Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Avec Moix, c’est souvent excessif, sans filtres et viscéral. Là, ça parle d’amour, de séparation, de passion, de jalousie et du besoin de la chair et c’est du brutal.
Une simple lettre d’amour de Yann Moix
Difficile d’aimer ou pas, mais il tape souvent juste. Un Godzilla des sentiments, Caterpillar des émotions, la porcelaine de Limoges de grand-maman tremble sur les étagères.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Dès qu'une femme aime un homme, elle fabrique un infidèle. »
Y.M.
Engluée, empêtrée, envasée dans son couple, soumise à un mari abusif, Arielle trouvera-t-elle la force de s’en sortir. De la triste et morne vie des humiliantes acceptations et de la perte du ressort des manipulés.
Un si long chemin jusqu’à moi de Fabienne Périneau
Un amant y suffira-t-il ?
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Tout commence à Roissy, ce fameux jour de 2010 où un volcan islandais au nom imprononçable, l'Eyjafjöll, s'est brusquement réveillé, interdisant tout trafic aérien. Ce jour-là, Arielle, restauratrice de tableaux, devait s'envoler pour le Japon. Elle vit depuis des années sous la coupe de son mari, un obstétricien de renom, qui l'a isolée de ses amis, poussée à abandonner son métier et à prendre des médicaments pour la calmer, dit-il... D'autant que Daniel, son frère jumeau, son confident, est mort brutalement il y a quelques mois. Dans le chaos de l'aéroport un homme, Jack, séduisant et étonnamment généreux, propose de la ramener à Paris.
Cette rencontre est-elle l'amorce d'une renaissance pour Arielle ?
Quel chemin Arielle empruntera-t-elle pour sortir de son chagrin et de l'enfermement dans lequel son mari la maintient depuis des années ?
Une vie plan-plan, le sentiment du vide et un envol possible. Tout laisser et vivre !
Danser au bord de l’abîme de Grégoire Delacourt
La chèvre de Monsieur Seguin le sent bien, elle doit partir, là-bas dans le noir. Rien ne pourrait la retenir.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d'un homme dans une brasserie.
Aussitôt, elle sait.
Après On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt explore dans ce roman virtuose la puissance du désir et la fragilité de nos existences
Un livre sur la force, celle qui rassure et protège. Un peu « cliché sexiste » quand même, cette histoire de femme en désarroi qui recherche l’épaule solide. Non ?
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Aurore est une styliste reconnue et Ludovic un agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils n'ont rien en commun si ce n'est un curieux problème : des corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble parisien. Elle en a une peur bleue, alors que son inflammable voisin saurait, lui, comment s'en débarrasser. Pour cette jeune femme, qui tout à la fois l'intimide et le rebute, il va les tuer. Ce premier pas les conduira sur un chemin périlleux qui, de la complicité à l'égarement amoureux, les éloignera peu à peu de leur raisonnable quotidien.
Dans ce grand roman de l'amour et du désordre, Serge Joncour porte loin son regard : en faisant entrer en collision le monde contemporain et l'univers intime, il met en scène nos aspirations contraires, la ville et la campagne, la solidarité et l'égoïsme, dans un contexte de dérèglement général de la société où, finalement, aimer semble être la dernière façon de résister
La chronique d’une mort annoncée, un peu pompeuse, terroir et myriflamboyaexatatique.
Noces de sel de Maxence Fermine
Aaaah, l’amour, l’amour…
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Si tu ne t'enfuis pas à tout jamais de cette ville, ton sang se répandra bientôt sur le sable. Tu as vécu un seul amour, un bel amour, et tu n'en connaîtras jamais d'autre. »
Le nouveau roman de l'auteur de Neige possède la beauté rouge et or des tragédies antiques.
À Aigues-Mortes, où l'on vit du sel, de la vigne ou des arènes, le ténébreux Valentin Sol, face au taureau, est le meilleur des « raseteurs ». Depuis toujours, il aime la fille du boulanger, la blonde Isoline, dont le père s'oppose mystérieusement à leur mariage.
