Ainsi parlait ma mère

Rachid Benzine est un vieux garçon au chevet de sa mère. Il la raconte avec légèreté et humour, immigrée ne parlant que mal le français, illettrée, passionnée, aimante et aidante.

Ainsi parlait ma mère de Rachid Benzine

Un tout petit livre qui n’est pas sans rappeler Mon père en doute encore de Saphia Azzeddine avec ces mêmes problématique d’immigration et surtout, ce même amour absolu.

Un délicieux trop petit livre sur une petite maman qui ne se lasse pas d’écouter son fils lui lire Peau de chagrin de Balzac

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. »

Le roi n’avait pas ri

Triboulet fut le fou du roi Louis XII puis de François 1er.

Le roi n’avait pas ri de Guillaume Meurice

Guillaume Meurisse, amuseur public et politique en conte son histoire de façon… un peu désabusée

L’humour n’aurait donc aucune autre utilité que celle de faire rire ?

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Triboulet fut le difforme et volubile bouffon de Louis XII et François Ier. À travers sa vie de frasques et de facéties, il testa à chaque instant les limites de sa liberté. Jusqu'à... la blague de trop.

Le pouvoir tolère-t-il vraiment le rire ? Lorsqu'elle est permise par un roi, l'irrévérence fait-elle révérence ?
L'ascension et la chute de Triboulet, racontée par un bouffon du XXIe siècle

L’axe du loup : de la Sibérie à l’Inde sur les pas des évadés du Goulag

En 1950 paraissait « À marche forcée », récit de l’évasion du Goulag de Slavomir Rawicz. Une fuite de Iakoutsk à Calcutta.

L’axe du loup : de la Sibérie à l’Inde sur les pas des évadés du Goulag de Sylvain Tesson

Malgré des doutes sur son authenticité, ce livre fascine Sylvain Tesson qui décide d’en refaire le trajet sans utiliser de moyens de transports motorisés, by fair means.

Le récit d’une longue marche, de rencontres, de faim et de froid, de douleurs et d’émerveillements comme un hommage à la soif de liberté

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Pendant huit mois, Sylvain Tesson a refait le long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale qu'effectuaient naguère les évadés du goulag. Pour rendre hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles les plus grands, seul, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le désert de Gobi, les Hauts Plateaux tibétains, la chaîne himalayenne, la forêt humide jusqu'à la montagne de Darjeeling. À pied, à cheval, à vélo, sur six mille kilomètres, il a connu ce qu'il a cherché de plein gré : le froid, la faim, la solitude extrême. La splendeur de la haute Asie l'a récompensé, comme les mots d'une très ancienne déportée heureuse de se confier à lui : «On a le droit de se souvenir.»

«Le récit de voyage qu'il a rapporté est plein d'intelligence, d'authenticité, d'âpreté et d'émotion, traversé de bonheurs d'écriture qui sont la patte d'un écrivain.»

Dans les forêts de Sibérie

Six mois isolé volontaire au bord du lac Baïkal, Sylvain Tesson se demande s’il a une vie intérieure.

Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson

Il boit seul ou lors de brèves rencontres, craint les ours et se réchauffe en attendant le dégel.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché de vivre dans la lenteur et la simplicité.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à l'existence.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu

Contes & Légendes

Un bijou ! Tout simple et parfait. Ni trop et surtout pas pas trop. Enfin, trop peu… Heuuu, pas assez !

Contes & Légendes de Sandrine Deloffre

Chaque page apporte un sourire, un plaisir, une grimace, un clin d’oeil et du bonheur.

Dans une édition très soignée avec des couleurs magnifiques sur un papier de qualité (et même de l’or sur la couverture). Un livre qu’on pourrait destiner à offrir pour le conserver au dernier moment avec un bredouillement maladroit

Oui, Sandrine Deloffre est adorable, Merci !

Et pour retrouver la suite, c’est ici : sandrinedeloffre.com/

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Un recueil d'illustrations absurdes qui va vous faire voir d'un autre œil les contes et légendes de l'enfance !

Le Dalida noir

Petit chef-d’oeuvre (tout petit et pas très chef, ni oeuvre…) d’humour absurde un peu débile et attardé autour de la mort du Dalida noir (un sosie)

Le Dalida noir de Tra’b

C’est pas bon du tout, et pourtant… c’est presque un bon moment

Au cinéma, le Dalida noir aurait même une potentielle carrière de nanar culte

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Une enquête confidentielle du détective privé Jean-Jacques Bichon sur un mystérieux meurtre

Effin’ Birds : putain d’oiseaux

Soixante cartes postales de noms d’oiseaux… à offrir

Effin’Birds : putain d’oiseaux de Aaron Reynolds
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Découvrez les pensées profondes de 60 oiseaux parmi les plus agressifs, stupides, lâches et méchants de la planète. Ces opinions totalement dispensables et inutilement vulgaires sont incorrectement classées en 60 magnifiques cartes bourrées de gros mots à envoyer à vos pires amis ou à encadrer et offrir à vos collègues de bureau...

