Tu t’appelais Maria Schneider

Une famille dysfonctionnelle, une mère qui ne sait aimer sa fille, un père lointain, une starification trop rapide, trop belle, l’agression sexuelle du « dernier Tango à Paris »… il y avait bien des raisons pour que cela tourne mal…

Tu t'appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider
Tu t’appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider

Et tout ne se passe effectivement pas très bien… drogue, descente aux enfers… et pourtant, cette vie fut belle, avait elle confié à sa cousine quelques jours avant sa mort.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Tu étais libre et sauvage. D'une beauté à couper le souffle. Tu n'étais plus une enfant, pas encore une adulte quand tu enflammas la pellicule du Dernier Tango à Paris, un huis clos de sexe et de violence avec Marlon Brando.
Tu étais ma cousine. J'étais une petite fille et tu étais célèbre. Tu avais eu plusieurs vies déjà et de premières fêlures. Tu avais quitté ta mère à quinze ans pour venir vivre chez mes parents. Ce Tango marquait le début d'une grande carrière, voulais-tu croire. Il fut le linceul de tes rêves. Tu n'étais préparée à rien, ni à la gloire, ni au scandale. Tu as continué à tourner, mais la douleur s'est installée.
Cette histoire, nous nous étions dit que nous l'écririons ensemble. Tu es partie et je m'y suis attelée seule, avec mes souvenirs, mes songes et les traces que tu as laissées derrière toi. Ce livre parle beaucoup de toi et un peu de moi. De cinéma, de politique, des années soixante-dix, de notre famille de fous, de drogue et de suicide, de fêtes et de rires éclatants aussi. Il nous embarque à Londres, à Paris, en Californie, à New York et au Brésil. On y croise les nôtres et ceux qui ont compté, Alain Delon, Brigitte Bardot, Patti Smith, Marlon Brando, Nan Goldin...
Ce livre est pour toi, Maria. Je ne sais pas si c'est le récit que tu aurais souhaité, mais c'est le roman que j'ai voulu écrire. »

La tête sous l’eau

Une ado disparait, enlevée, séquestrée, abusée. Une famille détruite.

La tête sous l'eau de Olivier Adam
La tête sous l’eau de Olivier Adam

Un roman simple et efficace, rude et percutant comme un épisode d’esprits criminels.

Plutôt pour un public jeune… mais pas que ! Ça se lit vite et c’est bien foutu.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l'air perdu. Il m'a pris dans ses bras et s'est mis à pleurer. Un court instant j'ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.

Puis il s'est écarté et j'ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : « On l'a retrouvée. Merde alors. On l'a retrouvée. C'en est fini de ce cauchemar. »

Il se trompait. Ma soeur serait bientôt de retour mais nous n'en avions pas terminé

Un dîner de cons : dix auteurs livrent leur secret culinaire

Un concours plutôt original : écrire une nouvelle érotique selon un thème et un mot de fin durant la plus longue nuit de l’année.

Un dîner de cons : dix auteurs livrent leur secret culinaire
Un dîner de cons : dix auteurs livrent leur secret culinaire

Du bon, du drôle, du sympa et du… un peu moins.

Modèle vivant

Joann Sfar est en colère, contre plein de trucs, c’est pas toujours clair. En premier contre ceux qui l’emmerdent alors qu’il aimerait bien faire son taf. Et justement, lui, son truc, c’est de représenter la vie, les gens. Et il veut le faire avec justesse et sincérité. Et avec respect, aussi.

Modèle vivant de Joann Sfar
Modèle vivant de Joann Sfar

Mais voilà, quand on vient le chercher pour des merdouilles, ça le gave un peu.

Un livre foutraque, qui part dans tous les sens, qui m’a perdu parfois, mais qui sent le vrai. Ça sonne juste. Sans volonté de plaire mais avec le désir de se faire entendre. Est-ce que ça fait un bon bouquin… pas sûr.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
C'est l'histoire d'un professeur de dessin qui s'appelle Joann Sfar. La direction des Beaux-Arts le réveille aux aurores afin de régler le problème du harcèlement sexuel à l'École. Rien que ça ?

C'est l'histoire d'une époque qui ne veut plus qu'on la représente. Les modèles se révoltent, vous arrachent les pinceaux des mains et vous disent : je vais le faire moi-même, mon portrait.

Féroce et pertinent : tout l'art de Joann Sfar

J’ai soif ! soif ! soif ! mais soif !

Bien miséreux que ce livre d’alcoolo triste et auto-apitoyé pris dans les affres de la page blanche, du manque de talent et des trous de mémoire.

J'ai soif ! soif ! soif ! mais soif ! de Jean-Marie Gourio
J’ai soif ! soif ! soif ! mais soif ! de Jean-Marie Gourio

Reste de belles pages, des bons mots et des colères revigorantes… gâchées dans l’alcool moisi. Difficile de pardonner l’ivresse pleurnicharde, écrire exige l’alcool flamboyant.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Hier, j'ai insulté mon éditeur par téléphone. Il paraît que j'étais ivre. C'est lui qui me l'a dit. Moi, je ne me souviens de rien. [...] Je lui ai posé la question : "Je ne vois pas pourquoi je vous aurais insulté ?" Il a répété calmement ce qu'il avait déjà dit posément : "Parce que vous étiez complètement saoul. - On ne va pas polémiquer là-dessus !" lui ai-je répondu. Il me semble avoir crié. Il me restait de l'alcool dans le sang. Je crois qu'on s'est quittés en bons termes. Il m'a demandé si le livre avançait. J'ai dit oui, mais non. Le livre n'avance pas. Ceci explique peut-être cela. »

Desirée Fe ou l’innocente pornographe

La découverte du sexe, de la passion, des choix et des trahisons à Cuba.

