Morvan

Il y a des livres, comme ça, qui vous font les aimer.

Avec des histoires qui vous touchent et vous emportent. Avec des plats qui ont du goût, avec l’odeur du vieux papier peint et tous les parfums des prairies comme ceux des rues sombres aux relents de bières tièdes.

elle savait ce que je faisais. J'ai planté, j'ai amendé, taillé, arrosé. Il devait quand même se demander ce qui lui arrivait, le rosier, d'où venait cette surabondance tout à coup. Mais il était content. Papa aussi était content là-haut, ça, j'en étais sûr.
Je suis resté un moment à le contempler, à vérifier qu'il était bien tuteuré. Je n'ai pas entendu la Duquesita arriver dans mon dos. Elle s'est glissée à mes côtés et nous sommes restés quelques minutes sans rien dire, à regarder ce mor-ceau de bois famélique gris et ridé, fiché dans la terre grasse.
Elle a pris mon bras et m'a dit doucement, comme si c'était un secret :
« Et maintenant, cariño, vois-tu le vol bleu du martin-pêcheur ? »
Morvan de Bénédicte Belpois
Et au milieu, Morvan, Monica et Giovanni… Et la splendide, merveilleuse et invraisemblable Duquesita (impossible de continuer à la voir laide après quelques pages).

Un livre qu’on referme ému et triste de laisser des amis qu’on a connu et aimé (presque inquiets de les abandonner là), après avoir partagé leurs joies et leurs souffrances

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
C'était dimanche, alors je suis allé me promener, refaire la balade qu'on faisait tous les deux le matin quand il allait bien, qu'il n'avait pas trop bu la veille. Un chemin plat bordé d'herbes jaunes et de déjections canines, parallèle à la route. Chez nous, c'est l'Ardèche des pauvres, celle où l'on ne fait que passer, par hasard, quand l'auto-route encombrée vomit ses hordes de vacanciers assoiffes de soleil qui tentent désespérément d'éviter les bouchons rituels. Itinéraire bis, seconde zone d'un département. Une bourgade éventrée par une nationale surchargée, une poste ouverte deux heures par semaine, des commerces moribonds, une église fermée où même Dieu ne vient plus. Ici, pas de folklore, pas de fromage de chèvre, pas de marché où des post-soixante-huitards attardés vendent de l'encens made in China, pas de pain bio ni de macramés, pas de châtaigniers séculaires. Plus de mines non plus, plus d'usine, plus de travail.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Je ne sais pas pourquoi, mais, à la dernière bouchée avalée sans faim, il s'est brisé quelque chose en moi, une sorte d'amarre qui m'attachait là, à caboter inlassablement contre le crépi moisi de la maison. J'ai senti nettement quelque chose se défaire, qui m'a laissé libre, vacillant, légèrement groggy. Je suis allé dans ma chambre, j'ai fait une valise rapidement sans vraiment réfléchir à quoi emporter. »

Un jeune homme solitaire, surnommé Morvan, décide de tout laisser derrière lui un dimanche de printemps : sa maison ardéchoise, son travail d'ouvrier agricole et ses douloureux souvenirs auprès d'un père alcoolique. Sa route va croiser celle de Monica et de Giovanni, dans une pizzeria au pied du mont Blanc, et sa vie prendra dès lors un tour inattendu, à la faveur de l'amour et de l'amitié. Le trio nous entraîne dans une équipée romanesque entre la France, l'Italie et la Suisse, en passant par l'Espagne imaginaire contée par la Duquesita, une vieille femme qui les marquera à jamais.

Avec ce roman à l'écriture vibrante, porté par des personnages d'une profonde humanité, Bénédicte Belpois explore le mystère des paysages que chacun porte en soi.

La fragilité des hommes

Cette fragilité est pleine d’une puissance magnifique.

La fragilité des hommes de Zabus, dessins de Nicoby, couleurs de Pierre Jeanneau, Laurence et Salomé Ory
Cet album sensible touche au cœur des hommes et de leur foutue virilité comme le chante Marguerite.

Un bijou de théâtre de la vie dans village un peu… Mouais avec des hommes appuyés au zinc et bien en peine avec leurs émotions

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Cette histoire commence ici, chez moi. Ici où rien ne se passe, ici où personne ne parierait que les événements à venir auront bel et bien lieu.
Et pourtant...


