Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Le récit glaçant de la fille d’une héroïnomane à l’époque du Platzspitz et du Letten à Zürich
Les enfants du Platzspitz : ma vie avec une mère toxicomane de Michelle Halbheer et écrit par Franziska K. Müller
Un réquisitoire contre les pouvoirs publics et la protection de l’enfance, incapables de voir (aveugles ?) la détresse d’une enfant et les maltraitances dont elle était victime.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Le livre Platzpitzbaby, publié par les éditions Wörterseh, a été accueilli avec enthousiasme lors de sa sortie en 2013 et devint un best-seller outre-Sarine. Le destin touchant d’une jeune fille vivant avec sa mère toxicomane et qui accédera à une vie meilleure à force de volonté et de courage, a ému plus de 40'000 lecteurs. Nous sommes ravis de publier «Les enfants du Platzspitz» en français à l’occasion de la sortie du film éponyme dans les salles de cinéma romandes
Une histoire incroyable qui commence par le meurtre de son père, un jugement et un acharnement judiciaire incompréhensible, une évasion, chirurgie éthétique de boucher, cavale, la French Connection et le trafic de drogue. Re-prison aux États-Unis et re-évasion… puis des chevaux et enfin l’espoir une vie paisible avant l’extradition vers la Suisse qui refuse de lacher le morceau pour une peine quasi-purgée…
La scandaleuse Madame B. de Pierre Beguin
Une aventure racontée dans un style terne et lassant mais qui tente de rendre compte au plus juste la vie incroyable de Josette Bauer qui fascina Truman Capote
Un Truman Capote qui semble n’avoir que peu de goût pour les helvètes…
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Rien ne semblait destiner Josette Bauer à une vie de cavale. Fille d'un riche industriel suisse, elle aime le luxe, les voitures de sport et les palaces. Jusqu'à cette nuit de novembre 1957 où l'impensable se produit...
Arrestations, prisons, évasions. C'est une incroyable aventure qui commence. Mille vies en une : trafiquante de drogue pour la « French Connection », prostituée, « garçon » d'écurie, éleveuse de chevaux. De Genève aux États-Unis en passant par la France, l'Algérie et l'Espagne, celle que la presse surnomme « la sorcière », « l'ange noir » ou « la diabolique » fascine. Cette trajectoire hors du commun hypnotise en premier lieu le célèbre écrivain Truman Capote qui en fait la clé d'une oeuvre à venir, un « roman-vérité » qui s'intitulerait La scandaleuse Madame B.
C'est ce destin vertigineux, entre fiction et réalité, que retrace Pierre Béguin, auteur de plusieurs romans dont Vous ne connaîtrez ni le jour ni l'heure et Condamné au bénéfice du doute, à partir d'archives, de chroniques judiciaires et de témoignages. En arrière-plan se dessine un monde en plein bouleversement où le lecteur croisera des personnalités comme les Kennedy, les Rolling Stones, Henry Kissinger, et des figures clés de la jet-set new yorkaise
A l’occasion d’un petit séjour en garde à vue suite à une ligne de coke sur le capot d’une voiture, Frédéric tente de se rappeler de son enfance
Un roman français de Frédéric Beigbeder
Des souvenirs aériens au milieu d’une poisseuse cellule dans laquelle les frimeurs font pâle figure
C’est chou…
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « C'est l'histoire d'une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres.
C'est l'histoire d'un homme devenu un jouisseur pour se venger d'être quitté, d'un père cynique parce que son coeur était brisé.
C'est l'histoire d'un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d'un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère.
C'est l'histoire d'un garçon mélancolique parce qu'il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l'échec de leur mariage.
C'est l'histoire d'un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu'il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance.
C'est l'histoire d'une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés.
Telle est la vie que j'ai vécue : un roman français. »
F.B.
Le récit d’une vie mouvementée, d’un père alcoolique, d’une jeunesse intense, du désir d’enfant, d’être femme, de rage et d’apaisement.
Notes à usage personnel de Emilie Pine
Un livre d’une grande profondeur aux riches enseignements porté par une franchise déroutante et salvatrice.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « J'ai peur d'être cette femme qui dérange. Et peur de ne pas déranger assez. J'ai peur. Mais je le fais quand même. »
Au fil de six essais, Emilie Pine nous livre ses « mémoires accidentels », un magnifique témoignage sur sa vie de femme, ses failles intimes, ses combats, ses colères et ses renoncements. À la fois crue, vulnérable, drôle et radicalement honnête, elle aborde tous ces sujets que l'on a trop souvent l'habitude de taire : l'addiction, l'infertilité, les ruptures familiales, les violences sexuelles... Poignant et juste, Notes à usage personnel, dessine l'histoire en creux d'une femme qui dérange, en rébellion contre le silence
Pour ce livre au titre smiley, Frédéric rappelle à la rescousse son double publicitaire né avec 99.- Francs, Octave. Et Octave a vieilli et commet la pitrerie de trop qui le démissionne de la radio France Publique.
