Les aérostats

Tout d’abord, cessons de nommer les productions annuelles d’Amélie Nothomb : romans ! Le terme nouvelles conviendrait mieux.

Ceci étant dit, voilà un livre qui a du charme, de l’élégance et de l’intelligence.

Les aérostats de Amélie Nothomb

C’est donc court, mais il n’est pas toujours obligatoire d’en faire des caisses pour réussir. Une jolie histoire de passage à l’âge adulte de deux jeunes un peu seuls dans des environnements familiaux toxiques ou absents.

C’est bien léger, mais c’est chou 😉

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
"La jeunesse est un talent, il faut des années pour l'acquérir".

J’ai hâte d’être à demain

Les réflexions d’une femme seule… Avec son chat Chouchou

J’ai hâte d’être à demain de Sandrine Sénès

Des courtes chroniques de une ou deux pages, souvent très drôles, pleines de tendresse et d’autodérision.

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je ne savais pas qu'un jour j'en serais là, assise sur un banc en bord de mer à donner à manger mon panini dégueulasse aux mouettes.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Il était une femme qui avait une folle envie d'aimer.

Mais le garagiste bien foutu est trop timide, le dragueur du rayon surgelés est quasi borgne et celui qui lui plaît vraiment est déjà pris.

Aux terrasses de café, sur les quais de gare, elle ne voit que des amoureux. Il y a ces vieux couples qui durent, et ceux qui font semblant, il y a les grands romantiques qui ne la font pas rêver du tout.

Heureusement, il lui reste Babar, le zonard alcoolique du quartier. Babar avec ses tonnes de compliments, pour les jours où elle ne se sent pas belle. Babar le fidèle.

En quelques courtes scènes, Sandrine Sénès campe la vie d'une célibataire d'aujourd'hui. Et brosse un portrait plein d'humour et d'autodérision

La traversée des sens

Lors de sa nuit de noces, Leila reste fermée et son mari la répudie. Zobida l’accompagne alors dans un voyage à la recherche de celle qui l’avait « blindée ». Mais ce voyage ressemble bien plus à la découverte de son corps et de sa sexualité.

La traversée des sens de Nedjma

Du sexe en terres d’Islam, du sexe et de l’hypocrisie des religions, du sexe délicieux des femmes et de la brutasserie des hommes

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
«Dans cette vie, il est donné aux uns d'apprendre les bonnes manières, aux autres d'éduquer l'esprit et de fortifier la foi. Je n'ai pas eu le privilège de dispenser l'un ou l'autre enseignement, portée telle que Dieu m'a faite sur le plaisir, ne sachant ni lire ni écrire, qui plus est. Il me restait un moyen d'accomplir bonne oeuvre avant de mourir : initier quelque jeune fille à l'amour. Dans le plus grand secret, bien sûr.

Ce pays a décidé de bannir le sexe et de se voiler de fausse vertu. Si l'on vient à m'identifier, on me pendra.»

Le parfum de la chatte en noir

Amusant, ces pastiches d’Arsène Lupin, Rouletabille, Sherlock Holmes, Vidock, Fantomas, Hercule Poirot ou Miss Marple…

Le parfum de la chatte en noir : et autres pastiches érotiques de romans policiers de Etienne Liebig

Amusant mais très vite lassant tant le lien entre le roman noir et le roman sodo-scato tourne inlassablement en boucle

Bof

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
«Les grands policiers et les grands criminels de la littérature classique ont évidemment une sexualité, mais celle-ci, pour des raisons de censure et de bienséance, n'a jamais pu s'exprimer, faisant de nos héros des êtres impuissants ou frigides. Il fallait que cette injustice soit réparée. C'est pourquoi, dans un souci de vérité historique qui les honore, les éditions La Musardine m'ont confié cette haute mission de rendre à tous ces personnages qui peuplent notre inconscient collectif une vie sexuelle aussi riche et diverse que leur vie aventureuse.»

Parties communes

Un immeuble comme une concentration de désirs, de fantasmes et de sexe.

Parties communes de Anne Vassiviere

Ça commence de façon très drôle et plutôt légèrement avec des effets miroirs très réussis. Puis, ça s’emballe très vite, puissamment et bien profond…

Toutefois, au bout d’un moment, j’ai regretté la légèreté et l’humour du début

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Par le trou de la serrure...

Paris, un immeuble haussmannien dont la façade est en ravalement. Derrière leur apparente respectabilité, les habitants cachent de nombreux secrets, des couples s'y forment, s'y conforment ou s'y déforment au gré des désirs. Il y a, entre autres, la transformation touchante de Nadège, la très catholique propriétaire de l'immeuble, les pratiques insolites du docteur Dupuis, gynécologue, les découvertes extrêmes de Lili, la jeune première, l'idylle entre Marie, pédopsychiatre frustrée, et Jean-Do, ancien pompier bellâtre et macho... Une fois le livre refermé, vous ne regarderez plus jamais vos voisins comme avant !

À la façon d'un Georges Perec dans La Vie, mode d'emploi, Anne Vassivière bâtit un texte uniquement basé sur les pensées intimes et sexuelles des protagonistes, en adoptant un style différent pour chacun. Sa plume audacieuse convoque des mots forts et obscènes, aussi bien que poétiques ou ironiques. C'est en sa qualité de femme que l'auteur écrit : comme elle aime à le souligner, elle ne s'adresse pas tant à la raison des lectrices qu'à leur ventre. Car ce ventre et les sensations qui s'y logent relient Anne Vassivière à toutes les femmes, celles qui assument leur sexualité, celles qui s'ennuient au lit, celles qui jouissent à outrance, celles qui vivent joyeusement l'ordinaire, celles qui désirent avec ferveur...