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Cette histoire se passe là où rien ne se passe... à Mouais, une petite ville que les jeunes ont quitté pour travailler ailleurs et où les vieux sont morts. Ceux qui y restent ont simplement oublié de partir. Mais Fanny débarque en ville... La comédienne compte bien glaner les histoires de chacun pour en composer un spectacle de rue.

Sauf qu'à Mouais, on ne parle pas d'intime, et encore moins les hommes. Et certainement pas François. Son mètre quatre-vingt-quinze vouté sur une quarantaine bien tassée et son incapacité à terminer une phrase, François est pourtant chargé d'accompagner l'étrange projet. A moins que, justement, il ait lui aussi des secrets qui ne demandent qu'à s'échapper ?

Entre comédie douce-amère à manière des frères Coen et récit à l'âpreté proche de Ken Loach, Zabus et Nicoby raconte la désindustrialisation et la difficulté masculine à communiquer.

Le siècle de Jeanne : une famille suisse dans les remous du 19e siècle

La Suisse aux airs si lisses cache vigoureusement sous le tapis tous les mouvements qui la secouent. Ici, ne dépassent que les montagnes enneigées au dessus de paysages dignes des maquettes de trains électriques des vitrines des jouets Weber.

Le siècle de Jeanne : une famille suisse dans les remous du 19e siècle de Éric Burnand, illustrations de Fanny Vaucher
Pourtant l’histoire de la Suisse moderne fut mouvementée et les droits des femmes, des ouvriers et des paysans acquis lors de luttes fratricides.

Et si aujourd’hui encore Une Suisse au noir démontre le nombre de progrès qui restent à accomplir, cette magnifique série : Le siècle de Jeanne, Le siècle d’Emma et La révolte des cigarières raconte les grandes avancées sociales des deux derniers siècles avec un grand talent

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Quoi ?!
Vous m'avez caché ça pendant 20 ans ?
Mais alors... Qui sont mes vrais parents ?


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Cette bande dessinée nous embarque dans les temps fort du 19e siècle helvétique : les révoltes paysannes de 1802, la famine de 1816, la guerre civile de 1847 et, enfin, la révolution industrielle suisse des années 1870. Petit pays au cœur de l'Europe, la Suisse a une histoire bien moins tranquille qu'il n'y paraît en surface !

« J'ai grandi dans une famille paysanne qui a cru aux promesses de la révolution vaudoise. J'ai fondé une famille en terre catholique, connu les troubles de la guerre civile et la famine, jusqu'à l'émigration forcée à l'autre bout du monde... Je suis Jeanne, née à l'orée du 19e siècle dans le Pays de Vaud. »

Le siècle d’Emma : une famille suisse dans les turbulences du XXe siècle

Que ne nous apprend-on pas l’histoire ainsi à l’école ? Misère !

Le siècle d’Emma : une famille suisse dans les turbulences du XXe siècle de Éric Burnand, illustrations de Fanny Vaucher
Ce siècle d’Emma, c’est l’histoire sociale Suisse récente vue au travers d’une femme. Le regard est au niveau des gens, des préoccupations populaires, féminines, ouvrières. C’est la vie au long des années 1900 avec les luttes féministes, syndicales et politiques. Peu ou pas de grands noms pour plus de réalités.Une belle humanisation de l’histoire au féminin, une grande réussite tant pour le graphisme et les couleurs que la narration et le contenu

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Moi, c'est Emma. Je suis née avec le XXe siècle à Granges, au pied du Jura. Une bourgade suisse de 10 000 habitants, presque tous horlogers.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
On dit souvent de l’histoire suisse qu’elle est ennuyeuse, sans conflits ni événements marquants. La vie (fictive) d’Emma démontre le contraire: née dans une petite bourgade horlogère au pied du Jura, Emma est soudain précipitée dans les soubresauts du XXème siècle.

En 1918, elle perd son fiancé dans les affrontements de la grève générale.
En 1937, elle se brouille avec son frère devenu pro nazi.
En 1956, son neveu, qu’elle a adopté, lui fait découvrir la face sombre de l’immigration italienne.
En 1975, sa petite-fille la confronte à la contestation féministe et antinucléaire.
Et en 1989, Emma fait une découverte stupéfiante lors du scandale des fiches.

