Et mon cœur se serra

Un petit livre d’une grande poésie

Et mon cœur se serra de Antoine Laurain et Le Sonneur

L’histoire d’un deuil amoureux, de la souffrance et du vide, d’un espoir impossible qui refuse de s’éteindre, comme un point rouge à l’horizon

Peu de textes et beaucoup d’images dans un parfait équilibre

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Et mon coeur se serra est un conte étrange en cent dix-neuf dessins de l'artiste connu sous le nom « Le Sonneur » et vingt-huit textes d'Antoine Laurain. Entre art et littérature, entre roman dessiné et poésie typographique.

De cette aimée enfuie et perdue, nous ne connaîtrons jamais le nom, mais elle hante le livre.

L'amour, la rupture, la solitude, l'espoir.

Comment transmettre les sentiments en trois couleurs : rouge, noir, blanc ? Comment les faire passer avec juste vingt-six lettres dans l'alphabet ?

Beaucoup l'ont tenté avant eux : Breton, Mallarmé, Gainsbourg pour ne citer qu'eux. Laurain et Le Sonneur relèvent le défi.

Au mieux, c'est un excellent livre.

Dans le pire des cas, ils ont fait un chef-d'oeuvre

Grand Platinum

Je suis passé à côté de cette histoire de Koïs dans les bassins des parcs de Paris…

Grand Platinum de Anthony Van den Bossche

Avec un frère phobique du bruit, des jardiniers, une boite de comm’, un collègue dysfonctionnel et un amant…

Possiblement, n’ai-je pas vraiment compris

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Louise a fondé une petite agence de communication. Elle est jeune et démarre une brillante carrière, malgré les aléas du métier, liés en particulier à son fantasque et principal client, un célèbre designer, Stan. Elle doit aussi jongler avec les fantasmes déconcertants de son amant, Vincent. Mais elle a autre chose en tête : des carpes. De splendides carpes japonaises, des Koï. Celles que son père, récemment décédé, avait réunies au cours de sa vie en une improbable collection dispersée dans plusieurs plans d'eau de Paris. Avec son frère, elle doit ainsi assumer un étrange et précieux héritage

Cent titres

Clémentine a une belle bibliothèque pleine de livres dont elle parle très bien dans Dehors, la tempête. Et Clémentine est aussi amusée qu’amusante quand elle partage dans Cent titres sa collection de drôleries imaginaires.

Cent titres de Clémentine Mélois

Elle joue avec les noms, les titres, les illustrations, les sens et contre-allées et mélange les anachronismes avec la pop-culture… facétieuse !

Un seul doute m’habite… fallait-il tout expliquer ?

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Voici une étonnante bibliothèque. Clémentine Mélois y pastiche par l'image les classiques de la littérature. Lirons-nous aujourd'hui Maudit Bic, d'Herman Melville, ou Père et Gay, de Léon Tolstoï ? Au fait, quel philosophe a écrit le Crépuscule des idoles des jeunes ? Pour décrypter les anagrammes, contrepèteries, homophonies, permutations et autres astuces de ces cent titres, on passera de la culture classique à la culture populaire, puisant dans des souvenirs de lectures, de chansons, de publicités ou de films.

« Un récit servi par un talent éblouissant. »
Fiodor Dostoïevski

« Une sensibilité unique au monde. »
Antonin Artaud

« Ancienne élève des fac-similés, Clémentine Mélois n'a depuis cessé de les détourner avec malice et, disons-le simplement, génie. »
Bernard Pivot

Le bonheur est au fond du couloir à gauche

Bérénice vient de quitter Michel H. Après avoir pensé au suicide, il décide de tout tenter pour la faire revenir…

Le bonheur est au fond du couloir à gauche de J. M. Erre

Une grosse blague à humour de premier degré. Drôle, mais très vite lassant.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Depuis l'enfance, Michel H. montre une fidélité remarquable à la mélancolie. Mais le jour où sa compagne le quitte, il décide de se révolter contre son destin chagrin. Michel se donne douze heures pour atteindre le bien-être intérieur et récupérer sa bien-aimée dans la foulée. Pour cela, il va avoir recours aux pires extrémités : la lecture des traités de développement personnel qui fleurissent en librairie pour nous vendre les recettes du bonheur...

Quête échevelée de la félicité dans un 32m2 cerné par des voisins intrusifs, portrait attendri des délices de la société contemporaine, plongée en apnée dans les abysses de la littérature feel-good, Le bonheur est au fond du couloir à gauche est un roman qui vous aidera à supporter le poids de l'existence plus efficacement qu'un antidépresseur !

Les gratitudes

Michka s’en va, doucement, accompagnée par Marie, une femme qu’elle avait accueillie alors qu’elle était enfant, et Jérôme, l’orthophoniste de l’EPHAD.

Les gratitudes de Delphine de Vigan

Une petite vielle, devenue toute frêle, qui perd ses mots et qui s’éteint tout doucement.

Un livre et d’une grande sensibilité à la délicate poésie pour dire merci. Magnifique !

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« Vous êtes-vous déjà demandé combien de fois dans votre vie vous aviez réellement dit merci ? Un vrai merci. L'expression de votre gratitude, de votre reconnaissance, de votre dette.
À qui ?
On croit toujours qu'on a le temps de dire les choses, et puis soudain c'est trop tard. »

Après Les Loyautés, Delphine de Vigan poursuit dans Les Gratitudes son exploration des lois intimes qui nous gouvernent

Nous sommes cruels

Camille de Peretti s’est mise en tête de revisiter un monument – Les liaisons dangereuses – en s’y campant en Marquise de Merteuil et, ma foi, y dévoile un talent à la hauteur de son audace.

