Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Si la fiction m’est fort utile (faut-il d’ailleurs qu’elle le soit ?) pour comprendre le monde qui nous entoure, la presse, les magazines et autres journaux ne le sont pas moins.
Du coup, je me suis permis d’ajouter cette catégorie J’ai lu quelque part, dans laquelle je glisserais, au fil de mes surprises, sourires, interrogations ou autres découvertes, quelques phrases et paragraphes tirés d’ici ou là.
L’intelligence artificielle nous conseille ce que nous devrions visionner, qui écouter, ce que nous devrions acheter en fonction de notre historique. Les algorithmes sont prudents, ils n’aiment guère le changement, pour la bonne raison qu’ils sont incapables d’imaginer autre chose. Mais si seul compte ce qui figure dans les bases de données, ne risquons-nous pas de perdre une part de nous-même ? La vie n’est-elle pas d’un ennui mortel dans le ventre mou de la statistique ? Et n’est-il pas pour le moins risqué de transposer dans l’avenir nos vieux schémas du passé ? Il n’est qu’à regarder autour de nous: une vedette de la télé-réalité siège pour la deuxième fois à la Maison-Blanche, la Terre se réchauffe d’année en année… Et les gens portent encore des Crocs.
Tssitssi ne peut pas laisser indifférent. C’est un choc. Et encore, Claire Castillon nous fait grâce du pire et du plus sale. Car c’est sordide.Tssitssi de Claire CastillonHélène rêve comme sur Insta : des beaux sac, de la sape, des 5 étoiles et des grosses tires à la sellerie en cuir.
Candeur adolescente manipulée, abusée
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Ever ou Ilona. Si je veux vivre des relations de haut niveau, qu'on me sorte aux Champs-Élysées ou dîner à l'Oppio, il faut que je change de prénom. T'offres pas un Ophidia à une Hélène qui vit à Meudon. Je préfère un Vuitton en plus.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Hélène a de moins en moins envie de répondre quand on l'appelle Hélène. Ça jure avec l'image qu'elle renvoie. Elle a quand même 1000 followers sur insta, et depuis qu'elle pose en bikini, ça monte. Tssitssi, c'est son pseudo, mystérieux, sifflant, enfantin. Les vieux vont adorer.
À 16 ans, elle rêve de luxe et d'oisiveté. Mais son discours impertinent, porté par une verve féroce, laisse entrevoir peu à peu une blessure, un secret. Loin de l'imaginaire dans lequel elle s'est réfugiée, elle nous apparaît vulnérable, abîmée, bouleversante.
Le dessin de Toppi se prête admirablement bien au polar américain. Des mâchoires carrées, un noir-blanc d’une franchise impeccable, les villes, les marais et les mouvements (et les coups) sont francs et tendus juste à souhait.Traces de sang : une enquête de Nick Rider de Gino D’Antonio, dessin de Sergio Toppi, traduction de Salvatore BiddauPour l’histoire, pas de surprise. Du polar très classique, des poursuites, des gentils qui ne le sont pas forcément, des flics aux gros bras et des guns qui crachent de la poudre et du plomb.
Rien de nouveau, un bon gros classique mais plutôt bien fait, plaisant
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Mais arrête !...
Toutes ces années Levasseur nous a donné de quoi subvenir à nos besoins. Il mérite au moins notre gratitude, tu ne crois pas ?
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Jacky Duvall n’a pas eu une vie facile, mais ce qui l’attend semble être bien pire. Seule au monde et fuyant tout le monde, elle cherche refuge à New York de la furie du brutal Levasseur et de ses sbires. Mais pourquoi la recherche, ce qui se cache derrière le voyage aventureux d’une jeune fille des marais de la Louisiane à la Grande Pomme ?
Une tragédie inimaginable, mûrie depuis longtemps dans l’isolement qui enveloppe les terres inhospitalières des Cajuns et la dégradation familiale… Une tragédie sur laquelle Nick Raider ne pourra faire la lumière que grâce à l’aide de la combattante Sarah Himmelman et des coéquipiers habituels : Marvin, Jimmy et tous les « anges en uniforme » du District Central !
Un accident en face de la ferme va rompre brutalement l’équilibre de la famille Roy.Le rapport du gendarme de Georges SimenonEntre enquête, suspicions et vieux secrets mal enfouis, la vie bascule et la parano s’installe.
Un roman d’atmosphère à l’écriture travaillée qui s’alourdi au fil des pages
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Les deux femmes étaient dans le grenier de devant celui dont l'œil-de-bœuf donnait sur la route, et qu'on avait transformé en fruitier. La mère, Joséphine Roy, assise sur une chaise basse, prenait des pommes dans un panier, les essuyait avec un torchon à carreaux rouges, mettait les fruits véreux à part et passait les bons à Lucile.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Un soir d'orage, un homme blessé par une voiture est ramassé sur la route et porté dans la ferme la plus proche. Là habitent Étienne Roy, un paysan un peu sauvage, un peu demeuré, sa femme Joséphine et leur fille. Au cours de l'enquête, Joséphine dissimule un petit papier échappé de la poche du blessé. Sur ce papier on déchiffre mal une adresse : celle justement de la ferme Roy.