Déclinée en cinq temps, dessinée en plusieurs centaines de cases, l’histoire d’Emma, fictive, mais très vraisemblable, nous immerge dans les conflits, les tensions et les questionnements du XXe siècle.

Les rescapés du Télémaque

Une histoire de marins, de codes d’honneur, de frères et d’une sale histoire du temps de leurs parents. Mais avec un mort.

Elle disait ces choses sans hausser la voix, tout naturellement.
 - Je suis allée à son enterrement pour m'assurer qu'il était bien mort. Auparavant, ils étaient quatre. Le quatrième a rejoint les autres et maintenant mon Canut va pouvoir entrer en Paradis...
La bouilloire, sur le feu, crachait de la vapeur. La soupe mijotait sur le coin du fourneau. La maison des Canut était sans une tache de boue, sans un grain de poussière et, dans le salon vide du rez-de-chaussée, trônait un portrait agrandi représentant un homme de vingt-quatre ans, en tenue de marin, qui, la moustache à part, ressemblait à la fois à Pierre et à Charles, mais davantage à Charles qu'à Pierre.
... Pierre qui allait dormir en prison...
Les rescapés du Télémaque de Georges Simenon
Un roman dur plutôt polar avec un des deux frères qui enquête pour tenter d’innocenter l’autre. L’occasion de soulever le voile sur un drame passé.

Un roman à l’ancienne qui se lit facilement sans pour autant marquer par la finesse de ses portraits ou la profondeur de son intrigue

Adapté pour la télévision britanique en 1966 par Rudolph Cartier dans la série Thirteen Against Fate, épisode 9 The Survivors
Tous les romans durs de Simenon
28. Les rescapés du Télémaque
27. Monsieur la Souris 29. Les sœurs Lacroix
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Les mêmes causes produisent les mêmes effets et l'arrivée d'un bateau dans un port est précédée d'un certain nombre d'allées et venues invariables, le bateau fût-il, comme dans le cas présent, un chalutier de Fécamp armé à la pêche au hareng.
Cela ne vaudrait donc pas la peine d'en parler si un détail, cette fois, n'avait été différent.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
À peine le Centaure, chalutier de Fécamp, est-il arrivé au port que son capitaine, Pierre Canut, est arrêté. Il aurait tué, dix jours plus tôt, juste avant de prendre la mer, un vieil homme retrouvé à son domicile la gorge tranchée. Ce serait une vengeance. La victime, rescapée vingt ans plus tôt des suites d'un naufrage au large du Brésil, aurait été sur la même barque de fortune que le père de Pierre Canut. Les secouristes avaient retrouvé ce dernier mort avec le poignet entaillé par ses camarades qui avaient commencé à le manger...

Le bourgmestre de Furnes

Il y a plusieurs types de romans durs de Simenon et celui-ci est plutôt du genre laborieux. Un homme sec, intransigeant, avide de pouvoir et aimant le faire respecter se retrouve devant les conséquences de son inflexibilité.

Soudain, alors qu'il n'avait plus qu'à pousser la porte de son bureau, il s'arrêtait, se retournait, Kempenaar, le plus près, jura par la suite qu'il vit la lèvre du bourgmestre trembler. On sentit, d'ailleurs, un temps creux, une hésitation, on sentit les mots qui venaient, qu'il était encore temps de retenir.
 - Léonard Van Hamme!
Tous s'étaient retournés, les uns plus haut, les autres plus bas puisqu'ils étaient étagés dans l'escalier. La lumière rendait les visages roses dans les vêtements noirs. La barbe de M. Coomans apportait la seule touche de blanc pur.
Ils attendaient, Van Hamme en gros plan, près de Meulebeck chargé de sa serviette.
 - Léonard Van Hamme, répéta Terlinck de la voix nette d'un huissier, en martelant les syllabes, je viens d'acheter votre fille !
Un moment, le silence fut absolu, avec seulement sous les voûtes de pierre les derniers échos de la voix. Puis Léonard Van Hamme voulut se précipiter. On le retint. On s'agita.
Le bourgmestre de Furnes de Georges Simenon
La sale histoire d’un homme seul oscillant entre dilemmes intimes et prestance publique