L’homme qui pleure de rire de Frederic Beigbeder
Un livre un peu geignard, truffé de name-dropping dans lequel le pauvre Octave est victime des autres, de lui, des drogues, des femmes, du temps, de tous, où tout le monde est victime, ou le monde est victime et la société est victime ou la victime est victime, victime, victime…
Car ce n’est pas de la faute à Frédéric si Octave est une brelle et finit toujours par cracher dans la soupe après avoir cassé sa soupière.
Pourtant, c’est un livre plein de talent, drôle et caustique qui tape juste, allègre et décomplexé même s’il finit un peu moisi.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Octave Parango a travaillé dans la publicité durant les années 1990 et dans la mode durant les années 2000. Il est désormais humoriste à 8h55, le jeudi matin, sur la plus grande radio nationale de service public.
clôt la trilogie d'Octave Parango sur les aliénations contemporaines : après la tyrannie de la réclame puis la marchandisation de la beauté féminine, Frédéric Beigbeder s'attaque à la dictature du rire.
Une satire réjouissante des dérives de notre société de divertissement
Alain-Fabien Delon frappe tout de suite très fort.
De la race des seigneurs de Alain-Fabien Delon
Avec ce roman, il met en scène Alex Delval, 18 ans, fils d’Alexandre Delval, acteur de cinéma. Difficile d’y voir autre chose qu’une autobiographie romancée dans laquelle Alain-Fabien règle ses comptes avec son père. Et tout y passe !
C’est âpre, trash, thérapeutique et forcément impudique. S’il est probablement inutile de chercher à y démêler le vrai du faux, ce livre permettra de comprendre toute la difficulté à se retrouver fils de A.D.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Une vie peut-elle basculer en une nuit ?
Alex Delval, dix-huit ans, rêve de devenir acteur comme son père. Mais alors qu'un rôle lui est offert, le doute l'assaille violemment. Happé par ses démons, il se réfugie dans l'alcool. Une rixe éclate. Rideau. Quand il reprend ses esprits, Alex se trouve face à un homme qu'il ne connaît pas. La soixantaine, le regard bon. Un psy. Dans les profondeurs de la nuit, une complicité inattendue va naître entre eux.
Pour la première fois, Alex osera se livrer.
Comment devenir soi quand on a grandi dans l'ombre d'un mythe ? Comment dépasser l'image du « fils de » pour s'emparer enfin de son destin ?
Un père, un fils. L'amour, la haine.
Comme avec la majorité des recueils, il y a du bon… et du moins. Là, toutefois, il y a aussi de l’excellent et du dispensable.
La frivolité est une affaire sérieuse : 99 essais de Frédéric Beigbeder
Car Beigbeder me fascine autant qu’il m’épuise. Il est aussi brillant que trop facile.
Et si on lui passe les chroniques « actu » et attentats qui ne lui rendent pas vraiment grâce tant il a plus de talent pour parler sérieusement de frivolité que l’inverse, et si on accepte le name-dropping qui empostillonne ses textes… c’est de la bonne came où l’autodérision côtoie une certaine profondeur avec humour.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Frédéric Beigbeder n'a cessé de tourner en dérision le monde auquel il appartient. Aujourd'hui, la frivolité devient une forme de militantisme.
De la « Fashion Week » à la finale de la Coupe du monde de football, du Festival de Cannes à une attaque à main armée au bar du Ritz, de l'enterrement de Jean d'Ormesson à une visite à Charlie Hebdo : cela fait trente ans que Beigbeder est sur tous les fronts. Et sur tous les sujets, des plus frivoles aux plus graves, il garde le même ton, unique mélange de sarcasme et de tendresse, d'humour noir et de nuits blanches. Ces 99 essais le révèlent au sommet de son art.
Dans ces textes, rien n'est vain car tout est lesté d'une discrète gravité : de toutes ses dérives, l'auteur a fait une philosophie. Pourquoi 99 ? Parce que ce chiffre lui a porté chance autrefois. On y voit le monde s'écrouler et au milieu, un type qui ne pense qu'à s'en amuser. Ce qui, quand on n'a pas d'autre choix, reste la plus profonde chose à faire
Un must d’angoisses, d’hallucinations, de fantasmes, de désespoir et d’humour.
