Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Drôle, taquin et mignon ! Certes, toutes les pages ne se valent pas, mais quelles pépites, quelles réussites, quel humour !La physique pour les chats de Tom Gauld, traduction de Éric FontaineBienvenue en absurdie, domaine de prédilection des scientifiques acharnés.En plus, c’est vraiment tout chou
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Crash !
Une fois de plus, j'ai confirmé mon hypothèse, mais de plus amples recherches seront nécessaires.
J'adore la science.
Une galerie de portraits criants de vérité, adolescences qui se cherchent (adolescences qui durent parfois longtemps et qui se reconnaissent souvent dans ce qu’elles sont niées).Comment devenir de BaladiEt ces clichés n’ont guère pris de rides, au plus pourrait-on en ajouter certains nés avec Internet et les réseaux sociaux.
Un collector à dénicher absolument, un recueil de miroirs hilarants autant que fidèles, une pépite pleine d’amour pour la dangereuse Océanne
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Rencontrée dans un train entre Paris et Genève, Océanne m'est tout de suite apparue comme l'incarnation superbe de la souffrance et la cruauté mêlées...
Alors, évidement je suis tombé amoureux !...
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Toutes ressemblances avec des personnages existants ou ayant existé se limitent aux observations d'Océanne et moi-même
Fabienne Radi aime à s’amuser de la dérision dérisoire de nos vies. Mais alors que la définition de la dérision impliquerait mépris et moquerie, Fabienne (qui ne se prénomme pas Isabelle) joue en tendre complice avec nos petits égarements.
Gêne et confusion de Fabienne Radi
Et au travers de ces tranches de vies, anecdotes célèbres ou ignorées, histoires de familles et autres petits embarras, elle nous rappelle à la raison. La vie nous offre tant de cadeaux pour peu que nous sachions les voir.
Tour à tour drôle, touchante, amusée, ridicule, émerveillée, intéressée… Fabienne Radi nous parle de nous avec un petit sourire malicieux
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Ma belle-sœur a un chien depuis quelques mois. C'est un bâtard issu d'un croisement improbable; le résultat est aussi incongru qu'intéressant. Un museau pointu de teckel, de longues pattes de lévrier et un thorax puissant de boxer. On dirait que les différentes parties de son anatomie ont grandi séparément.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Un avocat essaie de cacher sa langue poilue ; une jeune femme se méprend sur les paroles de sa prof de yoga ; un frère envoie ses condoléances par erreur depuis la Sibérie ; une mère s'acharne sur une tache qui ne part pas ; un homme refuse le cadeau fait par une amie... Les protagonistes de « Gêne et confusion » sont confrontés à des situations plus ou moins embarrassantes, traversent même parfois des moments de honte.
Avec beaucoup d’humour (il n’y d’ailleurs pas besoin de forcer le trait tant ces années sont ─ rétrospectivement ─ drôles), Caro nous raconte l’année du bac dans les années 80 vue par Daniel.Les derniers jours de l’apesanteur de Fabrice CaroEt tout y passe : la musique, les copains, la caf, les ragots, les fêtes, les études et bien sûr les fantasmes et les filles vues par ce qu’il serait de bon ton de nommer « un looser magnifique ».
Un portrait tendre et amusé sur des années compliquées
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Une photo de Michel Sardou ornait la couverture du Télé 7 Jours, accompagnée de la légende « Sardou au tournant de sa vie, 23 ans d'amour, de colères et de passion, il fait le point ». Je la regardais vaguement en buvant mon chocolat au lait. Mon frère à côté faisait un bruit monstre en mâchant ses corn flakes, absorbé par l'illustration figurant sur le paquet.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) L'année du Bac, la meilleure période de notre vie en même temps que la pire.
« Je m'étais façonné un faux moi intégralement taillé pour lui plaire. Elle avait adoré Le cercle des poètes disparus ? C'est dingue, c'était mon film culte. Elle aimait Sting et surtout son dernier album en date... Nothing Like the Sun ? Je vénérais cet album, de manière inconditionnelle. Elle admirait le chanteur pour son implication dans la défense de la forêt amazonienne aux côtés du chef Raoni ? J'étais à deux doigts de venir au lycée le lendemain avec un plateau de terre cuite coincé dans la lèvre inférieure... »
Jonglant avec l'euphorie et la fébrilité de nos dix-huit ans, Fabrice Caro livre la chronique drolatique d'une année de terminale à la fin des années 80.