Tous les romans durs de Simenon
34. Le bourgmestre de Furnes
33. La Marie du port 35. Chez Krull
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Cinq heures moins deux. Joris Terlinck, qui avait levé la tête pour regarder l'heure à son chronomètre qu'il posait toujours sur le bureau, avait juste le temps devant lui.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Dans la très ancienne ville de Furnes, dans une Flandre tiraillée entre le progrès et les souvenirs du Moyen Âge, le bourgmestre s'impose par son autorité et sa froideur extrême. C'est un personnage que le doute n'effleure pas, un monstre ordinaire cloîtrant chez lui sa fille handicapée, un homme qui refuse la moindre charité. L'avait-on aidé lui ? Lui avait-on fait le moindre cadeau ? Jamais. À son tour, il regarde ses semblables comme on regarde quelque chose, n'importe quoi, un mur ou la pluie qui tombe, semant tout autour de lui la peur et les larmes. Ce même homme pourtant, un jour, se met à changer doucement. Plus personne ne le reconnaît... Que s'est-il passé ?

Assaut contre la frontière

Leïla Slimani parle ici (oui, le texte a d’abord été lu avant d’être remanié et édité), de son rapport à la langue arabe et française. Puis, tirant parti de son expérience personnelle, des origines et du métier de romancière.

Et pourtant, je continue à croire que la manière dont nous pensons le monde, dont nous le racontons est d'une importance majeure. Plus que jamais, alors que le modèle occidental est traversé par le doute et la peur du déclin, je crois qu'il faut défendre un autre universel et élargir notre univers littéraire en tendant l'oreille à des histoires nouvelles qui viennent nous perturber et faire assaut contre toutes les frontières qui nous enferment. Ce qui n'est pas raconté cesse d'exister, les corps à qui on ne donne pas de voix ne peuvent conquérir leur dignité.
Assaut contre la frontière de Leïla Slimani
Mais plus encore, m’a-t-il semblé, c’est du sentiment d’assignation dont elle parle ici. Qu’attend-on d’une écrivaine franco-marocaine et comment se positionne-t-elle face à cette attente ressentie.

Un très beau texte, intime autant qu’universel sur les origines, sur la richesse des métissages et la difficulté de se définir multiple dans une société qui fantasme la pureté

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je fais souvent le même cauchemar. Un cauchemar terrifiant, dont le décor change sans que la peur, elle, s'atténue. Je suis dans une salle de tribunal, mais ça pourrait être une école ou même une église, puisque je me tiens debout, derrière une rangée de bancs en bois sombre. Autour de moi, il n'y a que des hommes. Je sais que ça va être å mon tour de parler, j'ai Ia gorge sèche et les mains moites. J'ai honte sans bien savoir pourquoi.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Il me semble que tout roman est la tentative de répondre à une question. Et que celle qui fut à l’origine et au centre de ma trilogie est celle-ci : pourquoi est-ce que je ne parle pas ma langue ? Cette langue arabe, qu’est-elle pour moi ? Penser à ça, à la langue arabe, c’est ressentir un mélange de chagrin et de honte, de colère et de frustration. Comment pourrais-je vous raconter, vous faire comprendre que je parle comme une enfant la langue qui devrait être la mienne ? Que je vis avec une langue fantôme comme on parle d’un membre fantôme dont on sent encore la présence bien qu’il ait été amputé. Cette langue, je l’ai cherchée partout. Je l’ai désirée, je l’ai poursuivie, j’ai pu suivre des inconnus dans la rue simplement pour les entendre prononcer ces syllabes familières. Je pourrais aisément reprendre à mon compte les mots de l’écrivaine et peintre libanaise Etel Adnan : “Je me suis retrouvée à la porte de cette langue. Je l’ai érigée en mythe, en une sorte de paradis perdu.” »

Chez Krull

Comme il est paradoxal de trouver dans ce livre une phrase aux forts relents antisémites alors que Simenon décrit ici si bien (en 1939 !) les mécanismes d’exclusion et de rejet de l’autre et de l’étranger (en l’occurrence des allemands).