Ailleurs

Après Monstre et Innocent, Gérard a encore des choses à dire !

Ailleurs de Gérard Depardieu

Il parle de sa soif de vie, de son ennui d’un ici terne, aseptisé, silencieux et docile. Il veut vivre, au risque (ou la chance) de se tromper. Il veut voyager, rencontrer, partager, toucher, goûter, dévorer… Et même s’il se sent peut être moins vif sur la fin, il veut partir comme dans un western, les bottes aux pieds !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Je suis parfois un innocent, parfois un monstre.
Tout ce qui est entre les deux ne m'intéresse pas.
Tout ce qui est entre les deux est corrompu.
Seuls l'innocent et le monstre sont libres.

Ils sont ailleurs

Et ces êtres sans pénis !

Mais comment, mais pourquoi ? Comment et pourquoi un système peut-il exister dans lequel la moitié de la population n’a aucun autre droit que celui de se taire, se voiler et subir ? Dans quels esprits malades une telle organisation a-t-elle pu voir le jour, comment fait-elle pour perdurer ?

Et ces êtres sans pénis ! de Chahdortt Djavann

Un livre qui, sur le fond, rappelle fortement Les putes voilées n’iront pas au paradis, tout en mixant avec brio l’auto fiction, le documentaire et le roman.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Je ne respecte les règles d'aucun romancier » affirme Chahdortt Djavann. En effet, la voilà qui entre et sort de manière virtuose de son roman, comme si elle franchissait les frontières d'un pays. Narratrice de sa fiction, elle en devient aussi un des personnages.

Après « faute de naissance », un premier chapitre intime où l'auteur confesse son « indélicatesse d'être née sans pénis après un frère mort », elle nous raconte, de Téhéran à Ispahan, le destin de plusieurs femmes qui paient un prix effroyable pour avoir joué autour d'une fontaine, refusé un mariage arrangé en vivant un amour homosexuel, ôté son voile en public ou tenu tête a un mari puissant.

Dans le dernier chapitre aux allures de conte, l'auteur traverse l'Europe, l'Arménie et l'Azerbaïdjan et rentre clandestinement dans son Iran natal, au risque d'être arrêtée comme espionne. Elle y retrouve deux cousines, devenues grandes résistantes, qui vont changer le cours de l'Histoire.

Voici le roman le plus atypique, le plus poétique et le plus audacieux de Chahdortt Djavann dont la plume, limpide et puissante, nous surprend et nous transporte

Factfulness

« There are three kinds of lies : lies, damned lies, and statistics. »

Mark Twain

Hans Rosling tente ici d’objectiver l’état du monde et de montrer qu’il ne va pas aussi mal que ce que nos préjugés nous poussent à croire. Pour cela il s’appuie sur des chiffres, des tableaux, des statistiques… des éléments aussi indiscutables que possible et il est très convainquant. Oui, le monde ne va pas aussi mal et sur beaucoup de points, il va même bien mieux !

Factfulness de Hans Rosling

Et pourtant… le passage d’échelles logarithmiques à des échelles linéaires sans trop d’explications et certains partis pris de l’auteur (oui, lui aussi) m’ont quand-même franchement chiffonné.

Et le réchauffement climatique, et la captation des richesses, la déforestation, la disparition des insectes et des espèces (autres que les rhinos ou les pandas) … on en parle un peu plus ?

Et sans cesse, me revenait cette citation de Mark Twain…

Alors, Non ! Tout ne va pas si mal et Oui ! Certaines choses vont même bien mieux que ce que nos a priori nous poussent à imaginer… Mais !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Nous nous croyons rationnels et informés. Ce n'est pas le cas. Nous nous trompons systématiquement, quel que soit notre niveau d'études, y compris - peut-être même plus - sur les sujets que nous croyons bien connaître.

Mais, comme le met au jour Hans Rosling, statisticien de génie et star des conférences TED, les raisons pour lesquelles nous nous trompons sont toujours les mêmes ! Hérité d'un ancestral instinct de survie, c'est le fonctionnement même de notre cerveau qui nous induit en erreur :
- En nous incitant à chercher un coupable à tout phénomène ;
- En résumant la plupart des problèmes en une stérile opposition binaire ;
- En nous intimant de réagir dans l'urgence (confondant ainsi peur et danger) ;
- En étant facilement ébloui par les gros chiffres ;
- En dramatisant à l'excès (et en adorant ça)...

Ce livre nous apprend à repérer les situations où nos biais de pensée déforment notre vision des choses. Indispensable pour comprendre le monde tel qu'il est, Factfulness permet de prendre, enfin, la saine habitude de ne fonder son opinion que sur des faits