Confidences à Allah

Et dire que je n’avais pas lu ce premier roman. Quelle erreur (heureusement réparée !)

Comme une bonne claque à ceux qui confondent foi et religion, clergé et Dieu, parole des hommes et message divin.

Tafafilt c'est la mort et pourtant j'y suis née. Je m'appelle Jbara. Il paraît que je suis très belle mais que je ne le sais pas. Ça me fait une belle jambe à moi d'être belle. Je suis pauvre et j'habite dans le trou du cul du monde. Avec mon père, ma mère, mes quatre frères et mes trois sœurs.
Ça baise comme des salauds chez les pauvres, parce que c'est gratuit.
Confidences à Allah de Saphia Azzeddine

L’histoire de Jbara, pauvre bergère du Maghreb qui deviendra prostituée. Une histoire qu’elle raconte elle même au travers de ses conversations avec Allah.

Mes copains n'étaient pas là pour se foutre de moi, alors j'en ai ouvert un, j'ai même osé en lire quelques lignes. Puis une page. Et j'en ai ouvert d'autres. Une fois, j'ai lu un livre entier.
J'apprenais qu'un homme pouvait prendre quatre cents pages pour dire à une femme qu'il l'aime. Quatre cents pages avant le premier baiser, trois cents avant une caresse, deux cents pour oser la regarder, cent pour se l'avouer. À l'heure où on envoie des textos quand on a envie de baiser, je trouvais ça prodigieux, vertigineux, fou, démesuré, extravagant, insensé, grandiose... Voilà, j'apprenais des mots en faisant le ménage. Au moins ça...

Un chef d’oeuvre contre l’obscurantisme, les patriarcats, les religieux qui transforment et utilisent les saintes écritures pour avilir, soumettre et dominer. Des religions comme pouvoir, royaume des hypocrisies !

Et là, au milieu, un message magnifique de tendresse et de candeur

En conclusion : lisez Saphia Azzeddine !

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Tafafilt c'est la mort et pourtant j'y suis née. Je m'appelle Jbara. Il paraît que je suis très belle mais que je ne le sais pas. Ça me fait une belle jambe à moi d'être belle. Je suis pauvre et j'habite dans le trou du cul du monde. Avec mon père, ma mère, mes quatre frères et mes trois sœurs.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Vers qui se tourner quand on vit dans la misère ? À qui parler lorsqu'on est perdu et rejeté par la société ? Jbara, petite bergère des montagnes du Maghreb, choisit Allah. Dans un monde qui ne voulait pas d'elle, Il deviendra son unique confident. C'est à Lui que s'adresse ce monologue fiévreux et enragé, où l'humour perce souvent, celui d'une jeune fille qui tente d'échapper à l'enfermement

La chienne

Le désir d’enfant, lorsqu’il reste inassouvi, peut devenir une frustration insurmontable.

Sa tante Gilma lui avait parlé d'une femme beaucoup plus âgée qu'elle, de trente-huit ans, qui avait réussi à tomber enceinte et qui aujourd'hui avait un ravissant bébé, grâce à l'intervention d'un chamane très connu du village d'à côté. Les consultations étaient chères, mais avec l'argent qu'ils avaient économisé, ils pourraient commencer les traitements. Ensuite, eh bien, ils verraient. La nuit où Rogelio lui annonça qu'il irait le jour suivant à Buenaventura acheter sa superbe chaîne hi-fi, Damaris se mit à pleurer.
 - Je ne veux pas d'une chaîne hi-fi, lui dit-elle, je veux un bébé.
La chienne de Pilar Quintana

L’histoire de Damaris qui se désespère et qui reporte son obsession sur une petite chienne. Mais une petite chienne, ce n’est pas un enfant. Et même un enfant, ça devient grand.

La Colombie rude et pauvre. Un livre qui m’a laissé à distance

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
- Je l'ai trouvée là ce matin, les pattes en l'air, dit doña Elodia en désignant du doigt un endroit de la plage où s'amoncelaient les déchets que la mer apportait ou déterrait : troncs, sacs en plastique, bouteilles.
- Empoisonnée ?
- Je crois, oui.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Damaris vit sur la côte pacifique colombienne. Elle ne peut pas être mère et, sur un coup de tête, décide un jour d’adopter un chiot pour combler ce manque. Mais voilà que quelques années plus tard, la chienne fugue et rien ne sera plus comme avant. Quand la chienne refait surface, elle a changé, et Damaris aussi. Une lente descente aux enfers commence

J’aurais dû épouser Marcel

A la recherche d’un ou une auteur-trice en X, je n’ai trouvé qu’un Françoise Xenakis au fond d’un bibliobus. Pas du tout mon type de lecture. Et pourtant, quelle drôle de bonne surprise !