So Sad Today de Melissa Broder
Un livre avec des drogues, du sexe, de l’alcool, des médicaments et… des désintoxications accompagnées de thérapeutes, gourous, religieux, chamans, psy, médecins, amants et angoisses.
C’est super drôle, monstre touchant, bancal et plein de sincérité. Melissa Broder écrit sans tabou sur des sujets absolument intimes et généralement honteusement cachés.
J’adore !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Je ne suis pas un être humain qui veut s'élever jusqu'à un état spirituel. Je suis un être spirituel expérimentant la condition humaine. »
Melissa Broder, grande dépressive devant l'Éternel, comble son appétit et son manque existentiels par tous les moyens possibles : drogues, alcool, sexe plus ou moins raté, histoires d'amour plus ou moins romantiques... Elle a longtemps cherché une place dans le monde et la trouver n'a pas été une mince affaire : sa quête l'a conduite dans un centre de yoga tantrique, dans des chambres d'hôtel avec des hommes qu'elle a fantasmés, dans des boutiques New Age à la recherche des bons grigris pour conjurer son mal. Mais tout cela n'est rien comparé à sa plus grande angoisse : comment supporter l'attente d'un texto qui ne vient pas ?
Melissa Broder écrit à la mitraillette, avec un humour ravageur et une franchise peu commune. Mais qu'on ne s'y trompe pas : en racontant tout ce qu'on préfère ordinairement taire de soi, elle trouve un moyen de nous parler de nous
Une famille dysfonctionnelle, une mère qui ne sait aimer sa fille, un père lointain, une starification trop rapide, trop belle, l’agression sexuelle du « dernier Tango à Paris »… il y avait bien des raisons pour que cela tourne mal…
Tu t’appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider
Et tout ne se passe effectivement pas très bien… drogue, descente aux enfers… et pourtant, cette vie fut belle, avait elle confié à sa cousine quelques jours avant sa mort.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Tu étais libre et sauvage. D'une beauté à couper le souffle. Tu n'étais plus une enfant, pas encore une adulte quand tu enflammas la pellicule du Dernier Tango à Paris, un huis clos de sexe et de violence avec Marlon Brando.
Tu étais ma cousine. J'étais une petite fille et tu étais célèbre. Tu avais eu plusieurs vies déjà et de premières fêlures. Tu avais quitté ta mère à quinze ans pour venir vivre chez mes parents. Ce Tango marquait le début d'une grande carrière, voulais-tu croire. Il fut le linceul de tes rêves. Tu n'étais préparée à rien, ni à la gloire, ni au scandale. Tu as continué à tourner, mais la douleur s'est installée.
Cette histoire, nous nous étions dit que nous l'écririons ensemble. Tu es partie et je m'y suis attelée seule, avec mes souvenirs, mes songes et les traces que tu as laissées derrière toi. Ce livre parle beaucoup de toi et un peu de moi. De cinéma, de politique, des années soixante-dix, de notre famille de fous, de drogue et de suicide, de fêtes et de rires éclatants aussi. Il nous embarque à Londres, à Paris, en Californie, à New York et au Brésil. On y croise les nôtres et ceux qui ont compté, Alain Delon, Brigitte Bardot, Patti Smith, Marlon Brando, Nan Goldin...
Ce livre est pour toi, Maria. Je ne sais pas si c'est le récit que tu aurais souhaité, mais c'est le roman que j'ai voulu écrire. »
J’ai pas tout compris, ce n’était pas forcément le but.
Nick Cave : Mercy on me de Reinhard Kleist
Une bio de Nick Cave bien barrée, pour se mettre la tête à l’envers, perdue entre le réel, les chansons, les fantasmes et les hallucinations.
Une BD magnifiquement soutenue par un dessin bien noir et agressif.
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) C'est un lundi que je partis, laissant tout derrière moi.
La nuit était froide et semblait interminable.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Reinhard Kleist, maître du roman graphique et créateur de mythes a, une fois de plus, repoussé les conventions de la bande dessinée en élaborant un terrifiant mélange de chansons, de demi-vérités biographiques et de totales affabulations. Il a ainsi tracé un voyage étrange et complexe à vous glacer le sang dans l'univers de Cave, plus proche de la réalité qu'aucune autre biographie, c'est évident ! Enfin, pour info : je n'ai jamais tué Elisa Day. »
Nick Cave