entre des relations amoureuses chaotiques, accumule nuits blanches et excès, puis affronte un mystérieux corbeau.
Ce « roman vrai » rassemble toutes les veines du style Liberati. Ainsi y retrouve-t-on le chroniqueur lucide de la débauche, le critique littéraire érudit ou encore le portraitiste intraitable. Au-dessus de ces qualités, domine le moraliste au style éblouissant.

« Pour avoir une vie amusante, je veux dire amusante à raconter, il faut renoncer à l'espoir d'une vie heureuse. Savoir toujours y renoncer à temps fut la plus grande chance de ma vie. »

Petite philosophie des arguments fallacieux

Ciel donc, ce petit bouquin d’apparence anodine ne serait-il pas justement l’exemple de ce qu’il dénonce ?

L'argument de la modération, qu'on appelle parfois «sophisme du gris», suggère qu'une position de compromis - peu importe ce qu'elle est - est la bonne du simple fait qu'elle se trouve entre deux extrêmes, comme si la vérité se trouvait nécessairement à mi-chemin entre deux positions opposées.
10000 manifestants selon la police, 30000 selon les organisateurs.
Mais souvent ce qu'on appelle « juste milieu » n'est que rarement... juste!
Et alors? D'autres font bien pire ! « Je devais faire quelque chose » Suggère que faire quelque chose d'inutile est mieux que de ne rien faire du tout.
Petite philosophie des arguments fallacieux de Luc De Brabandere

Après une première partie plutôt rigoureuse dans laquelle l’auteur liste différentes embrouilles et sophismes suivie d’outils permettant de les détecter, voilà qu’il s’en prend à l’Internet.

 Arrêtons donc de dire qu'« Internet n'est ni bon ni mauvais, cela dépend de l'usage que l'on en fait ». 
Non, Internet est bon et mauvais. En même temps, au même moment, pour les mêmes utilisateurs. On y trouve le gérable comme l'incontrôlable, le poison comme le remède. Donner à Internet le statut d'un outil neutre dont l'utilisateur serait supposé lire le mode d'emploi, c'est une dérobade du genre « on ne peut s'opposer au progrès », une démission du genre « cela nous échappe complètement » ou une pirouette sémantique du style « responsable, mais pas coupable ».

Mais là, hélas, la même rigueur n’est plus de mise et les prémisses ne sont plus aussi clairement établies, les faits semblent se mélanger aux opinions pour philosopher sans trop se tracasser de sourcer ou de citer

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
L'art de raisonner est une discipline essentielle, à la fois bien ancienne, mais aussi particulièrement actuelle depuis que l'informatique a envahi une grande partie des activités humaines.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Un livre rempart pour se protéger des idées toxiques !

Un argument fallacieux, autrement appelé « sophisme » dans la tradition aristotélicienne, est un argument truqué volontairement pour induire l'autre en erreur. Il donne l'apparence d'un raisonnement correct, il a un côté éblouissant, mais l'argumentation y est falsifiée, viciée ou piégée.
Fake news, novlangue politique et managériale... les arguments fallacieux reviennent aujourd'hui en force car avec Internet, les sophistes disposent d'une arme de persuasion massive.
Dans ce nouvel opus, Luc de Brabandere perce leurs mystères, pour nous permettre de les déjouer. Face à eux, il oppose la pensée critique qui s'avère indispensable lorsque l'on est confronté aux fourberies argumentaires des professionnels du débat ou de la négociation

Sur un nuage

Après avoir beaucoup apprécié Et mon cœur se serra coécrit avec Antoine Laurain, c’est avec impatience que j’attendais de monter sur ce nuage du Sonneur

Tout autour de nous, les lacs s'évaporent et le ciel soulève ses draps blancs. Les nuages se font et se défont, s'étirent comme des dentelles.
Tous ces nuages, est-ce qu'ils me tiendront chaud lorsque tu partiras ?
Arrêteront-ils leur course ?
Lorsque le vent tombers, tomberais-je, moi aussi, derrière l'horizon ?
Sur un nuage de Le Sonneur

Un voyage toutefois en demi-teinte dans lequel j’ai regretté les textes qui portaient les images ainsi qu’une édition plus soignée aux dessins à la plume et moins pixelisés.

Pour autant, c’est avec beaucoup de plaisir que je me suis laissé porter cet album dans lequel le Sonneur en grand horloger explore les dualités, les ombres et la lumière, la temporalité et l’évasion, le monde et l’introspection

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Je me glisse parmi les nuages, comme dans les plus lointains replis du cœur. Je parcours les vallées blanches et, sous mes pas, mes rêves s’éveillent. Les nuages sont un monde, un peuple. Ils sont nos souvenirs, nos lendemains. Et dans les hauteurs, j’embarque pour une grande traversée, je pars à ta rencontre.