Ils venaient de la capitale, certes pour chasser, accompagnés d'une dame qu'était jamais la vraie, mais aussi pour gouter mon sanglier marine de onze jours ou mes lièvres confits. On ramenait jusqu'à Paris mes pâtés de lapins de garenne. Y a des semaines ou je ne pouvais pas fournir, et je devais payer des gosses pour qu'ils posent des collets. Certaines fois j'ai meme été obligée de mouliner également (excusez!) du « lapin de toit ». Oh, pas plus que les vrais charcutiers, plutôt moins !
J’aurais dû épouser Marcel de Françoise Xenakis

Un recueil de nouvelles du terroir, de Sologne, juste à l’entre-deux guerres ou l’on suit principalement des veuves blanches, veuves trop rapidement qui se retrouvent seules après que leur jeune marié est mort à la guerre.

Grâce au bibliobus rural, qui est arrivé jusqu'ici en 1945, grâce à mon fils, j'ai fini par lire beaucoup ; je prenais des livres par brassées et désormais je vois très bien quand il y a des mots rapportés, rafistolés, oui, je les repère, malgré ma totale ignorance. Je préfère les romans simples ou on ne sent pas un « maitre » qui a tout réécrit. Je vous jure que certains livres puent les pansements ! Pourquoi ne laissez-vous pas les gens écrire comme ils veulent ? Ça serait plus vrai, peut-être moins bien raboté, et alors ?

Des nouvelles cocasses de vieilles filles aux vies d’attente et de regrets, guettées par leurs voisinages.

Un regard tendre et plein d’humour sur la vie rurale

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Ces nouvelles ont pour cadre la Sologne après la guerre de 1914-1918. Ce sont essentiellement l'histoire de ces femmes fiancées à des hommes qui ne reviennent pas du front. Elles perçoivent une modeste pension en échange de l'entretien de l'église et des tombes à l'abandon, mais aussi de leur chasteté absolue

Nanuq : celle qui erre toujours

A la manière d’un documentaire animalier, James Raffan nous raconte la vie de Nanuq, une ourse polaire dans le grand Nord Canadien.

Triomphante, Nanu remonte à la surface avec le phoque ensanglanté dans sa gueule. Elle le hisse - il fait environ la moitié de son poids - hors de l'eau puis sur la glace. Après qu'elle et les oursons ont mangé, ils dorment à côté de la carcasse. La renarde s'en délecte en silence, puis s'éclipse. En l'absence d'ours à proximité, Nanu profite de sa prise pendant plusieurs jours. Mais elle sent que le soleil est plus haut dans le ciel et plus chaud, ce qui lui indique que la saison de la chasse est bientôt terminée.
Nanuq : celle qui erre toujours de James Raffan

Au travers d’un cycle de vie (de la rencontre avec un ours jusqu’à l’émancipation de la portée) Nanuq témoigne de la beauté et de l’impitoyable rudesse des zones polaire. La vie nourri la vie, les plus faibles ou les malchanceux permettent aux plus forts de survivre… Tant que l’homme ne passe pas par là !

L'aventure

C’est rude et beau (et tellement fragile !), un voyage glacial avec la chaleur d’une ourse pour réchauffer ses deux petits

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Imaginez-vous dans la Station spatiale internationale, dérivant au-dessus de l'Amérique du Nord.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Si les ours polaires sont devenus malgré eux l’un des symboles de la fonte des glaces, on ne connaît réellement que peu de choses sur ces puissants animaux qui survivent dans des régions particulièrement inhospitalières. En suivant sur plusieurs années Nanuq, une ourse polaire de sept ans, l’explorateur canadien James Raffan nous emmène un peu dans son monde de glace et d’odeurs, et nous invite à en apprendre davantage sur ce patient animal, dont l’environnement se modifie hélas de manière inquiétante

Les poumons pleins d’eau

Amusante cette histoire de suicide. Enfin… non, comprenons-nous ! La première partie de ce livre ne l’est pas du tout, amusante ! Claire apprend que son père vient de se pendre.

La suite aurait pu être classique : morgue, église, pierre tombale.
Mais comme je leur avais fait une dernière vilaine blague, les vivants m'en ont fait une en retour. Après mon incinération, ils ont dispersé les cendres dans un lac. II fallait les voir, en maillot de bain, agitant l'urne au-dessus de l'eau. Surréaliste.

