Au secours ! les mots m’ont mangé

Une histoire d’écrivain, de mots et d’écriture. Rigolo, sympa et léger.

Au secours, les mots m'ont mangé de Bernard Pivot
Au secours, les mots m’ont mangé de Bernard Pivot

Et voilà.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Écrit par admiration des écrivains, dit sur scène par son auteur, ce texte est une déclaration d'amour fou à notre langue. Bernard Pivot y raconte la vie d'un homme qui, malgré ses succès de romancier - invitation à Apostrophes, consécration au Goncourt -, a toujours eu l'impression d'être mangé par les mots. Leur jouet plutôt que leur maître. Un hommage malicieux, inventif et drôle aux hôtes du dictionnaire.

Les putes voilées n’iront jamais au Paradis !

Violent, cru, une écorcherie à la limite du supportable. Le témoignage de la non valeur d’une femme dans une société islamiste. Une viande à baiser pour des porcs tout-puissants et intouchables. Infect.

Les putes voilées n'iront jamais au Paradis ! de Chahdortt Djavann
Les putes voilées n’iront jamais au Paradis ! de Chahdortt Djavann

Un livre indispensable ! Mais je ne m’en remets pas

L’explication de texte sur La Grande Librairie

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Ce roman vrai, puissant à couper le souffle, fait alterner le destin parallèle de deux gamines extraordinairement belles, séparées à l'âge de douze ans, et les témoignages d'outre-tombe de prostituées assassinées, pendues, lapidées en Iran.

Leurs voix authentiques, parfois crues et teintées d'humour noir, surprennent, choquent, bousculent préjugés et émotions, bouleversent. Ces femmes sont si vivantes qu'elles resteront à jamais dans notre mémoire.

À travers ce voyage au bout de l'enfer des mollahs, on comprend le non-dit de la folie islamiste : la haine de la chair, du corps féminin et du plaisir. L'obsession mâle de la sexualité et la tartufferie de ceux qui célèbrent la mort en criant « Allah Akbar ! » pour mieux lui imputer leurs crimes.

Ici, la frontière entre la réalité et la fiction est aussi fine qu'un cheveu de femme

Sens dessus dessous

Une histoire de voisins, plutôt âgés, avec des envies. Sexuelles.
Une femme de ménage à l’étage en dessous, et un violoniste au dessus. Une potentielle machine de guerre sexuelle au milieu.

Sens dessus dessous de Milena Agus
Sens dessus dessous de Milena Agus

Drôle, simple et touchant.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Mr. Johnson, le monsieur du dessus, a toujours les lacets défaits et des vestes trouées. Pourtant, c'est un violoniste célèbre qui vit dans le plus bel appartement de l'immeuble, avec vue sur la mer. Anna, la voisine du dessous, partage un petit entresol obscur avec sa fille, taille ses robes dans de vieilles nappes et fait des ménages. Pourtant, elle cache dans ses tiroirs des dessous coquins et des rêves inavoués. Ces deux-là, plus tout jeunes, débordants de désirs inassouvis, étaient faits pour se rencontrer. Dans les escaliers, où montent et descendent des voisins occupés par une farouche quête du bonheur, se tricotent à tous les étages situations rocambolesques, amours compliquées, jalousies absurdes. Mais n'est-ce pas là la clef de voûte de toute vie ?

Observatrice indiscrète, pourfendeuse de la normalité, Milena Agus fait la chronique de ce microcosme dans lequel souffle un vent délicieusement frondeur

Je me souviens de tous vos rêves

Ca sent un peu le « c’était si bon avant », le terroir et la sensualité des sous-bois.

Je me souviens de tous vos rêves de René Frégni
Je me souviens de tous vos rêves de René Frégni

C’est doux.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
L'automne en Provence est limpide et bleu, ce n'est pas une saison, c'est un fruit : les touristes sont partis, la nature exulte dans une profusion de couleurs et d'odeurs. Mais si l'écrivain-flâneur célèbre avec sa sensualité coutumière Manosque et la campagne provençale, il est avant tout attentif à ceux qui vivent dans les recoins de la société, les pauvres, les fous, les errants dont il se sent frère, et dont il parle sans apitoiement. Les femmes sont aussi très présentes, les serveuses d'auberge longuement contemplées, ou Isabelle, « la fiancée des corbeaux », auprès de qui l'écrivain trouve paix et bonheur.

Qu'il s'agisse de raconter la mort d'un chat ou la surprise d'entendre une femme qui jouit dans la maison voisine, à chaque page de ce livre vibre une émotion simple et sincère

Vous n’aurez pas ma haine

Un témoignage chaud, tendre. L’amour d’un mari qui perd sa femme au Bataclan le 13 novembre. L’amour d’un père qui reste seul avec son fils.