Le geste de Joséphine a suffi pour créer le doute. La police rôde sans repos. Un enchaînement subtil permettra au gendarme d'établir un rapport inflexible. La colère d'Étienne éclate dans le meurtre...
Encore une belle année de lecture avec 256 livres et 47243 pages avec une presque parité auteurs-rices (92-98). Une soixantaine de bandes dessinées-albums et autres livres d’images et 73 Simenon… Il m’en reste encore une petite trentaine et j’aurais enfin terminé ses romans durs.Lectures 2025De nouveau, une grosse majorité de fiction avec plus de 200 livres, une trentaine de (autos)bios et assimilés, quelques docs et essais et un poil de poésie.
Côté poésie, il y a eu l’invraisemblable et magnifique Brigitte Fontaine
En bande-dessinée le choc éblouissant de redécouvrir un vieux Druillet et la joie de retrouver un Baladi coincé dans ma bibliothèque. En plus récent, D’or et d’oreillers de Mayalen Goust m’a ébloui autant que José Luis Munuera avec son adaptation de Son odeur après la pluie de Cédric Sapin-Defour m’a ému
Dans la non-fiction, Nicolas Demorand qui m’a profondément touché, Rebeka Warrior ma bouleversé et Isabelle Flükiger m’a beaucoup fait réfléchir avec sa fiction plus que réelle
Pour la fiction, Rim Battal emporte tout avec son petit Je me regarderai dans les yeux Philippe Battaglia m’a délicieusement fait rire, tout comme Mathilda Di Matteo
Ahmet Altan m’a beaucoup touché avec son Madame Hayat
Une heureuse ré-édition m’a fait découvrir l’effroi de Swiss Trash de Dunia Miralles
Pour les belles histoires, c’est évidemment Aimer de Sarah Chiche qui m’a séduit
Cette année fut pour moi aussi celle de la découverte de l’excellent Erwan Larher qui, lorsque qu’il ne traduit pas des bluettes pour Harlequin, écrit admirablement bien
Finalement, et même si ce ne fut pas forcément son meilleur, Art&fiction a miraculeusement retrouvé et enfin édité le premier roman de Laurence Boissier, une incitation à lire toutes les merveilles de cette autrice genevoise. Je vous glisse ci-dessous les immanquables juste après ce Londres 13h30
En anthropologue, Pascal Boyer tente ici de comprendre ce qui ─ du Cambodge à Salt Lake City, du Cameron jusqu’en Finlande ─ est à l’origine des croyances humaines. Avatars surnaturels, ancêtres, dieux, zombis… Pourquoi l’humanité les a-t-elle créés ?Et l’homme créa les dieux : comment expliquer la religion de Pascal BoyerA la manière d’un testeur informatique, convoquant neurologie, psychologie, sociologie et anthropologie, il dissèque nos fonctionnements pour tenter d’en trouver les failles qui ont permis au surnaturel de s’y glisser tout naturellement.Tout ça semble assez bien tenir la route même si à la fin de cette lecture, j’avoue ne pas tout comprendre beaucoup mieux.
A noter quand-même que si cet essai tente de mettre à jour les origines des croyances et leur inébranlable succès, il ne parle absolument pas de ce que les hommes en ont fait.
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Une voisine, au village, me conseille de me protéger des sorciers. Faute de quoi ils me lanceront des flèches invisibles qui pénétreront dans mes veines et m'empoisonneront le sang.
Un chaman fait brûler des feuilles de tabac devant une rangée de statuettes tout en leur parlant. Il leur demande de se rendre dans les villages du ciel pour l'aider à guérir un patient dont l'âme est retenue prisonnière par des esprits invisibles.
Un groupe d'adeptes s'en va racontant que la fin est proche. Le Jugement dernier est prévu pour le 2 octobre. La date arrive et rien ne se produit. Les fidèles continuent à clamer que la fin est proche (mais la date a changé).
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Là où il y a des hommes, il y a des dieux, des ancêtres, des esprits, des sorcières et des démons. D'un bout à l'autre de la Terre, du bocage normand à la brousse africaine, des hauteurs de l'Himalaya aux confins du Pacifique, on retrouve le même cortège bigarré de croyances et de pratiques dont la finalité et la cause restent somme toute obscures. Car, au fond, s'il y a partout de la religion, sait-on pourquoi il en est ainsi ?