À trois heures de l'après-midi, sous le soleil implacable de la Camargue, le destin des amants va se jouer. Inexorable
Une petite histoire sympa, une photographe qui part à la recherche d’un mythe : la femme parfaite. S’en suit une galerie de portraits.
Recherche femme parfaite de Anne Berest
Mais là, il n’y aurait pas comme une petite erreur de conjugaison ? Dites-moi.
Voilà, voilà.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Je ne sais pas s'il existe une femme parfaite. Mais je sais ce qu'un amour parfait veut dire. »
Une danse tendre et hallucinée qui m’a envolé dans un amour absolu
En attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut
A réécouter toute la discographie de Nina Simone
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l'appartement. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
Un bijou, subtil comme une calligraphie japonaise.
Zen de Maxence Fermine
Un haïku en prose poétique.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) «Chaque jour, de l'aube au crépuscule, Maître Kuro pratique l'art subtil de la calligraphie.
Pendant de longues heures, dans un recueillement proche de la plénitude, il reste agenouillé devant un rouleau de papier de riz et le recouvre d'encre noire.
Peu lui importent le vaste monde et ce qui le régit depuis des siècles. Il vit concentré sur son labeur et sur la direction, la finesse du trait qu'il dessine à main levée.
Avec verticalité, harmonie, simplicité et élégance.
Ainsi va la vie, tranquille et apaisante, de Maître Kuro.»
Une contre-enquête, fouillée, détaillée et qui n’omet rien. Alors, forcément, ça prend de la place! Un peu beaucoup, peut-être. Mais tant de distorsions de la réalité valaient bien ça.
La petite femelle de Philippe Jaenada
J’avais bien aimé la version romanesque de Jean-Luc Seigle. Ici, Jeanada s’attache aux faits, seulement ! Et c’est encore plus beau. Il lui rend ce qui aurait pu lui suffire lors de toutes les accusations : l’honnêteté.
Et quelle écriture ! Merci
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée d'avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette beauté ravageuse dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché avec les Allemands, a été tondue, avant d'assassiner par jalousie un garçon de bonne famille ? Ou n'est-elle, au contraire, qu'une jeune fille libre qui revendique avant l'heure son émancipation et questionne la place des femmes au sein de la société ? Personne n'a jamais voulu écouter ce qu'elle avait à dire, elle que les soubresauts de l'Histoire ont pourtant broyée sans pitié.
Telle une enquête policière, La Petite Femelle retrace la quête obsessionnelle que Philippe Jaenada a menée pour rendre justice à Pauline Dubuisson en éclairant sa personnalité d'un nouveau jour. À son sujet, il a tout lu, tout écouté, soulevé toutes les pierres. Il nous livre ici un roman minutieux et passionnant, où l'on retrouve son humour irrésistible, son inimitable autodérision et ses cascades de digressions. Un récit palpitant, qui défie toutes les règles romanesques
Premier émoi d’une jeune fille de 13 ans éprise d’un homme de 43 ans. Plutôt juste mais pas grand chose de plus.
Place Colette de Nathalie Rheims
Bof, bof… J’ai préféré « La Boum ».
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) À l'âge de 9 ans, la narratrice de Place Colette est victime d'une erreur de diagnostic qui la cloue sur un lit d'hôpital, le corps prisonnier d'une coquille de plâtre. Au terme de trois années de calvaire, un professeur finit par découvrir la véritable maladie ; il l'opère et la sauve.
La jeune fille a passé ce temps immobile à découvrir la littérature et les textes classiques. Elle voue une passion sans limite au théâtre. Revenue à la vie, elle tourne autour de la Comédie-Française et de la place Colette. Le jour de ses 13 ans, elle entre dans la loge d'un comédien dont elle est tombée amoureuse. Bien qu'il ait trente ans de plus qu'elle, elle lui propose de devenir son cadeau d'anniversaire.
Ce roman, qui aurait pu s'intituler Détournement de majeur, est l'histoire d'une double initiation, à l'amour charnel et à la passion du théâtre. Écrit à la première personne, il est pourtant aux antipodes de ce que l'on qualifie d'autofiction : le mensonge enveloppé dans une rhétorique de vérité. C'est un « roman-vrai », où l'auteur se cherche et finit par faire tomber le masque