Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Retour en France pour Riad, sa maman et ses deux frère pendant que le père part enseigner à Riyad, en Arabie Saoudite. L’âge de la découverte des « filles », de l’acné, de la voix qui mue à l’époque des premiers ordinateurs
L’arabe du futur, tome 4 : Une jeunesse au Moyen-Orient (1987-1992) de Riad Sattouf
Un père qui s’éloigne de plus en plus et qui s’enfonce dans la religiosité, qui perd son français et s’évade dans des délires somptueux… alors qu’il n’envoie pas assez d’argent à sa famille pour vivre correctement
Un père qui semble sombrer dans ses délires mystiques face à la colère de sa femme et l’incompréhension de son fils
Un 4e tome qui sonne comme la fin des dernières innocences de l’enfance
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Ce livre raconte l'histoire vraie d'un adolescent de moins en moins blond, de sa famille franco-syrienne et du coup d'État de son père
Le petit Riad continue de grandir, ses yeux s’ouvrent, il constate la violence de l’enfance et de la société syrienne, le délabrement et la corruption du pays.
L’arabe du futur, tome 3 : Une jeunesse au Moyen-Orient (1985-1987) de Riad Sattouf
Alors que la petite famille s’agrandit, la tension monte aussi le couple de ses parents avec une mère qui désespère de plus en plus et un père qui commence aussi à s’épuiser dans les tiraillements entre ses convictions, ses aveuglements, ses rêves, ses racines, sa famille, son travail et la religion
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Ce livre raconte l'histoire vraie d'un Cimmérien blond et de sa famille dans la Syrie d'Hafez Al-Assad
Si on continue à suivre la vie du petit Riad, 6 ans, désormais installé en Syrie et qu’il est toujours aussi chou… Ce qui l’entoure le semble de moins en moins.
L’arabe du futur, tome 2 de Riad Sattouf
Un pays très pauvre, des méthodes d’enseignement disons… brutales et doctrinaires et une famille aux règles morales patriarcales, islamiques et archaïques.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Ce livre raconte l'histoire vraie d'un écolier blond dans la Syrie d'Hafez Al-Assad
C’est comme un roman photo avec les même couleurs dégueu qui bavent (même si Clémentine y est quand même allé un peu fort avec la bavure), les fonds studio, les coupes de cheveux seventies-eighties, les pattes d’ef’ au moules burnes blancs, les hommes à barbes et moustaches et les accessoires pourritch.
Les six fonctions du langage de Clémentine Mélois
Changent juste les textes, les mots, le verbe, le style et les fonctions du langage ! Et l’ordre et tout ça, tout ça… pour le plus grand plaisir des chanteurs de variété, Bourdieux, Nietzsche, Wittgenstein, la maman de Clémentine, tonton Dédé et Fifi le lutin farceur…
Un bonheur d’humour absurde, un grand détournement à l’américaine, une parodie indispensable !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Des mots de l'action de la lascivité du suspense
Tellement réaliste qu'on peut presque toucher les larmes
C’est chou comme tout, cette histoire. Celle, autobiographique du petit Riad, 2 ans, qui évoque ses premiers souvenirs.
L’arabe du futur, tome 1 de Riad Sattouf
Et ça commence de façon bien mouvementée avec le départ de la petite famille à la suite du papa qui part enseigner en Libye, plein de convictions panarabiques
Puis, retour un peu déçu en France pour repartir en Syrie, à Homs, berceau de la famille paternelle, à nouveau plein d’espoirs… qui seront aussi rapidement douchés
Et re-retour en France.
C’est doux, faussement naïf, ça sent l’émerveillement et les peurs enfantines, le choc des cultures et les désillusions
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Ce livre raconte l'histoire vraie d'un enfant blond et de sa famille dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d'Hafez Al-Assad
Voilà un livre qui dit les choses, n’évite pas, fonce et se bat. Pas de langue de bois et des opinions bien affirmées. Et si Alice Coffin fait part de ses points de vue assumés, elle les étaie, les confronte, cite ses sources et nomme les actes comme les personnes !
Le génie lesbien de Alice Coffin
L’essai féministe militant d’une lesbienne révoltée (dans lequel toutes ne se retrouveront évidement pas, et tel n’est probablement pas le but)
Et même si on peut lui reprocher ses partis pris, si j’ai trouvé le chapitre sur la placadrologie un peu plus faible, si quoi ou qu’est-ce et s’il déplaira forcément, voilà un bouquin qui tape fort… C’est réjouissant !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Enfant, j'adorais m'imaginer en garçon. J'ai depuis réalisé un rêve bien plus grand : je suis lesbienne. Faute de modèles auxquels m'identifier, il m'a fallu du temps pour le comprendre. Je me suis découvert une histoire, une culture, un héritage au nom desquels je me bats aujourd'hui, car ils ont bouleversé ma vie. »
A.C.