On ne pouvait pas pleurer, personne ! On était sous pression ! On ouvrait la bouche pour dire quelque chose et on ne prononçait pas un mot ! Que se passait-il là-haut ? Pourquoi le silence absolu ? Un silence à n'en plus finir ! 
Un charretier entrait, son fouet sur l'épaule, lançait familièrement :
- Sers-moi un petit marc.
Anna le servit, remplit trop le verre et eut la présence d'esprit de saisir un chiffon pour essuyer le comptoir.
Chez Krull de Georges Simenon
Simenon qui démontre si bien la bêtise (méchante et gratuite) des mouvements de foule et de rejet de l’autre se prendrait-il lui même les pieds dans le tapis.

A bien y regarder, la tirade antisémite est prononcée par Hans, le cynique profiteur des Krull, celui par qui le malheur arrive. Alors, cela reste difficile à lire (et je ne le retranscris pas ici), mais à nouveau, Simenon raconte son époque, sans fards. L’homme, moche qu’il est.

Et la seconde guerre mondiale éclate la même année

Adapté par Jacques Fansten en 1988 sous le titre Le mouchoir de Joseph
Tous les romans durs de Simenon
35. Chez Krull
34. Le bourgmestre de Furnes 36. Le Coup de Vague
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
De la maison Krull, de la famille Krull, ce que Hans ─ qui était un Krull aussi, mais un pur, un Krull d'Allemagne ─ découvrit en premier lieu, avant même d'être descendu de taxi, ce fut une réclame en papier transparent collée sur la porte vitrée de la boutique.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Allemands installés en France depuis plusieurs années, les Krull tiennent une épicerie où les mariniers du canal voisin viennent boire un coup le soir, après le travail. Mais un jour, le corps d'une jeune fille est retrouvé dans le canal. Elle a été violée et étranglée. Or c'est Hans Krull, un cousin arrivé depuis peu, qui l'a découvert. Bientôt de vieilles rancunes refont surface, les accusations se précisent, les langues se délient... Ces Krull, ce sont des étrangers, non ?

Insolente veggie, tome 5 : panique chez les carnistes !

Après une longue pause, Rosa B. revient avec un nouvel album plus mûr et au dessin de mieux en mieux maîtrisé (même s’il pourrait sembler toujours aussi brouillon).

Insolente veggie, tome 5 : panique chez les carnistes ! de Rosa B.
L’argumentaire se pose toujours aussi bien.

Un seul regret pourtant, qu’il ne soit lu que par des vegans convaincus et déjà pratiquants

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le cycle de la vie.
Les gens disent n'importe quoi.
- Protéines, homme préhistorique, steak.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Fous dangereux ? Extrémistes ? Bobos urbains désorientés ?
La vie des végés dans un monde spéciste n’est pas toujours facile.
Heureusement, Rosa B. est là pour disséquer le quotidien des vegans et la pseudo morale carniste avec un humour toujours aussi incisif et libérateur.
Longue vie aux animaux et à la B12 !

Insolente veggie, tome 4 : ils sont parmi nous

Dans ce tome 4, l’insolente veggie continue de traficoter avec nos pulsions protéinées, nos paradoxes carnistes, nos obsessions viandardes, nos cynismes mortifères et nos hypocrisies meurtrières.

Insolente veggie, tome 4 : ils sont parmi nous de Rosa B.
Et si on aurait pu penser que tout avait été dit après le premier tome (et je n’ai pas (encore) lu le second ou le 3e tome), Rosa B. a encore bien des choses à expliquer.Alors certes, Ils sont parmi nous n’évite pas les redites. Mais au vu de la situation, il semble normal que la colère ne se soit pas apaisée

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Après le succès des trois premiers tomes (2015, 2016 et 2017), Insolente veggie revient avec de nouveaux dessins inédits.
Attention, elle est plus insolente que jamais. Invitée du festival d’Angoulême et dans de nombreux salons, Rosa B. déplace les foules pour ses dédicaces.
L’autrice aborde toujours sans complexe et avec humour ce qui fait le quotidien des végétariens, des végétaliens et des vegans de France.
Bravant tous les dangers, Rosa B. s’infiltre au salon de l’agriculture, aborde sans censure le sujet de la B12 et n’hésite pas à nous faire réfléchir sur les thèmes les plus complexes :
– les vegans face aux autres,
– les vegans et l’écologie,
– le carnisme, le spécisme et l’antispécisme,
– les abattoirs et l’éthique...