Lettre d’amour sans le dire

Une passion tardive, inavouée, ou juste un peu trop tard, mais peut-être pas vraiment trop trop tard…

Lettre d’amour sans le dire de Amanda Sthers

Un petit bijou (peut-être un peu cucul) délicieux de délicatesse tendrement nostalgique d’un amour qui n’a pas eu le courage de naître… encore

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Cher monsieur,
Je vous écris cette lettre car nous n'avons jamais pu nous dire les choses avec des mots. Je ne parlais pas votre langue et maintenant que j'en ai appris les rudiments, vous avez quitté la ville. J'ai commencé les leçons de japonais après notre septième rencontre. C'était en hiver, les feuilles prenaient la couleur que je prêtais à votre pays. Je voulais vous demander de le décrire afin de vous comprendre avec lui.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« On m'a dit qu'au Japon, les gens qui s'aimaient ne se le déclaraient pas. Qu'on évoquait l'état amoureux comme une chose qui dépasse les êtres, les enveloppe, les révèle ou les broie.

On ne dit pas "je t'aime" mais "il y a de l'amour", comme il y a du soleil.

Je ne sais pas si vous aimeriez me revoir ou m'écrire. Il y a mon nom et mon adresse au dos de cette enveloppe et toute ma vie à l'intérieur. Je suis prête à ce que vous ne vouliez rien en faire.

J'espère pourtant que vous comprendrez ce que je ne vous dis pas. »

Alice est une femme empêchée, prisonnière de ses peurs et de ses souvenirs. Jusqu'au jour où un masseur japonais, d'une délicatesse absolue, la réconcilie avec son corps, avec elle-même.

Et avec l'amour, peut-être

Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle

Tout est dans le titre ! Bienvenue dans le péché de la jouissance

Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle de Liebig Etienne

Allez, on ajoute une petite cheffe scout ?

Un livre délicieusement amoral en terres catholiques comme un bon foutage de gueule face aux religieuses hypocrisies

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Viscéralement libertaire et joyeusement iconoclaste...

le Pèlerinage de Compostelle comme vous ne l'avez jamais lu...

Étienne, le narrateur de ce guide hors du commun, pantalon à grosses côtes et sac au dos, n'hésite pas à se sacrifier pour suivre le Pèlerinage qui, de Vézelay à Compostelle, perpétue selon lui l'archaïsme de la pensée et la soumission au destin.

Appuyé à son bâton de pèlerin, Étienne a plus d'un tour dans sa besace pour approcher au plus près les corps croyants de cette vaste communauté en marche. Le constat est hilarant : la chair est faible, on s'en doutait, mais elle est tout sauf triste...

Crash !

Une descente jusqu’au boutiste des fantasmes de violences automobiles dans la fétichisation de l’accident. Des corps et du métal, de la tôle et des plaies, du sexe et des fluides divers

Crash ! de J. G. Ballard

Un livre absolu. Mais finalement, j’ai quand même trouvé ça un peu lassant, comme un exercice de style à l’exécution parfaite

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Après avoir causé la mort d'un homme lors d'un accident de voiture, James Ballard, le narrateur, développe une véritable obsession pour la tôle froissée. Enrôlé par Vaugham, un ex-chercheur qui aime reconstituer des accidents célèbres et va même jusqu'à en provoquer pour assouvir ses pulsions morbides, Ballard se verra progressivement initié à une nouvelle forme de sexualité : le mariage de la violence, du désir et de la technologie.

Avec Crash !, premier volet de la « Trilogie de béton », J.G. Ballard ausculte les rapports de l'homme à la technologie dans un monde perverti par les machines, et livre un roman troublant, qui mêle perversion sexuelle et réflexion politique

Dirty sexy valley

Comme un film d’horreur porno, ce livre ose tout et pire et pire encore. Tellement qu’on se sent intrigué, amusé et nauséeux comme devant un massacre à la tronconneuse revisité par Russ Meyer. Répugnant et hilarant.

Dirty sexy valley de Olivier Bruneau

Un livre qu’on peut jeter au feu après 20 pages tout comme il serait possible de lui donner 5 étoiles tant il va au bout de son délire.

Et même si c’est trop, j’ai quand même bien rigolé

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Dans la moiteur d'un été torride, six étudiants inséparables décident de célébrer leur diplôme en s'adonnant à une authentique orgie dans une cabane isolée à la montagne. Mais quand ils débarquent sur place, prêts pour la fête de leur vie, ils ignorent que dans la pinède habite une famille dégénérée pour qui la perversion est un art de vivre.

Voici un roman qui dépasse les bornes. Horreur, sexe et humour : réfléchissez avant d'offrir ce livre à votre belle-mère. En revisitant la crème du cinéma trash (des bombes sexuelles en mini short aux massacres à la perforeuse dans les bois) et en nous offrant un mélange tout personnel de Quentin Tarantino et de Russ Meyer, Dirty Sexy Valley transforme en éclats de rire ce qui nous obsède depuis la nuit des temps : Eros et Thanatos, revisités en mode pop-corn

Un peu d’amour

Une petite merveille de poésie commencée à être dévoilée strip par strip durant le confinement…

Les nouvelles aventures de Lapinot, tome 4 : Un peu d’amour de Lewis Trondheim

Un bonheur de poésie à l’humour timide et délicat

J’ai juste pas trop compris le comment ou pourquoi de la séparation d’avec Cléa… manquait-il un ou deux strips dans la BD disparus lors du choix d’ordonnancement des 132 strips fait par terre ?

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Si les livres étaient comestibles, mangerions-nous ceux que nous n'avons pas aimés ?