Vous n'aurez pas ma haine de Antoine Leiris
Vous n’aurez pas ma haine de Antoine Leiris

Douze jours.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n'a qu'une arme : sa plume. À l'image de la lueur d'espoir et de douceur que fut sa lettre «Vous n'aurez pas ma haine», publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer.

C'est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu'il nous offre. Un témoignage bouleversant

Les dunes sauvages

Réalisateur au bout du rouleau, Sébastien se retrouve au camping, chez les naturistes. Prêt à tomber la chemise ?

Les dunes sauvages de Marie Dô
Les dunes sauvages de Marie Dô

Souvent bateau mais plutôt sensible.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Rien ne va plus. Divorce, métier éreintant, fuite en avant, alcool et somnifères inopérants : Sébastien n'a pas le choix, il doit prendre des vacances. En urgence. Ses finances exsangues le contraignent à atterrir au camp Robinson, dans le bungalow de son ex-femme, qu'il n'a jamais pris le temps de visiter. Sur place, le quarantenaire en crise, roi de l'hyper-contrôle et maniaque des apparences découvre, atterré, son pire cauchemar : un camp naturiste et ses occupants à la spiritualité à des années-lumière de la sienne. Le corps et le coeur à nu, Sébastien doit composer avec ses étranges congénères. Au milieu des dunes, face à l'infini de l'océan, il se débat avec ses préjugés, ses fantômes et ses doutes, pour échapper au marasme existentiel qui le dévore

Quelles nouvelles, Jeeves ? : huit histoires pour l’heure du thé

Champion dans l’art et la maîtrise de l’effet papillon, Jeeves peine toutefois à convaincre dans un format court. 30 pages, c’est un peu limite pour les développements, rebondissements et chausse-trapes semés habilement par le majordome.

Quelles nouvelles, Jeeves ? de P.G. Wodehouse
Quelles nouvelles, Jeeves ? de P.G. Wodehouse

Restent les personnages et les dialogues délicieux.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Huit nouvelles mettant en scène Jeeves, valet débrouillard, diplomate et flegmatique, qui aide son jeune et riche maître Bertram Wooster à se sortir des situations impossibles dans lesquelles il se met

Noces de sel

La chronique d’une mort annoncée, un peu pompeuse, terroir et myriflamboyaexatatique.

Noces de sel de Maxence Fermine
Noces de sel de Maxence Fermine

Aaaah, l’amour, l’amour…

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Si tu ne t'enfuis pas à tout jamais de cette ville, ton sang se répandra bientôt sur le sable. Tu as vécu un seul amour, un bel amour, et tu n'en connaîtras jamais d'autre. »

Le nouveau roman de l'auteur de Neige possède la beauté rouge et or des tragédies antiques.

À Aigues-Mortes, où l'on vit du sel, de la vigne ou des arènes, le ténébreux Valentin Sol, face au taureau, est le meilleur des « raseteurs ». Depuis toujours, il aime la fille du boulanger, la blonde Isoline, dont le père s'oppose mystérieusement à leur mariage.

À trois heures de l'après-midi, sous le soleil implacable de la Camargue, le destin des amants va se jouer. Inexorable

Histoire de petite fille

Bien glauque cette histoire de cul qui commence avec une ado de 13 ans. Une écriture rapide neutre, quasiment aussi pornographique que le contenu.

Histoire de petite fille de Sacha Sperling
Histoire de petite fille de Sacha Sperling

Diablement efficace !

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Je suis nue, dos au mur.

Je ne vois rien. La lumière est tellement forte. On dirait un projecteur braqué sur une prisonnière qui s'évade.

J'entends la voix du réalisateur qui résonne dans le studio.

Je dois lui obéir.

«Tu peux te mettre de profil, s'il te plaît. Voilà, c'est bien. Tourne la tête vers moi. Maintenant l'autre côté... On fait toujours ça devant un mur blanc pour que ce soit le plus neutre possible. Il faut qu'on te voie bien. Dans les moindres détails. Lève la tête. Baisse le menton. Maintenant, tourne-toi. Oui, comme ça. Il faut qu'on entende ta voix. Regarde-moi et présente-toi.
Ton nom, ton âge...»

L’enjoliveur

Une petite histoire d’accident – que je m’autorise à penser autobiographique – prétexte à explorer les femmes de son enfance, bercée par l’alcoolisme mondain.

L'enjoliveur de Robert Goolrick
L’enjoliveur de Robert Goolrick

Un texte délicat aux illustrations vintage. Une pépite magnifique.

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Par ce matin givré de février, mon entrevue avec la mort fut à peine remarquée, et ses rebondissements secrets ne devaient m'apparaître que des décennies plus tard.

Or j'imagine que c'est précisément ce qui nous intéresse ici, si vous êtes prêts à traverser d'abord l'hiver glacial de mon anecdote bucolique.

Les rebondissements, donc. Un rebondissement, pour être précis, aussi scintillant que l'enjoliveur de la Buick 1943 de ma grand-mère