Desirée Fe ou l'innocente pornographe de Zoé Valdés
Desirée Fe ou l’innocente pornographe de Zoé Valdés

L’amour entre la plage et la police politique, le désir et les frustrations.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Dans ce roman, Zoé Valdés revient sur les lieux de ses bouleversantes nostalgies, à La Havane, pour cartographier les rêves d'une petite fille, Desirée Fe, ses fantasmes et ses frustrations d'adolescente, amoureuse découvrant avec l'ardeur de sa jeunesse les méandres de la sexualité. Parmi les ruines de la cité du désespoir, se dressent une infinie soif de liberté et une indomptable volonté de survivre

Tenir jusqu’à l’aube

C’est rude, mais pas misérabiliste, le ton est juste. Mais c’est dur, vraiment !

Tenir jusqu'à l'aube de Carole Fives
Tenir jusqu’à l’aube de Carole Fives

Tous les jours, se battre, seule, pour son fils et pour soi. Impossible d’être malade, de payer un avocat, de trouver du temps pour soi…

Et la recherche d’un peu d’air. Pas même un bol, un brise, un souffle.

A lire même juste pour les commentaires sur Internet. Tellement inappropriés, sales, condescendants, humiliants… Criants de vérité !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Et l'enfant ?
Il dort, il dort.
Que peut-il faire d'autre ? »

Une jeune mère célibataire s'occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour mie baby-sitter, ils vivent une relation fusionnelle. Pour échapper à l'étouffement, la mère s'autorise à fuguer certaines nuits. À quelques mètres de l'appartement d'abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d'un semblant de légèreté.

Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore ?

Les belles ambitieuses

Un livre délicieux pour ses bons mots et ses « punchlines ». Entre Guitry et Audiard, tendre et cynique.

Les belles ambitieuses de Stéphane Hoffmann
Les belles ambitieuses de Stéphane Hoffmann

Un croc-exquis de la jeunesse bien née parisienne (enfin… de Versailles) nobliaux enarques politicards de Pompidou à Giscard.

Il n’y manquait qu’une intrigue ou un scénario pour donner un petit peu de corps. Zut.

Mais quels délices de belles tirades!

Les authentiques s’y reconnaîtront, les envieux se moqueront et les autres en riront joyeusement.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Traîner au lit avec une dame aimable est une sagesse : on n'y a besoin de rien ni de personne d'autre. C'est aussi une plénitude, c'est-à-dire un paradis. »

Paris, années 70.
La comtesse de Florensac veut avoir le salon le plus influent de Paris.
La jeune Isabelle Surgères veut changer la vie.
La douce Coquelicot veut faire plaisir à ceux qu'elle aime.
Ce sont les belles ambitieuses.
Elles s'activent autour d'Amblard Blamont-Chauvry qui, bien que polytechnicien, énarque, et promis à une brillante carrière, a décidé de s'adonner à la paresse, l'oisiveté, la luxure, la gourmandise et autres plaisirs.

Que faire de sa vie ? Comment s'épanouir ? Doit-on être utile ? Peut-on être libre ? Faut-il être ambitieux ?
À ces questions, chacun des personnages, entre Paris, Versailles et les États-Unis, à la ville comme à la campagne, répond à sa façon, et de manière parfois surprenante.
On retrouve l'élégance et l'humour mélancolique de Stéphane Hoffmann, prix Roger Nimier pour Château Bougon, dans ce roman éblouissant de finesse

Le malheur du bas

Une lecture choc, dans la viande, celle du bas. Le viol. Pire encore, la vie après.

Le malheur du bas de Inès Bayard
Le malheur du bas de Inès Bayard

Un livre terrible et sans esquive, l’anéantissement d’une femme, l’impunité du salaud.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Au coeur de la nuit, face au mur qu'elle regardait autrefois, bousculée par le plaisir, le malheur du bas lui apparaît telle la revanche du destin sur les vies jugées trop simples. »

Dans ce premier roman suffoquant, Inès Bayard dissèque la vie conjugale d'une jeune femme à travers le prisme du viol. Un récit remarquablement dérangeant

Pervers

Un livre sans trop de surprise, bien mené, bien tendu mais manquant de… quelque chose, un truc…

Pervers de Jean-Luc Barré
Pervers de Jean-Luc Barré

L’enquête biographique d’un manipulateur pris dans sa toile.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« - Tous les écrivains sont des monstres et, dans mon genre, je suis l'un des pires. Il vaut mieux que je vous prévienne.
Marlioz passait pour cynique et pervers, réputation qu'il avait lui-même entretenue par vice ou par jeu. Mais en quoi pouvait-il s'être rendu coupable du suicide de sa fille ? »

Que cherche le si mythique et secret Victor Marlioz en acceptant de recevoir au crépuscule de son existence, dans un somptueux hôtel italien puis dans son antre de Genève, le directeur des pages littéraires d'un grand hebdomadaire parisien venu enquêter sur lui ?

Se livrer à une ultime confession à charge qui achèverait d'authentifier sa vérité d'écrivain du mal, s'exempter de ses fautes, traquer son chasseur ?

Un vertigineux tête-à-tête avec le monstre