Des strips d’une page, parfois un peu plus, sur les plaisirs de la drague, du couple, de la famille, des enfants et des vieux ! Et c’est bien décalé, absurde, coquin, désabusé… ou tristement réaliste (les plus drôles !)Linge sale, amour et céréales de PozlaUn gros bol de rigolade à goûter de bon cœur avant que les gamins ne se réveillentUn album avec des vélos et des playmobils
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Moi, Rémi, 10 ans et demi, je jure devant moi-même que je ferai mieux que mon père, ce traître.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Joyeuse et réconfortante, conflictuelle, aliénante ou merveilleuse... La famille : un environnement semé d’embûches ! Pozla, par le biais d'une galerie de personnages hauts en couleurs, ouvre de petites fenêtres sur ce monde relationnel complexe sans jamais oublier la question du couple. Il parle sans tabou de fidélité, de regret, de sexualité, de séparation, de transmission et de doute...
Autant de sujets existentiels croqués avec un humour absurde, cru, doux-amer ou grinçant, saupoudré de tendresse et de poésie.
Charmé par la dernière autofiction de Loulou Robert, je suis allé guigner pour savoir qui était son mari si vieux publié dans une grande maison d’édition et je suis tombé sur Erwan Larher. Et là, surprise, en recherchant ses livres, je suis tombé sur des romans Harlequin ?!? Y aurait-il eu méprise ? C’est alors que je me suis rendu compte qu’il en était le traducteur.
Passé la petite histoire, j’ai finalement découvert le titre de ce livre et je m’y suis plongé. Avec délice !Marguerite n’aime pas ses fesses de Erwan LarherC’est drôle et truculent, il y a de l’enquête, du sexe, de la perversion, du pouvoir et… une fois encore, beaucoup d’humour. Oui, nous sommes loin d’une bluette formatée aux poncifs stéréotypés.
Certes, la fin un peu explicative et la narration fort embrouillée m’ont surpris, mais zou ! C’est vraiment un bon moment avec Marguerite
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Marguerite n'aime pas ses fesses.
Elle fronce les sourcils. Ce que le français peut être imprécis, parfois ! Ces fesses que Marguerite n'aime pas pourraient être celles de n'importe qui. Si elle écrivait un roman, ce qui ne risque pas d'arriver (elle écrit mal et n'a rien d'intéressant à dire), il ne débuterait pas ainsi. Cette phrase-seuil sème la confusion. Elle choisirait plutôt un incipit in media res ─ croit-elle se souvenir, ses cours de construction narrative écaillés par l'inusage. Et puis le français n'incite-t-il pas au coulis narcissique de la première personne du singulier ? Je n'aime pas mes fesses, voilà qui est clair.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Marguerite a un mec mais pas de libido, une mère mais plus de père, et rêve d’une vie de famille. Lorsqu’on lui propose d’aider un ancien président de la République à rédiger ses mémoires, elle accepte – elle ne sait pas dire non. Alors, sa réalité et la réalité prennent leurs distances, peu aidées par l’irruption d’un flic qui enquête en secret sur les liens entre une trentaine d’assassinats politiques.
Rythmé et subtilement décousu, Marguerite n’aime pas ses fesses met en récit l’apathie politique d’une génération un brin nombriliste, questionne la puissance dévastatrice des pulsions sexuelles et s’aventure dans les méandres de la sénescence.
Un roman caustique et piquant.
Mais ?!? Philippe, vous nous avez fait quoi là ? Quelle tristesse. Et Hélium, votre éditeur, il a pensé à quoi ? Que votre nom suffirait à faire passer n’imp’ ? Mes dessins mignonistes de Philippe KaterineJe n’ai pas de mots, les bras m’en tombent.
M’enfin, on a tous des petits coups de moins bien, mais de là à les publier…
Bouarf
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Quotidiennement, je dessine seul aussi bien qu'entouré. Je vois pas le temps passer quand je dessine. Je dessine ce que je vois dans ma teuté
Ce que la vie a à donner
Pour capturer
Pour pas que ça s'en aille
Pour montrer.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Environ 80 dessins par lesquels le chanteur-compositeur et artiste aborde des sujets graves, tels la mort, l'isolement, le dérèglement climatique, la violence ou la maladie, de manière touchante ou humoristique.