La suite est un mauvais karma : mes débris d'os bouffés par un poisson trop curieux, le grand-père qui emmène sa petite-fille à la pèche, la gosse qui me met dans un bocal.
Et me voilà qui tourne en rond.
Les poumons pleins d’eau de Jeanne Beltane

Et remontent les souvenirs, viennent les funérailles et les dernières volontés : il souhaitait être incinéré et que ses cendres soient répandues au fil de l’eau…

Et là, tout s’enchaîne pour un deuil cocasse et touchant dans un roman à plusieurs voix qui se répondent à l’unisson sans réussir à s’entendre

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Au commencement étaient les sédiments.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Le père de Claire s'est suicidé. Confrontée aux vérités étouffées et aux facettes douces-amères de cet homme fantasque, elle tente de faire le deuil. Quelque part entre le monde des vivants et celui des morts, surgit soudain la voix de ce père-chimère, qui observe sa fille se démener pour le retrouver. Depuis ce territoire impalpable, il sent peu à peu Claire se rapprocher... Dans ce premier roman sous forme d'une quête hallucinée, Jeanne Beltane raconte la perte et lui redonne chair en interrogeant la porosité des frontières entre les royaumes du réel et du sensible. Par son verbe tranchant et son goût pour l'absurde, elle nous transporte dans un univers onirique, teinté d'un humour noir salvateur

Des sirènes

N’attend-t-on pas trop souvent qu’il soit trop tard pour parler ? Mais alors, est-ce trop tard ?

J'ai obtenu une autorisation de sortie pour le jour anniversaire de ma mère. J'ai préparé deux gâteaux, L'un aux fruits, l'autre au chocolat, en espérant être à la hauteur des recettes de la cuisinière. Je les ai disposés sur des jolies assiettes, autour d'un bouquet de fleurs fraîches dans un vase, le paquet du cadre emballé à côté et je suis allée la chercher à l'hopital.
Des sirènes de Colombe Boncenne

La mère de la narratrice, co (est-ce une autobiographie ?) tombe malade, une leucémie. L’occasion de se rapprocher, de parler, de mettre à jour ce qui s’était passé. Le grand-père, les gestes… les secrets de famille

Un livre très touchant sur l’importance de dire avant de partir, avant qu’il ne soit trop tard. Les mots qui soulagent, réconfortent, soignent et relient

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je revenais de chez Farell. Nous nous étions rencontrés trois ans auparavant, lors d'un festival de documentaires. j'y présentais mon travail sur Clipperton, l'île déserte de possession française appelée île de la Passion, premier volet d'une série que je comptais réaliser sur les îles.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
La narratrice accueille sa mère malade chez elle. Cette cohabitation est l'occasion d'exhumer un secret concernant l'abus qu'ont subi les femmes de sa famille. La jeune femme est soutenue par Farell, son amoureux canadien, et Selma, une aventurière qui la fascine

Lulu

Dans un conte tendre et fantasque, on fait la connaissance de Lulu, petit garçon du bord de mer, collectionneur des objets trouvés rendus par l’océan. Coquillages, bois flotté, messages en bouteille trouvés sur la plage. Enfant solitaire et timide vivant en compagnie d’une maman aimante et maladroite. L’histoire d’une construction.

Au petit matin.
Lorsqu'il est le plus beau, le plus prometteur, qu'il n'est pas encore envahi par la quotidienneté. Pur. Le petit matin est le plus grand. C'est en avançant dans la journée, c'est lorsque tournent les heures qu'il se rapetisse, qu'il se tasse du bruissement du monde. C'est au petit matin qu'il est le plus grand.
L'espoir.
Lulu de Léna Paul-Le Garrec

Un livre très chou dans lequel pourtant quelques clés m’ont manqué.

J'ai d'autres rituels. Faire les choses dans l'ordre, dans le meme ordre. Toujours. Tout le temps, tous les ans. Ce n'est pas que cela me rassure, c'est que j'ai la certitude que le désordre ébranle le monde, et l'age n'atténuera que peu cette conviction. Si je ne reproduis pas les mêmes gestes, telle une machinerie bien graissée, ma vie déraillera dans un vaste chaos, et celle de maman aussi.

Car finalement, zut ! J’aurais bien aimé en savoir un peu plus sur le Piscis detritivore

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Sur les rives de la lointaine Atlantique, quelque part très à l'ouest, flottent à l'entrée de mon cabinet de curiosités trois verbes en lettres capitales : croire, creuser, rêver.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Enfant singulier et solitaire, élevé par une mère maladroite, étouffante, malmené par ses camarades de classe, Lulu trouve refuge sur le littoral. Tour à tour naturaliste, collectionneur, chercheur de bouteilles, ramasseur de déchets, il fera l'expérience de la nature jusqu'à faire corps avec elle. Conte initiatique et poétique, Lulu, premier roman de Léna Paul-Le Garrec, interroge notre rapporte à la liberté et à la nature

Cahiers Baudelaire

La vie de Baudelaire vue par sa maîtresse, Jeanne Duval, La Vénus noire.

Cahiers Baudelaire, tome 1 de Yslaire

Une relation tumultueuse, passionnée, colérique, violente, amoureuse, infidèle et explosive. Un Baudelaire épris et inconstant, pourchassé par ses créanciers, harcelé par sa mère, empoisonné par la syphilis, le mercure et l’opium.

