Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Le soir de réveillon, toutes ses femmes sont là, mais Vittorio ne vient pas. Les femmes de de Caterina Bonvicini
Le livre, donnant la voix à chacune, dresse des portraits teintés de jalousies et de rancœurs, de regrets et d’incompréhensions.
Une construction sympa et bien menée qui, hélas tend à s’épuiser rapidement…
… pour un rebondissement final bienvenu mais qui m’a semblé un peu bricolé
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Milan. Le soir de Noël. La mère, la soeur, la femme, l'ex-femme, l'amante et les deux filles de Vittorio attendent en vain cet écrivain à la carrière déclinante. Une enquête pour disparition est ouverte. Au fil des mois, un nouvel équilibre vient régir les rapports entre ces femmes. Chacune des protagonistes narre son histoire avec l'absent
Une histoire de vie, celle de Hajime, ses rencontres, son mariage et la survenue d’un amour d’enfance alors qu’il est établi, marié avec deux enfants
Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil de Haruki Murakami
Le cadre pour poser des questions sur la culpabilité et l’inexorable cours de la vie, sur les regrets, les fantasmes et l’impossibilité de « dé-casser » ce qui a été brisé.
Un magnifique livre, à la lente poésie nostalgique un peu pâteuse dans laquelle le protagoniste semble avoir bien de la peine à surnager…
Toutes les casseroles de la vie ne se recollent pas au fil d’or à la manière du Kintsugi
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Hajime, après avoir été correcteur chez un éditeur, a épousé Yukiko, dont le père, homme d'affaire véreux, lui offre d'ouvrir un club de jazz. Tout dans sa vie lui réussit. Un soir il retrouve Shimamoto-san, une femme qui a été sa voisine et son amie dans son enfance. Ils deviennent amants, mais elle disparaît. Yukiko donne à son mari le temps de réfléchir. Hajime décide de rester avec sa famille
Récit d’une femme, celui de son initiation à la jouissance en terre d’Islam
L’amande de Nedjma
Mais les caresses sont porteuses de sens et mènent à l’amour (et inversement et réciproquement)… et la passion des corps est dangereusement proche de celle des cœurs
Un livre dans lequel les fluides se mêlent aux sentiments dans une bouillonnante confusion
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Voici un témoignage exceptionnel : une jeune femme arabe ose transgresser le tabou du sexe et du silence pour raconter son histoire - sa rencontre avec un homme passionné, raffiné, qui lui révèle un amour total, enflammé, profondément sensuel.
Ce récit - beau, troublant, parfois cru - est un événement : pour la première fois une femme musulmane s'exprime librement sur sa vie intime. C'est pourquoi ce livre de volupté, incandescent, brillant, jubilatoire, est aussi un acte politique, une reconquête de la parole et du corps des femmes arabes.
Un chef-d'oeuvre érotique, une déclaration d'amour et de colère. Un choc
Malgré un départ un peu confus, oscillant entre les personnages et la narratrice, je me suis rapidement retrouvé sous le charme absolu de ce récit de famille qui débute en pleine guerre d’Espagne, suivie de l’exil pour aboutir dans un bar-tabac-café-restaurant-hôtel-épicerie de Marseillette. Une histoire soigneusement consignée dans une commode que l’auteure reçoit en héritage au décès de sa grand-mère, l’Abuela.
La commode aux tiroirs de couleurs de Olivia Ruiz
Un presque premier roman fortement inspiré de son histoire familiale, époustouflant d’émotions et de sentiments. Des vies de femmes, porteuses de mémoire
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l'intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d'une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.
La commode aux tiroirs de couleurs signe l'entrée en littérature d'Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l'Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l'exil
Et si les robots finissaient par acquérir une âme, une capacité à penser par eux-même, transcender l’IA pour devenir plus encore?
Et s’il s’agissait, en l’occurrence d’une lovebot, une poupée sexuelle dotée d’intelligence…
Esther de Olivier Bruneau
Elle s’appelle Esther et se fait martyriser par son propriétaire
Un livre très drôle, plein de questions et difficile à lâcher !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Anton et Maxine forment un couple sans histoires, doucement consumé par la routine. Une nuit, en rentrant d'un dîner, ils découvrent par hasard une lovebot - robot sexuel animé et doué d'intelligence artificielle - jetée dans des ordures. L'irruption dans leur vie de ce corps, programmé pour le plaisir mais martyrisé dans sa chair synthétique, va bien vite bousculer leur intimité.
Tandis que la créature reprend peu à peu vie et révèle des fragments de son passé, ils ne se doutent pas encore que les épreuves qu'elle a traversées la rendent exceptionnelle et en font la proie d'une traque féroce...
Tout d’abord, cessons de nommer les productions annuelles d’Amélie Nothomb : romans ! Le terme nouvelles conviendrait mieux.
Ceci étant dit, voilà un livre qui a du charme, de l’élégance et de l’intelligence.
Les aérostats de Amélie Nothomb
C’est donc court, mais il n’est pas toujours obligatoire d’en faire des caisses pour réussir. Une jolie histoire de passage à l’âge adulte de deux jeunes un peu seuls dans des environnements familiaux toxiques ou absents.