Une invitation à réfléchir à des questions métaphysiques ou contemporaines ainsi qu'une introspection intime singulière.
Les dialogues et les entretiens sont une méthode assez efficace pour sortir une bonne émission de télé ou de radio. On est dans l’instant, les phrases rebondissent et l’imprévisible se retrouve parfois au coin d’un ricochet. Encore faut-il des avis différents, des personnalités maîtrisant tant le domaine que l’instantané.Bouffons ! : l’humour est-il un sport de combat ? de Swann Périssé et Guillaume MeuriceDans un livre, par contre, sans un gros travail d’édition, il est souvent difficile de sortir des platitudes et des « moi, personnellement, je pense que… »
Un petit livre sur le paysage de l’humour en France, sur les radios, les réseaux et dans les salles. Un peu léger, mais sympa…
Bah, pour bouffer, faut bien remplir la marmite
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Guillaume Meurice entre partout avec la nonchalance de ceux qui ont un planning bien chargé : le lundi, renverser le système, le mardi, converser avec un astrophysicien, le dimanche, partir en soirée avec des potes.
Avec quinze minutes de retard et après avoir lancé son seizième projet de la semaine, Swann Périssé débarque et son énergie remplit l'espace. Elle sourit, mais elle plierait le patriarcat juste en levant le petit doigt.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Dans ce dialogue drôle mais sérieux, Guillaume Meurice et Swann Périssé s'interrogent sur la place de l'humour et des humoristes dans notre société, sur leur métier, leurs limites, et sur ce qui les fait rire (ou pas).
Doit-on rire des faibles comme on rit des puissants ? Les blagues discriminent-elles ? Peut-on rire quand on est triste ? Doit-on rire à tout prix ? Peut-on subvertir l'ordre établi en riant ? Quelles révolutions l'humour mène-t-il ? Le rire est-il toujours encadré par le pouvoir, comme au temps des bouffons ?
Le livre pour ne plus dire qu'on ne peut plus rien dire.
C’était déjà toujours aussi con, même si le tome deux est rétrospectivement encore plus réussi (oui, j’avais lu Estampillage : détourné en dérision avant ce premier tome paru en 2022).Estampillage : détournement de fonds de Benjamin Le BoucherDu grand n’importe quoi pour le plaisir du bonheur d’en rire
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) « Le pouls est très faible », dit Régis, qui n'avait pas terminé ses études d'architecte
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Pardon Gutenberg, pardon l’Histoire, l’Art, la gravure, les graveurs, les gens qui ont servi de modèle, pardon les arbres, l’imprimerie, pardon les livres, pardon Jack Lang, pardon l’édition, pardon la famille et pardon à vous. On n’a pas pu résister à ce détournement de fonds, c’était délicieusement trop con.
Le détournement est un humour qui me fait bien rigoler, et ici, c’est vraiment bien réussi ! Estampillage : détourné en dérision de Benjamin Le BoucherAlors, certes, il y a bien plus qu’une simple inspiration des hilarantes productions du Penseur Étoile (format, calembours…), mais difficile de dire qui a commencé quand on retombe sur certaines productions de Cavanna dans Hara-Kiri (et ce n’était probablement de loin pas le premier)
La grande encyclopédie bête et méchante de François Cavanna (1981)Une bonne marrade donc, avec quelques cartes collector. Oui, ce sont des cartes postales pour envoyer à ses amis (et aux autres)
Et comme je constate qu’il s’agit d’un tome 2, je m’en vais illico visiter les excellentes éditions Lapin pour tenter d’obtenir le premier tome
Et on peut retrouver le poinçon de Benjamin le Boucher sur Insta @estampillage
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Je vous l'avais bien dit que ça allait péter !
Nul n'est prophète en Pompéi
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Passé maître dans les jeux de mots, l’absurde et l’abscons, Benjamin Le Boucher s’évade à nouveau dans les archives des estampes, en détournant les jeux et contes de notre enfance, des scènes de vie du Moyen-Âge, d’un ours férue de livre, sans oublier les querelles de village.
S’y glisse insidieusement un soupçon d’humour noir, liant la vie à l’incongruité et le rire à la mort. Alors installez-vous confortablement et en avant la musique !