Cahiers Baudelaire, tome 2 de Yslaire

Trois cahiers de croquis magnifiques (certains très aboutis et d’autres juste esquissés) dans une mise en page très dynamique et qui permettent de saisir tout le talent de Yslaire, la grâce de son trait, la beauté des gestes et des corps, la tension des instants. Sublime travail dans un écrin agrafé tout pourri et qui aurait bien mérité une édition et une reliure plus soignée.

Cahiers Baudelaire, tome 3 de Yslaire

Crénom !

Et pour voir le résultat final, c’est : Mademoiselle Beaudelaire

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
1.
Quelle nuit encore !...
Tu te souviens combien de bouteilles tu m'as fait boire, Monsieur ?

2.
Vous l'avez vue aussi monsieur Asselineau ?
A vrai dire, j'écoutais l'éloge funèbre de Nadar, et je n'ai guère prêté attention à l'assistance. Sinon que je déplorais le peu de monde...

3.
Vous n'êtes pas sérieux ?
Je comprends votre déception, mais...


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
1. L'histoire d'amour contrariée entre le poète Charles Baudelaire et sa maîtresse métisse, Jeanne Duval dite la Vénus noire. Cahier numéroté au tirage limité à 2.500 exemplaires

2. Dans une lettre adressée à Caroline Aupick, suite à la mort de son fils Charles Baudelaire, Jeanne Duval décrit sa relation complexe avec le célèbre poète afin de justifier sa demande d'héritage. Suite de l'histoire d'amour contrariée entre l'écrivain et sa maîtresse, surnommée la Vénus noire

3. Suite de l'histoire d'amour contrariée entre le poète Charles Baudelaire et sa maîtresse métisse, Jeanne Duval dite la Vénus noire. Ce numéro présente le troisième et dernier chapitre de Mademoiselle Baudelaire. La présentation des planches en fac-similé permet de comprendre le processus créatif de l'auteur

Mon cher mari

Un recueil de nouvelles macédoniennes, quelle heureuse surprise ici. Écrites par une femme, en plus. Je veux !

Ensuite, j'ai ignoré ses tableaux et, enfin, il y a quelques années, je lui ai dit que ses peintures ne me plaisaient pas du tout. Lors de notre dernière dispute, dans un moment de colère, je lui ai dit que ses peintures ressemblaient à un barbouillis de vilaines chattes, ou bien à une omelette ou du vomi. Il a été très vexé.
Mon cher mari de Rumena Bužarovska

Et c’est très drôle (bon, pas toujours, il y a aussi des drames). On sent quelques petites différences culturelles, des relations de couples un poil plus tradi que dans la littérature française, et ces onze portraits de maris (et amants) brossés par leurs épouses (et maîtresses (et autres complications)) sont pour la plupart très réussis.

Cap sur la Macédoine du Nord où souffle un vent d’émancipation, de liberté et de vie !

Irena a repoussé sa main et le morceau de foie est tombé sur la nappe. « Qu'est-ce que ça peut te foutre, que j'aie ou non des
enfants ? » a-t-elle soudain éclaté. Toni s'est immobilisé, fourchette en l'air. Irena parlait d'une voix sourde, les dents serrées. 
« Vous voulez bien ne pas vous mêler de ma chatte, comme je ne me mêle pas de vos histoires de cul ? »
Ce qu'elle disait était si vulgaire que nous étions trop choqués pour réagir. Je n'avais jamais entendu de tels propos en public. Surtout de la part d'une jeune femme.
« Par exemple vous deux. Vous vous êtes englués dans vos couples et maintenant vous essayez de fourrer les autres dans votre bouillie. Vous critiquez la vie privée des autres et vous faites des sermons sur la morale et les enfants, et vous baisez probablement en cachette. Oui, vous allez ou tous les deux après, hein ? Vous croyez que je ne vois pas ce que vous faites ? Du foie grillé, mon œil. Allez, lâchez-moi ! » a dit Irena en se levant.

Des nouvelles où se côtoient le rire, le drame, le malaise, la viande et le sexe… la vie, donc

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
J'ai rencontré Goran à un festival de poésie. Ses cheveux commençaient à grisonner - maintenant ils sont complètement gris, mais il pense que cela fait partie de son « nouveau sex-appeal », comme il m'a dit un jour.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Des nouvelles de Macédoine du Nord grâce à ce remarquable recueil où, tour à tour, onze femmes détaillent sans tabous leur vie conjugale. Tableau drôle et grinçant du couple et des rôles de chacun et chacune dans la société macédonienne, coincée entre conservatisme et envie de modernité. Une interrogation ironique sur le très sérieux sujet de l’amour et du mariage à la mode balkanique