Erma Jaguar a marqué mon adolescence !

Puis, petit à petit, nous nous sommes éloigné, mais le souvenir reste marquant
Salut Alex
Tout d’abord, cessons de nommer les productions annuelles d’Amélie Nothomb : romans ! Le terme nouvelles conviendrait mieux.
Ceci étant dit, voilà un livre qui a du charme, de l’élégance et de l’intelligence.

C’est donc court, mais il n’est pas toujours obligatoire d’en faire des caisses pour réussir. Une jolie histoire de passage à l’âge adulte de deux jeunes un peu seuls dans des environnements familiaux toxiques ou absents.
C’est bien léger, mais c’est chou 😉
Les réflexions d’une femme seule… Avec son chat Chouchou

Des courtes chroniques de une ou deux pages, souvent très drôles, pleines de tendresse et d’autodérision.
Tout ça pour ça ?!?
Tous ces risques (réels ou fantasmés) pour courir le marathon de Pyongyang en tant que journaliste (sous une couverture bien légère) et ne ramener que… rien du tout

Une course vide dans un pays vide la peur au ventre… Un récit fantomatique
Lors de sa nuit de noces, Leila reste fermée et son mari la répudie. Zobida l’accompagne alors dans un voyage à la recherche de celle qui l’avait « blindée ». Mais ce voyage ressemble bien plus à la découverte de son corps et de sa sexualité.

Du sexe en terres d’Islam, du sexe et de l’hypocrisie des religions, du sexe délicieux des femmes et de la brutasserie des hommes
Monsieur Gabriel Matzneff (nommé « G. » dans ce livre) aime la chair fraîche, jeune, très ! Jeunes garçons et filles. Célèbre écrivain il use et abuse de son aura pour séduire et agir en toute impunité dans une France à la complaisance post soixante-huitarde.

Victime de l’ogre à quatorze ans, Vanessa Springora témoigne des années plus tard et son livre est glaçant de merde et brillant de talent.
La précise description d’un manipulateur, de son emprise et des séquelles que ces abus peuvent laisser
Amusant, ces pastiches d’Arsène Lupin, Rouletabille, Sherlock Holmes, Vidock, Fantomas, Hercule Poirot ou Miss Marple…

Amusant mais très vite lassant tant le lien entre le roman noir et le roman sodo-scato tourne inlassablement en boucle
Bof
Un immeuble comme une concentration de désirs, de fantasmes et de sexe.

Ça commence de façon très drôle et plutôt légèrement avec des effets miroirs très réussis. Puis, ça s’emballe très vite, puissamment et bien profond…
Toutefois, au bout d’un moment, j’ai regretté la légèreté et l’humour du début
Avec un titre pareil, le livre ne pouvait qu’être drôle, et il est encore meilleur que ça !

C’est joyeux, vivant, libre et frais ! C’est chaud aussi, humide et amusé.
Une ode à la joie de l’amour et du partage (ou tout·e seul·e, ou rien si on préfère), sans injonctions si ce n’est celle d’oser s’écouter.
Une merveille, je vous dis !
En plus, un grand bravo aux les éditions Monstrograph qui malgré un logo tout chou-ridicule proposent une typo soignée sur des grammages parfaits