Dans cet essai très personnel, la journaliste féministe, lesbienne et militante, Alice Coffin, tente de comprendre pourquoi, soixante-dix ans après la publication du Deuxième Sexe, et malgré toutes les révolutions qui l'ont précédé et suivi, le constat énoncé par Simone de Beauvoir, « le neutre, c'est l'homme », est toujours d'actualité. Elle y évoque son activisme au sein du groupe féministe La Barbe, qui vise à « dénoncer le monopole du pouvoir, du prestige et de l'argent par quelques milliers d'hommes blancs ». Elle y questionne également un système médiatique qui peine à se repenser ; interroge la difficulté des personnalités publiques à « sortir du placard » ; revient sur l'importance d'étendre la PMA pour toutes, et sur l'explosion de la parole des femmes après #MeToo.
Combattif et joyeux, Le Génie lesbien est un livre sans concession, qui ne dissocie jamais l'intime du politique et nous aide à mieux comprendre ce qu'être lesbienne aujourd'hui veut dire, en France et dans le monde
Après le bouleversant Bojangles, Olivier Bourdeaut m’avait un peu déçu avec son bien terne Pactum Salis. Mais quelle puissance retrouvée !
Avec Florida on entre dans le monde du corps avec les concours de mini miss où des parents projettent toutes leurs délirantes espérances dans le corps de leurs filles. Pour s’en sortir (s’en sortira-t-elle ?) Elizabeth va tout saboter, à commencer par elle même.
Un livre bodybuildé sur les délires d’une mère, la démission d’un père et la révolte d’une enfant manipulée
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Ne trouvez-vous pas cocasse que dans un pays de gagnants, ma malédiction soit d'avoir un jour gagné? Pas n'importe quel jour, celui de mes sept ans. Ma mère me disait que j'étais très belle et que je n'étais pas trop bête. L'ordre des compliments est important, la forme aussi. J'étais très belle, une affirmation. Je n'étais pas trop bête, une négation.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Ma mère s'emmerdait, elle m'a transformée en poupée. Elle a joué avec sa poupée pendant quelques années et la poupée en a eu assez. Elle s'est vengée. »
Un dessin magnifique dans une très belle édition soignée avec un scénario qui donne très envie de voir la suite comme un préquel aux aventures du Marsupilami avec Spirou et Fantasio.
La bête de Zidrou et Frank Pé
Un premier tome absolument frustrant et peut-être un peu léger. Heureusement, seuls deux tomes sont prévus !
Un superbe hommage qui fait peur, qui parle de maltraitance et de traite d’animaux sauvages, de harcèlement dans une Belgique violente et anxiogène au sortir de la guerre.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) L'espèce existait bien avant qu'on la nomme Marsupilami. Véritable défi pour les zoologues, doté d'une queue démesurée, l'animal possède aussi une force impressionnante, une grande intelligence, un don d'empathie et... un appétit féroce !
Voici le récit, authentique, d'une bête égarée dans la Belgique pluvieuse de 1955
L’arrivée non préparée de migrants accompagnées d’humanitaires dans un petit village sarde sans charme va bouleverser les habitudes et les relations…
Une saison douce de Milena Agus
Une petite histoire sans angélisme mais avec beaucoup de tendresse sur les rêves de l’immigration et leurs réalités.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Il pleuvait à torrents et personne, vraiment personne, n'était prêt à ouvrir sa porte, et surtout pas à ces individus. Oui, il y avait des Blancs parmi eux - les humanitaires qui les accompagnaient - mais ils étaient tout aussi étranges que les autres malheureux, mal fagotés et mal en point. Que venaient-ils faire, ces envahisseurs, dans notre petit village où il n'y avait plus de maire, plus d'école, où les trains ne passaient plus et où même nos enfants ne voulaient plus venir ? Nous nous demandions comment les affronter, où les abriter puisqu'il le fallait. Eux aussi, les migrants, avaient l'air déboussolés. C'était pour ce coin perdu de Sardaigne, ce petit village délaissé, qu'ils avaient traversé, au péril de leur vie, la Méditerranée ? C'était ça, l'Europe ?
Et mon cœur se serra de Antoine Laurain et Le Sonneur
L’histoire d’un deuil amoureux, de la souffrance et du vide, d’un espoir impossible qui refuse de s’éteindre, comme un point rouge à l’horizon
Peu de textes et beaucoup d’images dans un parfait équilibre
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Et mon coeur se serra est un conte étrange en cent dix-neuf dessins de l'artiste connu sous le nom « Le Sonneur » et vingt-huit textes d'Antoine Laurain. Entre art et littérature, entre roman dessiné et poésie typographique.
De cette aimée enfuie et perdue, nous ne connaîtrons jamais le nom, mais elle hante le livre.
L'amour, la rupture, la solitude, l'espoir.
Comment transmettre les sentiments en trois couleurs : rouge, noir, blanc ? Comment les faire passer avec juste vingt-six lettres dans l'alphabet ?
Beaucoup l'ont tenté avant eux : Breton, Mallarmé, Gainsbourg pour ne citer qu'eux. Laurain et Le Sonneur relèvent le défi.
Au mieux, c'est un excellent livre.
Dans le pire des cas, ils ont fait un chef-d'oeuvre