Un regard touchant sur la solitude et la violence sournoisement douce d’une perte de pied. Une rupture, la solitude, l’isolement…

Avec une question qui s’installe dès le début… jusqu’où peut-on tomber ?
Les livres sont des rencontres et le timing est important. Trop tôt, on y comprend rien. Et trop tard… c’est trop tard.

Un livre comme une malle aux trésors de chroniques, pensées, morceaux de vie, musiques, instants, douleurs et rencontres…
Lisa dévoile ses peurs et ses doutes, ses remises en questions, ses erreurs cent fois répétées et ses fragilités avec beaucoup d’émotion et de sincérité.
Un magnifique petit bijou qui porte bien son nom, tant il ressemble à la vie qui bouscule.
Il faut commencer par préciser qu’il s’agit d’un livre québécois. Ici, une femme plate, ce n’est pas une femme qui porterait des bonnets A, mais une femme inintéressante et terne. Car ce livre est truffé de ces petits régionalismes qui donnent une délicieuse couleur à cette autopsie.
L’histoire d’une femme quittée par son mari, et qui se retrouve seule et se sent justement bien… plate.

Une introspection au bord de la chick-lit, un livre sur le désespoir et le sentiment d’abandon. C’est chou et tendre et ça touche le fond, sans pour autant réussir à y rebondir. Ça goûte vrai et c’en est encore plus drôle.
Cocu ! Le mot est décortiqué sous toutes ses formes. La victime, le coupable, le complice. C’est tout le monde et c’est lui, l’autre et moi (non, pas moi).

Comme un dictionnaire de la tromperie, le livre pêche peut-être parfois par quelques entrées un peu pales. Mais quels beaux mots. L’infidélité personnelle et universelle, intime et sociale, religieuse ou virtuelle, historique et aujourd’hui.
… Et suivez son conseil, faites comme Amanda Sthers, n’avouez jamais !
Il est très difficile d’apprécier un livre dans lequel il est impossible de s’identifier à un des protagonistes. Et plus encore si le narrateur et personnage principal est un froid manipulateur cynique désabusé.
Bon, c’est pas mauvais ou mal écrit, non. Mais il ne se passe pas grand chose et j’ai déjà oublié la moitié.

Et il est beau! Bof.
Rigolo cette histoire diplomatique qui glissouille suite à un sexto envoyé à une mauvaise adresse, on en tourne les pages avec plaisir. Ça s’emmêle, ça se complique, ça dérape et… et…

Et voilà, il ne faut pas en demander beaucoup plus, mais c’est sympa pour la plage, la table de chevet ou un dimanche après-midi pluvieux.
Ça grattouille juste là où ça chatouille. Impertinent, moqueur et amusé.

Parfait pour s’y retrouver avec ses névroses, ses problèmes, ses fantasmes et ses blocages.
Bon, tout n’est pas au top, mais quelques cases valent leur poids de psychothérapie.
Par tranches de vie, ce livre propose quelques instantanés du quotidien de la vie de Linde, qui se cherche jeune, qui se marie dans le conflit, qui se sépare, s’apaise et qui vieilli.

Quelques fines observations et pas mal de longueurs pour un livre pas très épais.
Deux couples d’amis en vacances au bout de leurs histoires, épuisés. Des triangles, des constats et des dépendances mutuelles dans un climat d’échec.

Jusque là, c’est drôle, fin et plutôt bien ficelé, les personnages sonnent juste et les dialogues se teintent d’un humour délicieusement désabusé.
Mais pourquoi nous en éloigner en exilant ces personnages dans le cinéma américain ? Zut, il m’ont tout de suite semblé moins sympa, même si la référence à Woody Allen en 4e de couv. me semble tout à fait à sa place.
Très réussi, ce livre écrit en collectif est étonnement d’un style très homogène, fluide et cohérent.

Pourtant, et probablement à cause d’un découpage en courts chapitres, l’écriture reste en surface, peinant à descendre dans les tréfonds de la douleur de la mère endeuillée.