Nous sommes cruels de Camille de Peretti

Et à l’instar des lettres recueillies dans une société et publiées pour l’instruction de quelques autres, tout est calcul, fourberie et intrigues avec une question que je me suis posé tout au long : l’autrice sera-t-elle aussi cruelle avec ses personnages que l’avait été Choderlos de Laclos ?

Un hommage en forme pastiche délicieusement amoral

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Julien et Camille sont faits pour s'entendre. Fascinés par la littérature du XVIIIe siècle, élèves brillants, cyniques, ils ont la conviction de s'être trompés d'époque. Et surtout une dévorante envie de s'amuser et d'affirmer leur toute-puissance. Alors quoi de mieux pour combler leurs aspirations que de se prendre pour le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil ?

Quelques règles, de nombreuses « proies » à séduire, un maximum de « trophées »... Les voilà « partenaires de crime », maîtres d'un jeu cruel dont ils tirent les ficelles en redoutables manipulateurs. Mais c'est un jeu dangereux, qui risque de se retourner contre eux et de les précipiter dans ce qu'ils redoutent le plus : devenir des adultes..

Zulu

Un polar (thriller ?) au milieu de l’apartheid et du racisme dans les tonwships d’Afrique du Sud qui monte gentiment… et de plus en plus, et de pire en pire, et quand c’est trop, il y a encore plus pire.

Zulu de Caryl Ferey

Un thriller (polar ?) absolument addictif, qu’on se dépêche de terminer pour regretter ensuite de l’avoir trop vite dévoré.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'elles lui ont fait... Aujourd'hui chef de la police criminelle de Cape Town, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs en Afrique du Sud : la violence et le sida. Une jeune fille est retrouvée cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. La cause du massacre semble être une drogue de composition inconnue. Neuman, qui enquête dans les townships sur l'agression de sa mère, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur. Ils ne savent pas où ils mettent les pieds... Si l'apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale...

L’autre part

Une BD sans texte magnifique et tellement évocatrice.

L’autre part de Créons

Difficile de donner une explication trop carrée et c’est toute la beauté de ce livre qui parle de la force du dessin, de la couleur et de la musique pour nous permettre de nous trouver et nous retrouver.

L’histoire d’un crayon rouge de toutes les couleurs, d’un troubadour qui ne refuse jamais un petit coup sur le pouce et une petite fille escargot qui vont enchanter une forêt

Splendide !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Un album de bandes dessinée dans la collection 7|107 qui nous raconte les aventures d'un personnage connu sous le nom de Crayon. Le contenu Familier des Bruxellois depuis des années, on retrouve le personnage street art en forme de crayon dans les endroits les plus improbables de la ville. Crayon est décliné et coloré, mis en scène il anime les rues de la capitale, invitant les passants à s'exprimer et à investir la ville comme un vaste espace de création, à la fois poétique et tendrement critique.
L'auteur de ces crayons est lui-même connu sous ce pseudonyme (Crayon ou Créons). Peut-être même que ces crayons sont en fait les créations d'un collectif... En tout cas, de la rue, le personnage, Crayon, passe au récit graphique, sans bulles ni textes. Aucun. Et ce pour élargir les horizons du possible. Mêlant et explorant une diversité de techniques ? dessin, aquarelle, peinture à l'huile... ? notre familier crayon nous plonge dans une histoire peuplée de références populaires, de clins d'oeil aux cartoons de Disney, parmi d'autres nostalgies vivifiées par un regard bien ancré dans les questionnements de nos contemporains.
Bref un album pour les petits comme pour les grands

À la piscine avec Norbert

La narratrice (Véronique ?), baise avec Norbert (entre autres) et fait des longueurs à la piscine. Elle pêche sur Meetic, et s’interroge, questionne et philosophe…

À la piscine avec Norbert de Véronique Pittolo

Désenchantée, elle peine à trouver un sens, un but ou des émotions qui l’emportent… Et d’ailleurs pour aller où, à l’approche de la soixantaine, à l’âge de calculer ses points de retraite pour évaluer la taille des rêves possibles…

Alors elle nage, elle baise et elle philosophe…

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
À l'approche de la soixantaine, une femme doit faire des efforts pour atténuer les rides et bien choisir ses petites culottes, surtout quand elle n'a pas la silhouette d'Ursula Andress.

Des efforts, l'héroïne de ce roman en fait encore, le soir, pour rompre sa solitude sur les sites de rencontre, livrée aux faux-semblants du virtuel.

Avec Norbert (rencontré sur Meetic), elle baise, elle va à la piscine, elle parle de tout, de sexe, du salaire des patrons du CAC 40, des migrants, de #Metoo, de sa future (toute petite) retraite. Elle lui parle de poésie, il répondT'as pas d'autres sujets en réserve ?

Il cite la sélection de l'équipe de France, elle préfère Kafka, il la voudrait en robe, elle préfère les pantalons.

À part ça, ils s'entendent bien.

À la piscine avec Norbert est un texte cru, drôle et enjoué, une réponse féminine et féministe aux Houellebecq de tous bords