Dans cet ouvrage novateur, Pascal Boyer résout l'énigme en l'abordant sous trois angles différents. D'abord, les résultats de l'ethnographie moderne démontrent l'étonnante diversité des religions humaines mais aussi l'existence, sous ce foisonnement, de thèmes récurrents, de caractéristiques universelles. Ensuite, les sciences du cerveau, qui ont connu une véritable révolution au cours des trois dernières décennies, permettent de comprendre comment se forment les croyances religieuses. Enfin, le renouvellement de la réflexion darwinienne appliquée au cerveau permet d'inscrire le phénomène religieux dans l'histoire de notre espèce.
C'est parce que nous sommes dotés d'un certain type de cerveau, fruit dune certaine évolution, que la religion existe. Mais c'est seulement en s'intéressant au détail des résultats décrits ici par Pascal Boyer que l'on pourra mesurer la force de cette assertion. Car cette approche permet non seulement de comprendre enfin pourquoi la religion existe, mais aussi pourquoi elle entretient un rapport particulier avec la mort et la morale, pourquoi il y a des rituels, pourquoi il existe des institutions et des doctrines, et pourquoi la force de ces croyances est telle qu'elles peuvent pousser les hommes au don de soi - mais aussi à l'intolérance et au fanatisme.
Tout a été dit et écrit, et plus encore, et encore plus sera dit encore. On ne compte plus le nombre de biographies et beaux-livres qui t’ont été consacrés.
Beauté fascinante et militante pour les droits des animaux engagée, tu as marqué ton époque !
Pour le reste, bah, on était certainement pas du même avis, mais ce n’était clairement pas ton souci 😉
Habitant Genève, c’est avec délice que j’ai lu ce polar qui s’y déroule. Pourtant, pas de grande littérature ici, non, au contraire, même.Les justiciers de l’ombre de Robert JordanEt pourtant, cette écriture au style plat (voir absent) apporte un petit charme un peu naïf à ce polar où se mêlent franc-maçonnerie, groupuscules d’extrême-droite et opéra.
Un petit livre à réserver aux régionaux ou au personnes qui seraient attachées à Genève, son Grand-Théâtre ou Mozart
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Salzburg (Autriche) de nos jours...
Le festival de musique bat son plein.
Nous sommes en août, le temps est splendide et la ville baroque, qui a vu naître le grand Mozart en 1756, brille de mille feux.
Elle a aussi vu naître, en 1908, le célèbre chef d'orchestre Herbert von Karajan.
Ses palais, ses églises et ses rues étroites enchantent les nombreux touristes et amateurs de grande musique, venus du monde entier.
L'immense forteresse de Hohensalzburg domine toute la ville. Un vieux funiculaire permet d'y accéder en quelques minutes.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Les deux policiers présentent leurs cartes et le patron du Grand Théâtre les invite à s’asseoir.
Puis s’adressant à Passard :
– Que puis-je pour vous commissaire ?
L’homme a un visage rond, une chevelure noire abondante, une carrure massive. Il paraît encore assez jeune, la cinquantaine au maximum.
– Je dois malheureusement vous annoncer une mauvaise nouvelle : le Maestro Karl Schaugel ne viendra pas. Il a été assassiné ! »
Quand le célèbre chef d’orchestre Karl Schaugel est retrouvé mort dans un train à son arrivée à Genève, la scène artistique retient son souffle. Nous retrouvons le commissaire Sébastien Passard, qui sera chargé d’enquêter sur cet assassinat signé d’un nom mystérieux : les Justiciers de l’ombre. Très vite, les recherches s’orientent vers un groupuscule radical, antisémite et antimaçonnique, dont les racines plongent dans l’Europe du XVIIIe siècle. De Genève à Prague, en passant par Vienne, Nuremberg ou Salzburg, la narration alterne entre passé et présent, et explore les résurgences inquiétantes de l’extrémisme en Europe. La tension monte jusqu’au soir de la première de Don Giovanni au Grand Théâtre de Genève, où tout pourrait basculer…
Cette nouvelle qui a gagné le Prix Ailleurs & Demain du futur optimiste le mérite amplement. Candide ou naïf, ce texte l’est évidemment, pourtant ! A le lire, tout cela semble si simple, si évident, si normal et naturel !Le nouvel équilibre de Amélie GéalMais bien sûr, ce serait sans compter sur notre avidité, notre cupidité et notre égoïsme.
Une nouvelle réjouissante et enlevée sur un futur vertueux possible mais qui semble paradoxalement totalement inaccessible aujourd’hui
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) À son réveil, les rayons du soleil réchauffent déjà le visage d'Alia. Mauvais signe. Elle ouvre les yeux et fixe la lumière franche qui éclaire sa table de chevet. Il doit être huit heures passées. Plus tard qu'elle ne l'aurait voulu.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Lundi 21 mai 2085
Alia attend la publication des résultats du tirage au sort. Elle allume son Eterna et cherche les noms des représentant·e·s qui, pendant sept ans, bâtiront le futur du monde et de ses habitant·e·s.