C’est bien léger, mais c’est chou 😉
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) "La jeunesse est un talent, il faut des années pour l'acquérir".
Les réflexions d’une femme seule… Avec son chat Chouchou
J’ai hâte d’être à demain de Sandrine Sénès
Des courtes chroniques de une ou deux pages, souvent très drôles, pleines de tendresse et d’autodérision.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Il était une femme qui avait une folle envie d'aimer.
Mais le garagiste bien foutu est trop timide, le dragueur du rayon surgelés est quasi borgne et celui qui lui plaît vraiment est déjà pris.
Aux terrasses de café, sur les quais de gare, elle ne voit que des amoureux. Il y a ces vieux couples qui durent, et ceux qui font semblant, il y a les grands romantiques qui ne la font pas rêver du tout.
Heureusement, il lui reste Babar, le zonard alcoolique du quartier. Babar avec ses tonnes de compliments, pour les jours où elle ne se sent pas belle. Babar le fidèle.
En quelques courtes scènes, Sandrine Sénès campe la vie d'une célibataire d'aujourd'hui. Et brosse un portrait plein d'humour et d'autodérision
Lors de sa nuit de noces, Leila reste fermée et son mari la répudie. Zobida l’accompagne alors dans un voyage à la recherche de celle qui l’avait « blindée ». Mais ce voyage ressemble bien plus à la découverte de son corps et de sa sexualité.
La traversée des sens de Nedjma
Du sexe en terres d’Islam, du sexe et de l’hypocrisie des religions, du sexe délicieux des femmes et de la brutasserie des hommes
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) «Dans cette vie, il est donné aux uns d'apprendre les bonnes manières, aux autres d'éduquer l'esprit et de fortifier la foi. Je n'ai pas eu le privilège de dispenser l'un ou l'autre enseignement, portée telle que Dieu m'a faite sur le plaisir, ne sachant ni lire ni écrire, qui plus est. Il me restait un moyen d'accomplir bonne oeuvre avant de mourir : initier quelque jeune fille à l'amour. Dans le plus grand secret, bien sûr.
Ce pays a décidé de bannir le sexe et de se voiler de fausse vertu. Si l'on vient à m'identifier, on me pendra.»
Amusant, ces pastiches d’Arsène Lupin, Rouletabille, Sherlock Holmes, Vidock, Fantomas, Hercule Poirot ou Miss Marple…
Le parfum de la chatte en noir : et autres pastiches érotiques de romans policiers de Etienne Liebig
Amusant mais très vite lassant tant le lien entre le roman noir et le roman sodo-scato tourne inlassablement en boucle
Bof
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) «Les grands policiers et les grands criminels de la littérature classique ont évidemment une sexualité, mais celle-ci, pour des raisons de censure et de bienséance, n'a jamais pu s'exprimer, faisant de nos héros des êtres impuissants ou frigides. Il fallait que cette injustice soit réparée. C'est pourquoi, dans un souci de vérité historique qui les honore, les éditions La Musardine m'ont confié cette haute mission de rendre à tous ces personnages qui peuplent notre inconscient collectif une vie sexuelle aussi riche et diverse que leur vie aventureuse.»
Un immeuble comme une concentration de désirs, de fantasmes et de sexe.
Parties communes de Anne Vassiviere
Ça commence de façon très drôle et plutôt légèrement avec des effets miroirs très réussis. Puis, ça s’emballe très vite, puissamment et bien profond…
Toutefois, au bout d’un moment, j’ai regretté la légèreté et l’humour du début
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Par le trou de la serrure...
Paris, un immeuble haussmannien dont la façade est en ravalement. Derrière leur apparente respectabilité, les habitants cachent de nombreux secrets, des couples s'y forment, s'y conforment ou s'y déforment au gré des désirs. Il y a, entre autres, la transformation touchante de Nadège, la très catholique propriétaire de l'immeuble, les pratiques insolites du docteur Dupuis, gynécologue, les découvertes extrêmes de Lili, la jeune première, l'idylle entre Marie, pédopsychiatre frustrée, et Jean-Do, ancien pompier bellâtre et macho... Une fois le livre refermé, vous ne regarderez plus jamais vos voisins comme avant !
À la façon d'un Georges Perec dans La Vie, mode d'emploi, Anne Vassivière bâtit un texte uniquement basé sur les pensées intimes et sexuelles des protagonistes, en adoptant un style différent pour chacun. Sa plume audacieuse convoque des mots forts et obscènes, aussi bien que poétiques ou ironiques. C'est en sa qualité de femme que l'auteur écrit : comme elle aime à le souligner, elle ne s'adresse pas tant à la raison des lectrices qu'à leur ventre. Car ce ventre et les sensations qui s'y logent relient Anne Vassivière à toutes les femmes, celles qui assument leur sexualité, celles qui s'ennuient au lit, celles qui jouissent à outrance, celles qui vivent joyeusement l'ordinaire, celles qui désirent avec ferveur...