Mais une autre nouvelle s'affiche : sa grand-mère, scientifique reconnue, est décédée. Troublée, Alia se tourne vers les journaux intimes qu'elle a laissés, espérant trouver dans le passé des réponses aux questions que lui pose l'avenir.
Western drôle à l’ancienne avec des pistolets, du désert, des trains et des caravanes, des méchants, des niais, des morts et des indiens. Le tout de bonne facture. Rien à dire, le boulot est fait et même bien fait.L’homme qui n’aimait pas les armes à feu, tome 1 : Chili con carnage de Wilfrid Lupano, dessins de Paul Salomone, couleurs de Lorenzo PieriEn bonus, l’héroïne principale use de ses armes avec beaucoup de talent et tient le manche de ces quatre albums avec poigne, douceur, séduction, pleurs, sourire, charmes et même : revolver en main !
L’homme qui n’aimait pas les armes à feu, tome 2 : Sur la piste de Madison de Wilfrid Lupano, dessins de Paul Salomone, couleurs de Simon ChampelovierAu menu, trahisons, retournements de situations, manigances et… comme pour tout bon western : du sang, des viscères et des morts !
L’homme qui n’aimait pas les armes à feu, tome 3 : Le mystère de la femme araignée de Wilfrid Lupano, dessins de Paul Salomone, couleurs de Simon ChampelovierLe fond de l’histoire est également bien trouvé avec le second amendement de la constitution et l’avenir des États-Unis qui se retrouve en jeu.
L’homme qui n’aimait pas les armes à feu, tome 4 : La loi du plus fort de Wilfrid Lupano, dessins de Paul Salomone, couleurs de Simon ChampelovierBref, une bande dessinée en quatre tomes, drôle et mouvementée qui, sans être un chef d’oeuvre absolu se défend fort bien avec charme, violence et humour
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Tome 1 : Chili con carnage
TroOOOoo ChoOOohhh...
Vous avez raison Monsieur Hoggaard. C'est inhumain, cette chaleur.
Tome 2 : Sur la piste de Madison
C'est qui, ce gars-là ?
Tome 3 : Le mystère de la femme araignée
Allez, mon vieux Tim. Tu vas le retrouver, cet indien, et lui faire la peau ! Tôt ou tard !
Tome 4 : La loi du plus fort
J'vvouus juuuure...
P... Pas vue, non...
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Tome 1 : Chili con carnage
Début du XXe siècle, Arizona... Maître Byron Peck, citoyen britannique et avocat d'affaires, escorté de son acolyte, l'effrayant Monsieur Hoggaard, parcourt le désert en quête d'un mystérieux papier qui pourrait changer à jamais le cours de l'histoire des états-Unis d'Amérique. Dans le même but, la dangereuse Margot de Garine s'associe à une bande de Mexicains sans foi ni loi... Et ils seront sans pitié !
Tome 2 : Sur la piste de Madison
Pourquoi Margot de Garine a-t-elle quitté son époux, Maître Byron Peck ? Comment le Danois Knut Hoggaard, alors encore en pleine possession de ses moyens intellectuels, est-il entré dans la vie de Margot et de Byron ? Surtout, que contiennent ces mystérieuses lettres, pour lesquelles cet improbable trio est prêt à s'entre-tuer ?... Deuxième volet de la poursuite infernale au cœur de l'Arizona.
Tome 3 : Le mystère de la femme araignée
Margot sait y faire avec les hommes. Elle alterne baisers et coups de revolver. Certains ont eu droit aux deux traitements. Mais la méthode a un défaut : ceux qui survivent sont revanchards. Ainsi, Byron Peck et Knut Hoggaard ne sont plus seuls à traquer l'élégante voleuse en terre Navajo. Pour Margot, la messe semble dite. À moins que la mystérieuse "femme araignée" ne lui vienne en aide...
Tome 4 : La loi du plus fort
Washington D.C. Dans la jeune capitale, ce n'est pas le flingue qui fait la loi mais la finance... Lupano et Salomone mettent le point final à leur histoire de l'Amérique à contresens, ultime étape de ce voyage d'ouest en est. Dans cette Amérique de 1900 où le Congrès est dominé par les millionnaires, l'application de la loi Dawes permet la spoliation de milliers d'hectares de terres indiennes et la NRA, jeune association de promotion des armes à feu, intrigue pour faire voter une loi à sa mesure. Tandis que dans les banques le TIC TIC d'une nouvelle machine est en train de changer le monde, nos héros se retrouvent pour un chassé-croisé impitoyable...